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Tsvetaeva
Publiés aux éditions des Syrtes
Traduit du russe par Eveline Amoursky

L’amitié entre Marina Tsvetaeva et Anna Teskova débute en 1922, lorsque cette dernière invite Marina à une soirée littéraire. Ces lettres témoignent des dix-sept années d’exil de la voix poétique la plus déchirante du XXe siècle. Marina y dit l’amour et la poésie, le maternel et le féminin, la nostalgie, l’arrachement et la solitude, sa foi dans la vie et dans l’homme. De l’infiniment petit à l’infiniment grand, on la suit dans la démesure et l’on perd le souffle devant cette prodigieuse capacité à conjuguer à tous les temps et à tous les modes le verbe aimer.

Du même auteur aux Éditions des Syrtes:
Le Cahier rouge (2011) Les Carnets (2008) Lettres du grenier de Wilno (2004) Correspondance 1922-1936: Boris Pasternak (2005) Cet été-là – correspondance avec Nicolas Gronski 1928-1933 (2005) Poésie lyrique 1912-1941 (2015): édition bilingue en deux volumes, Poèmes de Russie (1912-1920) et Poèmes de maturité (1921-1941), et en coffret.
Traduit du russe et annoté par Eveline Amoursky

Au cours de l’été 2001, Wladyslaw Zawistowski, poète et dramaturge polonais, découvre dans le grenier de la maison de sa grande mère, Nathalia, douze longues lettres que lui a envoyées Marina Tsvetaeva entre 1934 et 1939, alors qu’elle vivait à Paris.

Les lettres en disent long sur la poétesse mais également sur sa correspondante, une enseignante de Vilnius. Elles éclairent souvent de manière crue des zones d’ombre de Marina Tsvetaeva. Celle-ci a fait fi de toute pudeur :  tout peut se dire à une parente lointaine, inconnue. L’âme, la politique, la famille, mais aussi ses préoccupations terre à terre et domestiques, … Et tout ce qui se dit est absolument bouleversant.

Du même auteur aux Éditions des Syrtes:
Le Cahier rouge (2011) Les Carnets (2008) Lettres à Anna (2003) Correspondance 1922-1936: Boris Pasternak (2005) Cet été-là – correspondance avec Nicolas Gronski 1928-1933 (2005) Poésie lyrique 1912-1941 (2015): édition bilingue en deux volumes, Poèmes de Russie (1912-1920) et Poèmes de maturité (1921-1941), et en coffret.
Traduit du russe et annoté par Chantal Houlon-Crespel Préface de Véronique Lossky

Dans la courte vie du poète Nicolaï Gronski, sa rencontre avec Marina Tsvetaeva a laissé une trace lumineuse. « J’avais été son premier amour et lui mon dernier… » dira Tsvetaeva après la mort de Gronski en décembre 1934. La correspondance durera trois mois pendant l’été 1928 et elle est remarquable. C’est l’unique correspondance à deux voix conservée dans les archives de Tsvetaeva. Un temps, elle a pensé écrire un roman à partir de cette correspondance, Lettres d’un été, resté sans suite.

Du même auteur aux Éditions des Syrtes:
Le Cahier rouge (2011) Les Carnets (2008) Lettres du grenier de Wilno (2004) Correspondance 1922-1936: Boris Pasternak (2005) Lettres à Anna (2003) Poésie lyrique 1912-1941 (2015): édition bilingue en deux volumes, Poèmes de Russie (1912-1920) et Poèmes de maturité (1921-1941), et en coffret.
Traduit du russe, présenté et annoté par Eveline Amoursky et Luba Jurgenson

La rencontre annoncée dans cette correspondance entre deux génies de la poésie russe du XXe siècle est un événement littéraire exceptionnel. Exceptionnelle, elle l’est d’ailleurs doublement, cette relation épistolaire entre poète soviétique et poète de l’émigration, à l’heure où, après une phase de liberté surveillée où les échanges étaient encore possibles, la culture russe se scinde en deux – et ceci pour toute la durée de l’expérience soviétique.

Boris Pasternak et Marina Tsvetaeva s’étaient rencontrés à Moscou en 1918. Ce n’est qu’en 1922 qu’ils se sont véritablement découverts au travers de leurs écrits respectifs. Pendant quatorze années, ils ont ainsi entretenu une correspondance d’une densité extrême et d’une intensité rare dans laquelle se tissent, étroitement mêlées, passion sentimentale et poésie, sur fond d’époque historique et d’histoire littéraire. Plus des trois quarts de ces lettres échangées entre ces deux êtres radicalement différents sont inédits. Dessinant une courbe en arc de cercle, la relation se noue, suit un mouvement ascendant jusqu’à atteindre un pic paroxystique, décroît, se dénoue et finit par se défaire définitivement.

