Partager
amour
Publiés aux éditions des Syrtes
 
A cinquante ans, Gleb Ianovski, guitariste de renommée mondiale, apprend qu’il est atteint de la maladie de Parkinson. Lorsqu’il fait la rencontre de Nestor, un célèbre écrivain, celui-ci lui propose d’écrire sa biographie. Les deux hommes se retrouvent dès lors régulièrement pour des entretiens portant sur la trajectoire de Gleb. C’est ainsi que se nouent les fils d’une histoire dans laquelle alternent deux voix. Celle d’un enfant en Ukraine, qui aime la musique et rêve d’en vivre, et celle de l’adulte confronté à la maladie et à une tentative de donner un sens à son existence. Brisbane est un roman tout en finesse et sensibilité. Un roman symphonique dans lequel la mort est vaincue par la musique, par la force de la mémoire, de l’amour et de la parole. Un roman où, par le seul pouvoir évocateur de son nom, la ville de Brisbane devient un lieu mythique et réinventé, la cible de tous les rêves et la clé de toute l’histoire. Avec une écriture poétique, Evgueni Vodolazkine aborde des thématiques universelles qui font écho à tout un chacun et où l’émotion côtoie l’intensité et l’humanité la plus profonde.
Également en version électronique
Postface de Nikolaï Kirillovitch Golovkine
Conçu dans les années 1960 par Irina Golovkina et diffusé sous le manteau, Les Vaincus est publié pour la première fois en 1992 avant de connaître un immense succès. Roman de la tragédie russe après les événements de la dictature bolchevique, il évoque les derniers feux d’une noblesse héroïque et d’une intelligentsia idéaliste. Le lecteur suit les destins entrelacés d’une illustre famille et d’une foule de personnages dans leur quotidien harassant. Vente de maigres biens pour survivre, car le travail leur est interdit, assignation à résidence, prisons ou camps. Poursuivis par la Guépéou, exilés, persécutés, exécutés, aucun n’échappera au rouleau compresseur soviétique. Ce sont des individus aux abois, traqués par les dénonciations, les interrogatoires et les arrestations arbitraires. Mais Les Vaincus est aussi une sublime histoire d’amour, celle d’une princesse en haillons, et le lecteur, est emporté par l’émotion que suscite ce drame puissant. Cette saga fleuve remarquable et bouleversante est traduite ici pour la première fois en français.
Cet ensemble de 36 nouvelles de l’écrivain russe Ivan Bounine, prix Nobel de littérature 1933, réunit, en format de poche, les 4 volumes parus aux éditions des Syrtes: La Nuit en 2000, Les Pommes Antonov en 2002, Soukhodol en 2005 et Coup de soleil en 2014; il est en outre accompagné d’une nouvelle inédite, Une passion. Plusieurs traducteurs ont contribué à ce recueil : Boris de Schlœzer, Claire Hauchard, Madeleine Lejeune et Joëlle Dublanchet. Échelonnées entre 1900 et 1949, les nouvelles couvrent des périodes très différentes de la vie de Bounine. Qu’elles soient écrites en Russie ou en exil, à Paris ou dans les Alpes maritimes, elles dépeignent dans leur grande majorité la Russie, dont il a été un chantre bouleversant. Une passion, la nouvelle inédite qui accompagne cette publication, fait partie des écrits de jeunesse de Bounine (1886-1887). Elle raconte l’histoire du cruel féminicide d’une jeune fille de dix-huit ans dont le cœur balance, pour son malheur, entre l’ennui de la vie à la campagne et les premiers émois amoureux.
