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Publiés aux éditions des Syrtes

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Le bonheur ou la liberté ? La « question maudite » de Dostoïevski et les paradis artificiels du numérique
Sapienza et Abe ont été collègues au sein d’organisations internationales, puis elle a tout quitté pour partir en Afrique. Lui a voulu la revoir avant de goûter une paisible retraite. Au cours de cette entrevue, ils déroulent ensemble le film des évolutions récentes du monde. Sapienza s’insurge violemment contre la destruction de modes de vie et de pensée anciens, dénonce l’individualisme de nos sociétés, déplore l’hypocrisie des Occidentaux face à la misère et critique leur vision stéréotypée des Africains. Plus modéré, Abe estime que les valeurs de la vieille Europe auxquelles il a cru, méritent encore d’être défendues. Pour montrer à Abe qu’un autre monde est possible, Sapienza lui narre la « légende du Grand Zack ». Elle y met en scène deux hommes que tout oppose : le Grand Zack, entrepreneur à succès ayant révolutionné l’usage d’internet, plus jeune milliardaire du monde, face à Rückengel, homme abandonné de tous, militant pour une vie sans écrans et contre la corruption des puissants. Le Grand Zack se heurte aux contestations de cet homme qui dérange et ne peut le supporter. Il se doit de le convertir à son projet d’un monde totalement connecté. Rückengel dont les propos à contre-courant sont perçus comme une menace par la majorité bien-pensante, est envoyé dans une prison de haute sécurité. C’est là qu’a lieu leur confrontation. Guy Mettan revient, dans ce texte énergique, à la question posée par Dostoïevski dans son « Grand Inquisiteur » : l’homme sera-t-il capable de choisir la liberté qui le contraint à être responsable de ses actes ou préférera-t-il une vie aliénée, soumise aux lois de quelques-uns, mais heureuse car exempte de décisions. Transposée au XXIe siècle, la question devient : voulons-nous vraiment de « l’avenir radieux » que prétend imposer le Grand Zack ? Le Grand Zack est le deuxième ouvrage de la série « Questions maudites », collection de textes de penseurs de toutes origines, dont les interrogations, même anciennes, se révèlent d’actualité en nos temps de doute profond. Cette collection est placée sous le double signe des éditions des Syrtes et des éditions L’Inventaire.
Syrtes Saveli jours chat Moscou
 