Autour de Boris Pasternak aux éditions des Syrtes
Boris Pasternak, poète de son temps (2015)
Du même auteur aux Éditions des Syrtes:

Le Cahier rouge (2011) Les Carnets (2008) Lettres du grenier de Wilno (2004) Correspondances avec Nicolas Gronski, 1928-1933 (2005) Lettres à Anna (2003) Poésie lyrique 1912-1941 (2015): édition bilingue en deux volumes, Poèmes de Russie (1912-1920) et Poèmes de maturité (1921-1941), et en coffret.

Traduit  du russe et annoté par Caroline Bérenger et Véronique Lossky

Le Cahier rouge: un simple cahier d’écolier sauvegardé par miracle qui accompagna Marina Tsvetaeva dans un moment décisif de sa vie à Paris, en 1932-1933. Il aurait dû disparaître, étant donné les circonstances mouvementées de son existence et de l’époque. Mais elle le confia à un ami avant de quitter la France et de repartir en URSS en 1939. Un cahier inédit où l’on peut lire à livre ouvert le déroulement de sa création poétique. Où l’on observe le poète à sa table de travail écrivant, cherchant et trouvant, tantôt sous le coup de l’inspiration, tantôt dans une endurante patience, le verbe poétique ; où l’on découvre enfin l’écriture en français d’une poétesse russe qui aurait pu devenir poétesse française.

Ce cahier célèbre aussi deux géants de la poésie, Pasternak et Maïakovski, les amours féminines, les passions charnelles, le bonheur du conte et de l’enfance perdue, tous les démons et les délices de l’imagination. Une histoire de la création sur un fond idéologique et politique qui déchira le siècle. Une époque terrible, où il est question de survie, où le crime totalitaire est irrémédiable, qui voit la fin de toute espérance, la disparition de la génération des poètes de l’Âge d’argent, la mort de la poésie.

Du même auteur aux Éditions des Syrtes: Correspondance avec Boris Pasternak, 1922-1936 (2005) Cet été-là, correspondance avec Nicolas Gronski – 1928-1933 (2005) Les Carnets (2008) Lettres à Anna (2003) Lettres du grenier de Wilno (2004) Poésie lyrique, 1912-1941 (2015). Édition bilingue en deux volumes: Poèmes de Russie, 1912-1920 et Poèmes de maturité (1921-1941), et en coffret.  
Traduit du russe par Simone Goblot

Fils de la poétesse russe Marina Tsvetaeva, Gueorgui Efron, affectueusement surnommé Murr par sa mère, est un adolescent cultivé et éveillé. Il livre dans son Journal un témoignage poignant sur les années qu’il a passées en URSS entre 1939 et 1944.

Entre soucis d’adolescents, réflexions sur la situation politique en Europe et quotidien d’un citoyen soviétique, ce Journal plonge le lecteur dans la réalité implacable de ce pays avant et durant la guerre. Murr commence ainsi à tenir son Journal dès son arrivée en URSS. Les dernières notes datent d’août 1943, quelques mois avant sa mort. Ce document relate le destin d’un adolescent happé par la terreur stalinienne et les années de guerre. Ce sont aussi les derniers moments et la fin tragique de Marina Tsvetaeva.

La première partie nous plonge dans la réalité soviétique la plus ordinaire et la plus brutale qui soit. Le lot commun de millions de Soviétiques. Murr l’observe et l’analyse au fur et à mesure qu’il la subit : files d’attente au guichet des prisons pour déposer des colis, s’enquérir du sort de Sergueï et Ariadna, méandres de la bureaucratie carcérale, difficultés pour se loger, se nourrir, trouver de l’argent, s’inscrire à l’école, etc.

La seconde partie s’ouvre sur la terrible année 1941. C’est l’invasion de l’URSS par l’Allemagne, l’évacuation précipitée en Tatarie, puis le suicide de Tsvetaeva. Murr, devenu orphelin, désormais livré à lui-même, commence une vie errante et incertaine. Affaibli par la maladie, tourmenté par la faim devenue obsessionnelle, isolé et sans argent, il n’échappera pas à la mobilisation.

Traduit du russe par Simone Goblot

Marina Tsvetaeva, ma mère rassemble des souvenirs de la petite fille puis de l’adolescente à travers les errances de sa mère. C’est une Tsvetaeva prise dans la vie de tous les jours, celle qui consiste à trouver de quoi manger, de quoi se chauffer, de quoi se vêtir. Ariadna assiste à son travail, à ses rites, à ses habitudes, à ses angoisses face à la création, à la poésie. Elle évoque des bouleversements incessants, des changements de domicile comme de pays ; les villes, les maisons et les gens se succèdent et se superposent. Elle balaie les ombres qui planent sur le personnage de Marina, décrit des périodes et des rencontres, traque les gestes, les regards, les réactions. C’est aussi toute une Russie sur le point de devenir URSS que nous dévoile Ariadna Efron, animée par certains des plus grands esprits de l’époque, intellectuels et artistes : un milieu incroyable, un peu irréel, dans lequel la fille de Marina Tsvetaeva a baigné si longtemps.