« Je suis né et j’ai grandi tout à fait en plein champ, dans une étendue que l’homme européen ne saurait même se représenter. En vérité, un immense espace, sans limites ni frontières, m’environnait : où s’achevait vraiment notre propriété, et où commençait ce champ illimité dans lequel elle se fondait ? De toute façon, champ et ciel étaient tout ce que je voyais. » 
Syrtes Saveli jours chat Moscou
 
Les Jours de Saveli est un petit traité de survie, écrit de manière très originale de la perspective d’un chat. Ce bijou de roman est un mélange de tendresse, d’humour, de tristesse et de résignation, véritable métaphore de la vie humaine. Le chat Saveli nait dans une cour d’immeuble délabré et ouvre les yeux dès l’instant où il vient au monde. Doté d’une curiosité insatiable, Saveli met son museau dans chaque recoin, attentif à tout et attiré par des lieux inconnus. Du jour où Vitia le prend chez lui, les aventures s’enchaînent: il devient notamment colocataire d’un perroquet fou, employé officiel de la galerie Tretiakov, protégé d’une bande d’émigrés kirghizes, leader d’une commune de chats et pensionnaire d’un bar à chats. En même temps qu’une pseudo-biographie écrite le sourire en coin, Les Jours de Saveli est une fresque de Moscou d’hier et d’aujourd’hui, élégante, pleine de charme et libre d’esprit, autant que de ses habitants innombrables. En inventant Saveli, Grigori Sloujitel se place en digne héritier de la littérature classique russe, abordant avec fraîcheur ses thématiques récurrentes tout en les adaptant à la Russie d’aujourd’hui.
 Égalemnt disponible en version électronique
Demidov Goulag Amour Barbelés Camp
  Comme Doubar (éditions des Syrtes, 2021), ce recueil de cinq récits est consacré aux camps staliniens où l’auteur a passé quatorze ans de sa vie (1938-1952). Rescapé de la Kolyma, Demidov en a expérimenté et observé le fonctionnement dans ses infimes détails en tant qu’acteur et victime. Son expérience est divisée en séquences peuplées de personnages dont les situations illustrent toutes les facettes de la vie des camps. Il donne ainsi un tableau extrêmement précis de cet univers concentrationnaire. En tant que témoin fiable et impartial Demidov apporte ce qui n’est documenté par aucune archive historique : les sentiments, les émotions, les stratégies de survie… Ces récits constituent un témoignage littéraire de valeur inestimable non seulement sur les faits et les pratiques des camps, mais également, sur les particularités de l’imaginaire des bagnards. Malgré la dureté déshumanisante de la routine des camps, ils connaissent des sentiments forts, notamment l’amour. À travers cette mise en scène de l’extraordinaire, Demidov parvient à dire la terrible « banalité » du Goulag. La publication de ce recueil fait partie du projet de traduction intégrale de l’œuvre de Gueorgui Demidov aux éditions des Syrtes. Cette voix singulière – celle d’un véritable écrivain, égal de Varlam Chalamov et d’Alexandre Soljenitsyne – pourra ainsi retrouver sa place dans la littérature.  
Adriana Dimova Bulgarie transmission confession
Adriana raconte l’histoire d’une femme née dans une famille riche avant le communisme, qui blasée et cruelle, se joue des cœurs; et tout cela finit forcément mal. La rencontre avec Ioura, au soir de sa vie, sera pour elle une catharsis. Entre Adriana et la jeune femme qui l’écoute, naît une amitié et une grande affection. Grâce à cette complicité, Adriana parviendra à se regarder en face et à atteindre un état de légèreté, tandis que Ioura trouvera le bonheur. Dans une langue poétique, Théodora Dimova entraîne le lecteur dans une longue confession sans complaisance, laissant le lecteur bouleversé. Mais cette confession interroge aussi sur le sens de la transmission. Sous la plume de Dimova, Adriana devient un personnage hypnotique et mythique, digne des grandes légendes romantiques de la Mitteleuropa.  