Les Jours de Saveli est un petit traité de survie, écrit de manière très originale de la perspective d’un chat. Ce bijou de roman est un mélange de tendresse, d’humour, de tristesse et de résignation, véritable métaphore de la vie humaine. Le chat Saveli nait dans une cour d’immeuble délabré et ouvre les yeux dès l’instant où il vient au monde. Doté d’une curiosité insatiable, Saveli met son museau dans chaque recoin, attentif à tout et attiré par des lieux inconnus. Du jour où Vitia le prend chez lui, les aventures s’enchaînent: il devient notamment colocataire d’un perroquet fou, employé officiel de la galerie Tretiakov, protégé d’une bande d’émigrés kirghizes, leader d’une commune de chats et pensionnaire d’un bar à chats. En même temps qu’une pseudo-biographie écrite le sourire en coin, Les Jours de Saveli est une fresque de Moscou d’hier et d’aujourd’hui, élégante, pleine de charme et libre d’esprit, autant que de ses habitants innombrables. En inventant Saveli, Grigori Sloujitel se place en digne héritier de la littérature classique russe, abordant avec fraîcheur ses thématiques récurrentes tout en les adaptant à la Russie d’aujourd’hui.
 Égalemnt disponible en version électronique
Les Cinq dépeint le monde perdu des Juifs d’Odessa du début du XXe siècle, dans toute sa couleur et sa vitalité, sa vulnérabilité historique et son éternel optimisme. L’histoire de la famille Milgrom se confond avec le destin de sa ville. Les cinq frères et sœurs, pris dans la tourmente, vivront, chacun à sa manière, la confusion et la décadence de ce monde qui disparaîtra bientôt dans les secousses de l’Histoire. Rarement l’amour d’une ville et le présage de sa fin ne se sont mariés de manière aussi poignante que dans ce merveilleux roman, dont certaines pages comptent parmi les plus belles de la littérature russe. La langue savoureuse et subtile, aux tournures baroques et empruntant au yiddish, au polonais ou à l’ukrainien, rattache Jabotinsky aux grands écrivains odessites.
Le Journal d’Anna Dostoïevski constitue, par sa constante véracité, un document unique sur la vie d’un couple. Torturé, malade, inquiet, puéril dans ses entêtements, haïssable dans ses mesquineries, Dostoïevski est là, extraordinairement vivant et proche. À travers cette bouleversante confidence à soi-même il apparaît plus simple, plus vrai, à la fois pitoyable et fascinant. Témoin chaleureux, toujours discret, jamais dupe, Anna Grigorievna renouvelle le genre impossible du journal intime avec un grand homme de mari à la clef. Ce n’est pas la moindre surprise qu’apporte le Journal : la très jeune secrétaire est, elle aussi, un écrivain. Paul Kalinine      
Siège Leningrad famine guerre Allemagne URSS
Préface de Sarah Gruszka
Iouri Ivanovitch Riabinkine a seize ans au début de l’invasion allemande et de l’opération Barbarossa, en juin 1941. Le 8 septembre il note dans son journal : « Oui, c’est le premier véritable bombardement de Leningrad. C’est la nuit du 8 au 9 septembre. Que cette nuit nous apportera-t-elle ? » C’est le point de départ du plus long et du plus terrible siège de l’histoire : des centaines de milliers d’habitants sont soumis au feu ennemi allemand durant neuf cents jours faisant, avec huit cents mille victimes dont l’écrasante majorité de famine. Au début de la guerre, les Riabinkine choisissent de rester à Leningrad. Souffrant de problèmes de vue et de pleurésie, Iouri n’a pas pu se porter volontaire pour le front. À l’automne 1941, sa mère lui conseille de s’inscrire dans une école spéciale de la marine, afin de pouvoir être évacué plus rapidement, mais Iouri échoue à l’examen médical. À la mi-décembre 1941, la famille est inscrite sur la liste des personnes qui doivent être évacuées entre le 15 et le 20 décembre, mais le départ ne peut avoir lieu, au grand désespoir de Iouri qui y entrevoit leur seule chance de survie. Le 3 janvier 1942, il écrit : « C’est presque la dernière note dans mon journal. J’ai bien peur qu’elle… que je ne pourrai même pas écrire le mot fin sur la dernière page. » Le 8 janvier 1942, sa mère et sa sœur sont évacuées vers Vologda. Malade et trop affaibli, Iouri reste à Leningrad. Le 26 janvier, Antonina, sa mère, meurt d’épuisement à la gare. Irina, encore vivante, est envoyée dans un centre d’accueil pour enfants. Elle a été recueillie en 1945 par sa tante mais le sort de Iouri Riabinkine est inconnu. Un document daté du 2 mars 1942 retrouvé en février 2021 dans les archives du Centre d’information du Département des affaires intérieures de Saint-Pétersbourg, atteste que Iouri était décédé à cette date. Malgré sa brièveté, le journal de Iouri Riabinkine, illustre le calvaire de la population pendant cet interminable siège. C’est aussi un écrit personnel d’un adolescent ordinaire dans des temps critiques.
Demidov Goulag Amour Barbelés Camp