Et le portrait qui ressort de ces pages est à l’image de leur relation : tendre, complice, admiratif mais sans l’ombre d’une concession. Un livre essentiel pour une connaissance intime de Marina Tsvetaeva.

Édition bilingue Traduit du russe, préfacé et annoté par Véronique Lossky Suivi de Rythme, sens, sonorité: Tsvetaeva en français, par Tatiana Victoroff

Poèmes de maturité font suite à ses poèmes de Russie. Après la révolution de 1917 et son exil vers l’Europe, Marina Tsvetaeva poursuit une vie difficile. Une réflexion philosophique enrichit les rythmes, des questions métaphysiques se posent auxquelles il est inhabituel d’apporter une réponse poétique. Mais Tsvetaeva emprunte justement cette voie, car selon ses propres paroles, elle ne sait rien faire d’autre qu’écrire. Elle va continuer à composer des poèmes, fidèle à son devoir de création, jusqu’à aux derniers retranchements en URSS où son destine tragique la rattrape.

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Du même auteur aux Éditions des Syrtes:

Correspondance 1922-1936: Boris Pasternak (2005) Cet été-là – correspondance 1928-1933: Nicolas Gronski (2005) Le Cahier rouge (2011) Les Carnets (2008) Lettres à Anna (2003) Lettres du grenier de Wilno (2004) Poésie lyrique 1912-1941 (2015): édition bilingue en deux volumes, Poèmes de Russie (1912-1920) et Poèmes de maturité (1921-1941), et en coffret.

   
Édition bilingue Traduit du russe, préfacé et annoté par Véronique Lossky Suivi de La porte arrachée par Marina, de Georges Nivat

Les Poèmes de Russie (1912-1920) rassemblent la totalité des poèmes qui nous sont parvenus de Marina Tsvetaeva, depuis le premier recueil jusqu’aux adieux à sa Russie natale.

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Du même auteur aux Éditions des Syrtes:
Le Cahier rouge (2011) Les Carnets (2008) Lettres du grenier de Wilno (2004) Correspondances avec Nicolas Gronski, 1928-1933 (2005) Correspondances avec Boris Pasternak, 1922-1936 (2005) Lettres à Anna (2003) Poésie lyrique 1912-1941 (2015): édition bilingue en deux volumes, Poèmes de Russie (1912-1920) et Poèmes de maturité (1921-1941), et en coffret.
Traduit du russe, annoté et préfacé par Véronique Lossky

Ce coffret comprend les deux volumes de l’édition bilingue dédiée à la poésie lyrique de Marina Tsvetaeva: Poèmes de Russie (1912-1920) et Poèmes de maturité (1921-1941).

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Du même auteur aux Éditions des Syrtes:

Correspondance 1922-1936: Boris Pasternak (2005) Cet été-là – correspondance 1928-1933: Nicolas Gronski (2005) Le Cahier rouge (2011) Les Carnets (2008) Lettres à Anna (2003) Lettres du grenier de Wilno (2004)  

 
 
La rencontre annoncée dans cette correspondance entre deux génies de la poésie russe du XXe siècle est un événement littéraire exceptionnel. Boris Pasternak et Marina Tsvetaeva s’étaient en effet rencontrés à Moscou en 1918. Ce n’est qu’en 1922 qu’ils se sont véritablement découverts à travers leurs écrits respectifs. Pendant quatorze années, ils ont entretenu une correspondance d’une intensité rare où se tissent, étroitement mêlées, passion sentimentale et poésie. Dessinant une courbe en arc de cercle, la relation se noue, suit un mouvement ascendant jusqu’à atteindre un pic paroxystique, décroît, se dénoue et finit par se défaire définitivement. Il faut lire les lettres de Tsvetaeva et de Pasternak comme leur poésie, comme une œuvre à part entière. Véritable laboratoire d’écriture, mais également laboratoire de la vie, car c’est au gré de ces lettres que se façonnent les événements majeurs de leur biographie. Les mots échangés sont dérobés à la vie, au quotidien, à la famille. Également disponible en version numérique
 