Dans l’espace francophone Marina Tsvetaeva (1892-1941) est surtout connue par sa prose mais elle se considérait avant tout comme une poétesse et elle le demeure pour le public russe. Cette édition en bilingue reprend en format de poche la première partie de l’édition parue aux Syrtes en 2015. Il s’agissait d’une nouvelle traduction de la poésie lyrique de Marina Tsvetaeva, en grande partie inédite. Les deux volumes des Poèmes de Russie, (vendus séparément et ensemble sous coffret) rassemblent la création lyrique en Russie, jusqu’au moment où Tsvetaeva quitte son pays, en 1922. Certains d’entre eux avaient été publiés en recueils ou dans des revues, d’autres remplissaient ses nombreux cahiers de travail. En cette époque moscovite, Tsvetaeva écrit parfois plusieurs poèmes lyriques par jour et les murs de son logis reflètent sa recherche verbale : ils sont couverts de fragments de poèmes, de rimes, de phrases disparates. Cette période de vie, avant le départ pour l’Europe, est riche en événements personnels et historiques. Les poèmes reflètent les joies et les douleurs vécues en ces années difficiles : l’amour est un thème récurrent et l’auteur en décrit toutes les facettes avec une aisance déconcertante. Véronique Lossky, la traductrice de cet ensemble, a consacré sa vie à l’œuvre de Marina Tsvetaeva. C’est la première fois qu’elle s’est attelée avec brio à la traduction. Un double impératif a guidé son énorme travail : le premier, donner les recueils complets dans l’ordre de leur publication, ou de leur achèvement pour ceux qui n’ont pas été publiés; le second, restituer le lyrisme de la langue et son feu incandescent. Le pari, audacieux, a été salué unanimement par la presse.
ÉPUISÉ – DISPONIBLE EN SYRTES POCHE
Bulgarie au début du XXe siècle, une société pétrie de traditions, de superstitions et de conventions ancestrales. La jeune Miriam, fantasque, indépendante, un peu sorcière, aime Ahmed envers et contre tout. Elle décide de vivre avec lui, puis de le suivre à Istanbul au risque d’en payer le prix fort. Miriam doit se battre à chaque instant pour garder sa liberté : celle d’être une enfant libre et s’épanouir comme elle l’entend, puis comme femme, comme amoureuse et épouser qui elle entend – un homme aussi libre qu’elle –, enfin, comme mère. Mais, rattrapée par les préjugés, elle est confrontée à un choix impossible.
L’histoire racontée par Maria Kassimova-Moisset est celle de sa grand-mère et de son père, telle qu’elle lui a été racontée, telle qu’elle s’en souvient. La narration, qui s’attarde tour à tour sur les différents personnages, est entrecoupée par des dialogues dans lesquels l’autrice interpelle et questionne leurs actes. Créant ainsi un pont avec le lecteur du XXIe siècle.
L’écriture, sans pathos, dépeint avec sensibilité, empathie et poésie les détails du quotidien, regarde avec attention les visages, à la recherche de ce que l’on ne peut exprimer avec des mots. Rhapsodie balkanique est un roman poignant et universel sur les ravages de l’intolérance et l’arbitraire des choix. Un roman sur une femme qui incarne une génération désireuse de s’émanciper
Bulgarie au début du XXe siècle, une société pétrie de traditions, de superstitions et de conventions ancestrales. La jeune Miriam, fantasque, indépendante, un peu sorcière, aime Ahmed envers et contre tout. Elle décide de vivre avec lui, puis de le suivre à Istanbul au risque d’en payer le prix fort. Miriam doit se battre à chaque instant pour garder sa liberté : celle d’être une enfant libre et s’épanouir comme elle l’entend, puis comme femme, comme amoureuse et épouser qui elle entend – un homme aussi libre qu’elle –, enfin, comme mère. Mais, rattrapée par les préjugés, elle est confrontée à un choix impossible.
L’histoire racontée par Maria Kassimova-Moisset est celle de sa grand-mère et de son père, telle qu’elle lui a été racontée, telle qu’elle s’en souvient. La narration, qui s’attarde tour à tour sur les différents personnages, est entrecoupée par des dialogues dans lesquels l’autrice interpelle et questionne leurs actes. Créant ainsi un pont avec le lecteur du XXIe siècle.
