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RENTRÉE LITTÉRAIRE 2026 – À PARAÎTRE LE 21 AOÛT
Sofia, une Roumaine installée depuis vingt ans en Espagne, s’apprête à regagner son pays au moment de la retraite. Pendant quelques jours, elle accueille son fils dans le camping où elle vit et travaille, et où elle se heurte chaque jour à une langue qui la trahit ; lui rappelle sans cesse qu’elle n’est qu’une étrangère de passage… Un endroit à la fois provisoire et profondément enraciné dans sa vie. Ce roman sur l’exil ordinaire explore la manière dont on peut s’installer en un lieu sans jamais véritablement y appartenir. Et comment, au moment du départ, tout devient soudainement, et contre toute attente, irremplaçable. Lavinia Braniște raconte, avec une sobriété bouleversante, la vie d’une femme suspendue entre deux pays où elle n’a plus vraiment de place. Camping dresse le portrait discret mais percutant de milliers d’existences invisibles, prises entre espoir d’ascension et brutalité du réel.
Il a fallu quatorze ans, entre 1960 et 1974, à Mária Földes, pour écrire La Promenade, roman profondément autobiographique.
Sous la forme d’un monologue intérieur et de fragments narratifs, elle revient sur son enfance, la déportation, les traumatismes mais aussi le besoin de continuer à vivre. Des images surgissent, sans chronologie stable, comme des éclats de mémoire. Un simple détail du quotidien – un visage, une rue, un bruit – peut déclencher un retour brutal au passé. Au fil des lieux traversés, l’évocation d’Auschwitz, de la dictature communiste ou des pertes personnelles se fond dans un réseau mémoriel. Les événements reprennent corps avec une intensité saisissante, donnant à qui lit La Promenade la sensation d’avancer pas à pas au côté de la narratrice, en témoin silencieux de son errance intérieure.
Mária Földes (1925-1976) est une écrivaine juive hongroise originaire de Transylvanie, survivante de la Shoah. La Promenade, son roman autobiographique, a été publié en 1974, en langue hongroise. La même année, elle quitte la Roumanie pour l’Israël. Mária Földes met fin à ses jours en 1976.
Avec une préface signée par Ágnes Lev, la fille de Mária Földes.
Publié en 1905, Le Gouverneur de Leonid Andreïev met en scène un gouverneur de province, homme intègre et dévoué, qui, par peur et incompréhension, ordonne la répression sanglante d’une manifestation populaire, causant la mort de civils. Bouleversé par ce drame, il sombre dans une profonde détresse morale, tiraillé entre sa conscience et son devoir. Il subit la haine du peuple et se retrouve prisonnier d’un système qui le dépasse, illustrant la fatalité et l’impuissance de l’individu face aux forces sociales et historiques. Le style d’Andreïev est marqué par l’intensité émotionnelle et une atmosphère oppressante. À travers des images fortes, et un rythme haletant, Andreïev critique la brutalité du régime tsariste et interroge la solitude, la culpabilité et la tragédie du pouvoir.
Petite, allume un feu… retrace la vie du jeune Tzigane Andrejko, ballotté par l’Histoire et la misère, arraché à son village, survivant entre vols, prisons, foyers et pertes. L’histoire individuelle et familiale se double, en filigrane, de celle du XXe siècle, au gré des grands événements tragiques (Seconde Guerre mondiale, chute du communisme, partition de la Tchécoslovaquie) rapportés du point de vue des Tziganes. Errant entre Prague, Plzeň, Andrejko tente de s’adapter, de retrouver ses racines, mais finit seul, laissant la fin ouverte à l’imagination du lecteur. Ce roman est un hommage à la liberté, à la quête de soi, et une déclaration d’amour à la langue romani, alliant réalisme, poésie et émotion, entre sublime et tragique.
Finaliste du prix Wepler–Fondation La Poste, 2009.
Dans cet essai percutant et d’une grande clarté, Nikola Mirković dresse le portrait lucide d’un pays en proie au doute et en quête de sens. Puisant dans l’histoire, la philosophie, la culture, la politique et les valeurs universelles de liberté, de courage et d’excellence, l’auteur esquisse un chemin possible vers le renouveau grâce à un sursaut collectif. Il s’agit de comprendre les ressorts qui ont fait la grandeur de la France afin de mobiliser les forces, les vertus et les talents nécessaires pour affronter les défis d’un monde contemporain complexe et incertain. Si le passé éclaire le présent, c’est avant tout pour préparer un avenir audacieux. L’auteur en appelle à une France confiante, courageuse, capable d’innover, de transmettre, de créer, de protéger, d’instruire, et de maîtriser son destin, sans arrogance, mais avec une détermination sans faille.
Déclin et Renouveau est une lecture stimulante pour tous ceux qui refusent la résignation et croient encore en la force du collectif et en la grandeur d’un pays qui n’a jamais cessé de se réinventer. Un essai pour comprendre, espérer et agir.