Boris Pasternak (1890-1960) est l’auteur de nombreux recueils de poésie dont Ma sœur la vie ou La Seconde naissance.
C’est en Italie, en 1957, que fut publié son premier roman, Le Docteur Jivago, interdit en Union soviétique jusqu’en 1988 mais qui connaîtra un succès planétaire. Cette œuvre lui vaudra le prix Nobel de littérature en 1958, honneur qu’il dut refuser sous la pression politique de la Russie soviétique.
Sur le poète, aux Éditions des Syrtes:
Boris Pasternak, un poète dans son temps, de Michel Aucouturier (2015)
La poésie de Pasternak: un extrait
https://www.youtube.com/watch?v=qz1sRA9WsTQ
La rencontre annoncée dans cette correspondance entre deux génies de la poésie russe du XXe siècle est un événement littéraire exceptionnel. Exceptionnelle, elle l’est d’ailleurs doublement, cette relation épistolaire entre poète soviétique et poète de l’émigration, à l’heure où, après une phase de liberté surveillée où les échanges étaient encore possibles, la culture russe se scinde en deux – et ceci pour toute la durée de l’expérience soviétique.
Boris Pasternak et Marina Tsvetaeva s’étaient rencontrés à Moscou en 1918. Ce n’est qu’en 1922 qu’ils se sont véritablement découverts au travers de leurs écrits respectifs. Pendant quatorze années, ils ont ainsi entretenu une correspondance d’une densité extrême et d’une intensité rare dans laquelle se tissent, étroitement mêlées, passion sentimentale et poésie, sur fond d’époque historique et d’histoire littéraire. Plus des trois quarts de ces lettres échangées entre ces deux êtres radicalement différents sont inédits. Dessinant une courbe en arc de cercle, la relation se noue, suit un mouvement ascendant jusqu’à atteindre un pic paroxystique, décroît, se dénoue et finit par se défaire définitivement.