L’écriture, sans pathos, dépeint avec sensibilité, empathie et poésie les détails du quotidien, regarde avec attention les visages, à la recherche de ce que l’on ne peut exprimer avec des mots. Rhapsodie balkanique est un roman poignant et universel sur les ravages de l’intolérance et l’arbitraire des choix. Un roman sur une femme qui incarne une génération désireuse de s’émanciper.
Également disponible en livre numérique
Après la parution remarquée des Poèmes de Russie (1912-1920), cette édition en bilingue reprend en format de poche les Poèmes de maturité (1921-1941) de Marina Tsvetaeva. Les deux volumes rassemblent la création lyrique des dix-sept années d’exil de la poétesse, depuis le moment où elle a quitté son pays en 1922 et jusqu’à sa mort en 1941, de retour en URSS.  En février 1923, à Berlin, Tsvetaeva publie Le Métier, poème qui représente un tournant dans sa création. Écrit sous la forme d’un dialogue poétique avec son lecteur, le thème général demeure la solitude dans le contexte de l’attachement à son pays. Les thèmes lyriques habituels – l’amour, la mort, la poésie – sont toujours présentés avec, en arrière-plan, une perspective philosophique qui pose la question du sens de la vocation poétique et de la vie. Au bout de quelques années en Occident, Tsvetaeva va composer un nouveau recueil poétique, Après la Russiepublié à Paris en 1928. Elle revient à ses thèmes lyriques et philosophiques favoris : Dieu, la vocation du poète, le temps et l’éternité, la grisaille du quotidien, l’amour et les questions sur son propre destin. Tsvetaeva voulait en faire un bilan des années de jeunesse fougueuse et d’approfondissement de sa maturation.  D’autres poèmes moins connus, souvent liés à l’exil et à son entourage viennent enrichir ce recueil. Le retour au pays ne lui apportera que malheur et déceptions. Les poèmes de la fin révèlent une Tsvetaeva toujours amoureuse et toujours extrême dans son aspiration vers l’absolu et la transcendance, mais le désespoir est déjà vivement ressenti.
Préface de Geneviève Piron
Avec ce troisième opus, Merveilleuse planète, les éditions des Syrtes poursuivent leur importante entreprise de traduction de l’intégralité des récits du Goulag de Gueorgui Demidov. Depuis sa libération en 1951, après quatorze ans de détention, il se consacre à l’écriture, c’est-à-dire à la mise en pleine lumière de ce qu’a été l’enfer du Goulag : « Je veux apporter ma contribution en plantant un pieu dans le cœur et le souvenir du régime stalinien et de ses maudits suppôts. Je veux témoigner aux générations futures de ce passé abominable, ou plus exactement participer à l’écriture de ce réquisitoire. » En Russie, Merveilleuse planète a été édité en 2008, bien après la mort de l’auteur, par un éditeur spécialisé dans la publication des écrits des anciens détenus des camps. Si Gueorgui Demidov a choisi d’écrire non pas une autobiographie ou des mémoires, mais des récits et des nouvelles, ce n’est pas seulement pour évoquer diverses figures de l’univers du Goulag (politiques, droit-commun, gardiens), mais c’est aussi pour donner libre cours à son talent de conteur hors pair. Ses écrits sont faits de fragments, des histoires courtes où il est question de longues journées de travail, de faim, de froid, de surveillants hargneux et de chefs de camps mauvais, mais également de représentations théâtrales, d’opéra, de ténacité et d’espoir. Dans ces cinq récits, comme dans le reste de son œuvre, Demidov dissèque avec une précision quasi anatomique l’état de l’individu tombé dans des conditions inhumaines, mais qui ne se résigne nullement, cherchant et trouvant les moyens de survivre.  
Du même auteur
L’Amour derrière les barbelés (2022) Doubar et autres récits du goulag (2021)