  Comme Doubar (éditions des Syrtes, 2021), ce recueil de cinq récits est consacré aux camps staliniens où l’auteur a passé quatorze ans de sa vie (1938-1952). Rescapé de la Kolyma, Demidov en a expérimenté et observé le fonctionnement dans ses infimes détails en tant qu’acteur et victime. Son expérience est divisée en séquences peuplées de personnages dont les situations illustrent toutes les facettes de la vie des camps. Il donne ainsi un tableau extrêmement précis de cet univers concentrationnaire. En tant que témoin fiable et impartial Demidov apporte ce qui n’est documenté par aucune archive historique : les sentiments, les émotions, les stratégies de survie… Ces récits constituent un témoignage littéraire de valeur inestimable non seulement sur les faits et les pratiques des camps, mais également, sur les particularités de l’imaginaire des bagnards. Malgré la dureté déshumanisante de la routine des camps, ils connaissent des sentiments forts, notamment l’amour. À travers cette mise en scène de l’extraordinaire, Demidov parvient à dire la terrible « banalité » du Goulag. La publication de ce recueil fait partie du projet de traduction intégrale de l’œuvre de Gueorgui Demidov aux éditions des Syrtes. Cette voix singulière – celle d’un véritable écrivain, égal de Varlam Chalamov et d’Alexandre Soljenitsyne – pourra ainsi retrouver sa place dans la littérature.  
Bloom Souroge Dieu Homme orthodoxie
Dieu et l’Homme. La foi et le doute (1970) est le deuxième tome d’une série de cinq conférences données par Monseigneur Antoine Bloom – grand orateur et théologien orthodoxe – en Belgique, de 1969 à 1973. Évoquant la relation entre Dieu et l’être humain, Mgr Antoine s’attache d’abord à définir la rencontre et le
rôle que joue la foi – mais aussi le doute – dans notre
quête d’un Face-à-face authentique avec Dieu. Ceci le conduit à aborder le mystère de l’être humain, auquel répond le mystère de Dieu. En filigrane de ses propos, le métropolite Antoine laisse en permanence transparaître le bouleversement de sa rencontre personnelle avec le Christ, rencontre qui fait de lui un maître sûr pour nous guider à notre tour vers la Présence du Dieu vivant au plus intime de nous-mêmes.
Du même auteur aux éditions des Syrtes
Étapes de la vie spirituelle (2022) Vivre la communauté chrétienne (2023)
Ce livre de Jean-Claude Larchet a comme but de redéfinir, sur les bases de la Tradition orthodoxe, la nature et les méthodes spécifiques de la théologie orthodoxe dans son ensemble et dans les différents domaines où elle s’est déployée : théologie dogmatique, études bibliques et exégèse,patrologie, histoire de l’Église, théologie morale et bioéthique, hagiographie, iconologie, étude des canons, théologie pastorale… Écrit dans un langage simple et clair, il ne s’adresse pas seulement aux praticiens de la théologie et à ceux qui enseignent ces matières, mais il intéressera aussi tous les fidèles qui, dans leur vie ecclésiale et spirituelle personnelle, en rencontrent les applications. Dans un monde globalisé où toutes les frontières sont abolies et où les identités sont brouillées, il constitue un guide précieux pour un retour aux sources de la théologie orthodoxe dans ses formes et ses contenus. Du même auteur aux éditions des Syrtes Les Fondements de la crise écologique (2018) Les Animaux dans la spiritualité orthodoxe (2018) En suivant les Pères… La vie et l’oeuvre du Père Georges Florovsky (2019) Petite théologie pour les temps de pandémie (2020) Mont Athos, Carnets 1974-2015 (2022)
Syrtes guerre froide Ross émigration russe
Le dernier volet de la série autour de l’émigration russe blanche
Si Entre Hitler et Staline évoquait le difficile choix des Russes blancs et des Soviétiques dans l’espace européen durant la Seconde Guerre mondiale, Au cœur de la guerre froide poursuit l’exploration de l’histoire de l’émigration russe à un moment d’extrême tension mondiale. Vie politique intense, activités sociales et culturelles variées, associations religieuses, organisations humanitaires, mouvements de jeunesse, publications, radios en langue russe : tout un ensemble d’éléments ont contribué à la survie de cette vie communautaire spécifique. Largement impliquée dans le processus de renaissance des valeurs traditionnelles de son pays perdu, l’émigration russe a contribué à la chute de l’URSS. Cet ouvrage regroupe près de 40 pages d’illustrations sur cette période
Du même auteur aux éditions des Syrtes
Saint-Alexandre-Nevski, centre spirituel de l’émigration russe (2011) Aux sources de l’émigration russe blanche (2011) La Crimée blanche du général Wrangel (2014) Koutiepov, le combat d’un général blanc: de la Russie à l’exil(2016) De Koutiepov à Miller, Le combat des Russes blancs (2017) lls ont tué le tsar, les nouveaux racontent (2018) Saint-Serge de Colombelles (2019) Entre Hitler et Staline (2020)
Bloom Souroge orthodoxie communauté chrétienne
Vivre la communauté chrétienne (1971) est le troisième tome d’une série de cinq conférences données par Monseigneur Antoine Bloom lors de retraites œcuméniques annuelle tenues de 1966
à 1973 en l’abbaye Sainte-Gertrude à Louvain, en
Belgique.
En quoi la communauté chrétienne est-elle différente de n’importe quel rassemblement humain ? Mgr Antoine Bloom aborde cette question avec franchise et en souligne la principale difficulté : le seul et unique dénominateur commun d’une communauté ecclésiale doit être le Christ. Si elle met trop l’accent sur sa composante humaine, elle faillit à sa mission de révéler la présence de Dieu au cœur de notre monde. L’Église au contraire est appelée à se vivre comme un corps dont les membres sont ontologiquement liés les uns aux autres par leur union commune au Christ – rien d’autre ! À travers ces pages, le métropolite Antoine nous propose un chemin vers la Présence divine, nous permettant de découvrir alors la joie d’être véritablement ensemble dans l’union au Ressuscité.
Du même auteur aux éditions des Syrtes
Étapes de la vie spirituelle (2022) Dieu et l’homme. La foi et le doute (2023)