Si Marina Tsvetaeva (1892-1941) compte aujourd’hui parmi les grands poètes russes du XXe siècle, on le doit au destin et au tempérament hors du commun de sa fille, Ariadna Efron (1912-1975), seule survivante d’une famille broyéepar la Terreur stalinienne. Après seize ans de Goulag, elle consacre les vingt dernières années de son existence à faire publier l’œuvre de Marina. La « fille prodige » deviendra le premier éditeur de sa mère. Je t’aime affreusement est une lettre fictive qu’Ariadna aurait pu écrire, depuis le premier jour de sa libération, en 1955, jusqu’à sa mort, en 1975. Une lettre d’outre-tombe adressée à celle qui est morte depuis longtemps pour lui dire ce qu’elle n’a jamais su : les sentiments qu’elle, Alia, a éprouvés auprès d’une mère à la personnalité excentrique et exaltée, qui lui a transmis le meilleur et le pire, le goût de la littérature et la condamnation à l’exil. Une lettre où elle laisserait enfin éclater sa colère, face à l’injustice, face au sacrifice d’une vie vouée à ce seul devoir : sauver de l’oubli la poésie de Marina. Pour y dire aussi l’impuissance, le pardon, et le mystère d’un père absent. Pour faire entendre la voix de cette fillette aux grands yeux bleus, qui a vécu à l’ombre de sa mère, à l’ombre de l’histoire. Complété par des lettres inédites en français de Marina Tsvetaeva à sa fille.
Également disponible en version numérique
Dans l’espace francophone Marina Tsvetaeva (1892-1941) est surtout connue par sa prose mais elle se considérait avant tout comme une poétesse et elle le demeure pour le public russe. Cette édition en bilingue reprend en format de poche la première partie de l’édition parue aux Syrtes en 2015. Il s’agissait d’une nouvelle traduction de la poésie lyrique de Marina Tsvetaeva, en grande partie inédite. Les deux volumes des Poèmes de Russie, (vendus séparément et ensemble sous coffret) rassemblent la création lyrique en Russie, jusqu’au moment où Tsvetaeva quitte son pays, en 1922. Certains d’entre eux avaient été publiés en recueils ou dans des revues, d’autres remplissaient ses nombreux cahiers de travail. En cette époque moscovite, Tsvetaeva écrit parfois plusieurs poèmes lyriques par jour et les murs de son logis reflètent sa recherche verbale : ils sont couverts de fragments de poèmes, de rimes, de phrases disparates. Cette période de vie, avant le départ pour l’Europe, est riche en événements personnels et historiques. Les poèmes reflètent les joies et les douleurs vécues en ces années difficiles : l’amour est un thème récurrent et l’auteur en décrit toutes les facettes avec une aisance déconcertante. Véronique Lossky, la traductrice de cet ensemble, a consacré sa vie à l’œuvre de Marina Tsvetaeva. C’est la première fois qu’elle s’est attelée avec brio à la traduction. Un double impératif a guidé son énorme travail : le premier, donner les recueils complets dans l’ordre de leur publication, ou de leur achèvement pour ceux qui n’ont pas été publiés; le second, restituer le lyrisme de la langue et son feu incandescent. Le pari, audacieux, a été salué unanimement par la presse.
Après la parution remarquée des Poèmes de Russie (1912-1920), cette édition en bilingue reprend en format de poche les Poèmes de maturité (1921-1941) de Marina Tsvetaeva. Les deux volumes rassemblent la création lyrique des dix-sept années d’exil de la poétesse, depuis le moment où elle a quitté son pays en 1922 et jusqu’à sa mort en 1941, de retour en URSS.  En février 1923, à Berlin, Tsvetaeva publie Le Métier, poème qui représente un tournant dans sa création. Écrit sous la forme d’un dialogue poétique avec son lecteur, le thème général demeure la solitude dans le contexte de l’attachement à son pays. Les thèmes lyriques habituels – l’amour, la mort, la poésie – sont toujours présentés avec, en arrière-plan, une perspective philosophique qui pose la question du sens de la vocation poétique et de la vie. Au bout de quelques années en Occident, Tsvetaeva va composer un nouveau recueil poétique, Après la Russiepublié à Paris en 1928. Elle revient à ses thèmes lyriques et philosophiques favoris : Dieu, la vocation du poète, le temps et l’éternité, la grisaille du quotidien, l’amour et les questions sur son propre destin. Tsvetaeva voulait en faire un bilan des années de jeunesse fougueuse et d’approfondissement de sa maturation.  D’autres poèmes moins connus, souvent liés à l’exil et à son entourage viennent enrichir ce recueil. Le retour au pays ne lui apportera que malheur et déceptions. Les poèmes de la fin révèlent une Tsvetaeva toujours amoureuse et toujours extrême dans son aspiration vers l’absolu et la transcendance, mais le désespoir est déjà vivement ressenti.