L’ouvrage de Marie Genko, Rome, Constantinople, Kiev, le chemin vers le schisme, n’est pas publié par les éditions des Syrtes. Nous le présentons ici afin de lui permettre une meilleure visibilité. Vous pouvez le commander en écrivant à editions@syrtes.ch, nous nous chargeons de transmettre votre demande à l’autrice.

Durant le premier millénaire, une véritable unité spirituelle lia les diverses populations présentes sur le continent européen. Connaître les causes, qui déchirèrent cette harmonie première, est une des clés nécessaires pour appréhender notre actualité. Afin de mieux nous comprendre, penchons-nous sur la source des différences qui  modelèrent les nations européennes. Ces connaissances nous aideront à vivre en paix les uns avec les autres.

Quatrième de couverture: D’où vient la rupture entre la chrétienté orientale orthodoxe et la chrétienté occidentale catholique? Les réflexions de l’auteur s’inscrivent dans la ligne de pensée de Sir Steven Runciman, professeur de l’université de Cambridge.L’auteure se penche sur les incompréhensions et les drames, qui ont influencé nos civilisations européennes et provoqué leur déchirure. Il présente les étapes qui ont conduit d’une unité de Foi qui exista réellement sur notre continent, sous les règnes des empereurs romains Constantin, Théodose et Justinien, à la rupture entre la chrétienté occidentale catholique et la chrétienté orientale orthodoxe. Il lance aussi un message d’espoir : « Il me semble important de préserver ces différences et essentiel de revenir à la Parole de Vie du Christ. »

Ce livre est publié chez les Éditions ODM de l’Association l’Alliance Franco-Russe Prix: 22 euros
Syrtes Tchekhov nouvelles larmes jeunesse

Les vingt-cinq nouvelles présentées dans Des larmes invisibles au monde ont été publiées par Anton Tchekhov entre 1883 et 1887 dans des revues humoristiques de l’époque. Certaines ont notamment fait partie de recueils (Contes de Melpomène, 1884, Nouvelles bariolées, 1886, et Dans la pénombre, 1887) qui ont eu un beau succès populaire. Un des meilleurs critiques de l’époque le remarque et lui propose un « vrai travail » littéraire. Tchékhov se consacre désormais à l’écriture.

Le lecteur devinera ici des larmes silencieuses, ces larmes invisibles qui vont tant caractériser toute l’œuvre de Tchekhov. Comme une vieille collection de photographies, elles nous apprennent bien des choses sur la société dans laquelle il vit. Ses personnages sont effectivement les champions de l’ennui et de l’échec, et leurs amours s’achèvent souvent en queue de poisson. Comme à son habitude, il maîtrise ses personnages, attachants autant que caricaturaux. Avec une sensibilité impressionniste, et avec aisance, il passe du petit notable cupide au pauvre qui joue le noyé pour gagner quelques kopecks, ou à l’amant hébergé par sa maîtresse sous les yeux de son mari.

 
Purextase Guelassimov rap Basta Rostov
Purextase plonge le lecteur dans l’underground des années 1990 et 2010, en Russie. C’est l’itinéraire émouvant et drôle, parfois désabusé et brutal de Tolian, alias Booster, alias Pistoletto. Célèbre rappeur russe il est en tournée en Allemagne en 2016 lorsqu’une rencontre inattendue le fait replonger dans son passé. On le retrouve dans les années 1990, dans le chaos et les trafics de Rostov-sur-le-Don, où le jeune homme se démarque par son goût et son talent pour le rap. Cette passion ne lui épargnera pas la dépendance et les errances. Mais la musique va l’aider à panser ses plaies, à trouver l’amour et la reconnaissance.  Inspiré par un personnage réel, le rappeur Basta, Purextase est aussi le roman d’une génération, présentée sans artifices, dans toute sa complexité et sa violence et qui évoque avec audace des sujets aussi tabous qu’universels.  Grâce à une écriture inventive, rythmée, cinématographique et poétique, Andreï Guelassimov offre un roman brillant sur la perte de soi, la possibilité d’une renaissance et sur le désir insatiable de vivre. 
Également disponible en livre électronique
Du même auteur aux éditions des Syrtes
La Rose des vents (2021)
Écoutez la chanson de Basta qui a inspiré Guelassimov
https://www.youtube.com/watch?v=TrYDqioMU5M
 
euthyme mont ethos Syrtes Larchet
Collection Grands spirituels orthodoxes dirigée par Jean-Claude Larchet
Ce livre concerne une multitude de saints ascètes du Mont Athos pour la plupart peu connus, mais qui sont nos contemporains, puisque, dans leur majorité, ils étaient encore en vie dans les trois dernières décennies du XXe siècle. Il présente vingt-cinq Vies, soixante et onze récits édifiants, plusieurs centaines de « paroles de salut » proférées par cent cinquante-deux saints moines dénommés et présentés par ordre alphabétique, et enfin quatre cent dix conseils spirituels de saint Païssios, dont l’auteur de l’anthologie fut un proche. Les Vies, les actes remarquables et les paroles rapportés ici ne sont guère différents de ceux des moines des IVe, Ve et VIe siècles – la grande époque du monachisme égyptien et palestinien. Avec les récits qui les suivent, ils nous plongent dans la même atmosphère que celle des célèbres Apophtegmes des Pères du désert. On y retrouve la même ascèse rigoureuse, le même effort permanent pour appliquer intégralement les préceptes fondamentaux de la vie chrétienne. On y retrouve aussi les mêmes fruits de la grâce donnée par l’Esprit Saint à ceux qui s’efforcent de mener pleinement la « vie en Christ », à tel point que les charismes de clairvoyance, de prophétie ou de guérison que les apparitions de la Mère de Dieu ou des saints, que les visions des anges ou des démons, deviennent des faits courants, appartenant à la vie quotidienne de ces saints pères. On est dépaysé, mais aussi édifié par ces Vies et ces récits souvent pittoresques, présentant des personnes simples, pourtant hors du commun, qui ont mené la vie spirituelle jusqu’au plus haut niveau, et qui, dans leurs actes et leurs paroles qui ont le poids de l’expérience, nous transmettent une forme supérieure de sagesse.   
Traduit du grec par les moniales du Monastère de la Protection de la Mère de Dieu à Solan
Salnikov Petrov grippe alcool Ekaterinbourg
Un matin, à la fin du mois de décembre, Petrov, mécanicien et auteur raté de bande dessinée, se sent fiévreux et prend un remède alcoolisé contre la toux. En chemin vers le travail il est happé par Igor, son vieil ami spontané et incontrôlable, et les voilà qui enchaînent les verres de vodka dans un corbillard, autour d’un cercueil. Pendant ce temps, Petrova, son ex-femme, essaie de contenir une étrange spirale assassine qui l’assaille à la vue d’une goutte de sang… Après un profond sommeil provoqué autant par l’alcool que par la grippe, Petrov finit par rentrer auprès de son fils et de Petrova, désormais malades, eux aussi, de la grippe. Progressivement, les souvenirs d’enfance de Petrov ressurgissent aussi étranges que troublants. Le roman raconte quelques jours de la vie ordinaire des Petrov. À moins qu’il ne s’agisse d’une errance hallucinatoire dont le parcours est rendu flou par la fièvre et l’alcool ? La force de Alexeï Salnikov c’est de nous balader dans ce néant entre délire et réalité, entre roman policier et déambulation loufoque, avec un humour décapant et absurde jusque dans les moindres détails. Les Petrov, la Grippe, etc. c’est Andreï Kourkov et John Kennedy Toole qui se mettent à danser sous les applaudissements de Gogol et de Boulgakov.
Également disponible en version numérique.
 
Syrtes Ottlik Hongrie école frontière
Une école à la frontière est un grand classique de la littérature hongroise introuvable en français, cette publication vient combler un manque. En grande partie autobiographique, le roman a pour cadre une école militaire au milieu des années 1920, à la frontière entre la Hongrie et l’Autriche. On y suit un groupe de jeunes adolescents qui vont faire l’expérience de l’éducation militaire avec ses règles et ses brimades. Ils découvrent un univers sans protection où ils sont soumis à l’injustice de la hiérarchie militaire et des élèves plus âgés. Les réflexions sur l’arbitraire collectif ou les décisions individuelles évoquent Robert Musil et Les Désarrois de l’élève Törless tout en s’inscrivant parfaitement dans la tradition du Bildungsroman, le roman d’apprentissage. Une école à la frontière est donc l’évocation douce-amère du monde de l’enfance, mais aussi un regard acéré sur l’humain et la relation entre individu et société. On peut y lire également une parabole de l’oppression politique, qui a sans aucun doute fait son succès.