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Parution : janvier 2017

ISBN 9782940523511 (janvier 2017)

Je reviendrai, lettres de Russie 1942-1943

en stock

17,00 TTC

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Description

 

En 1941, Eugenio Corti (1921-2014) est envoyé, à sa demande, sur le front russe. Ce jeune officier d’artillerie est affecté au Trente-cinquième corps d’armée, l’un des trois corps de l’Armée italienne de Russie qui comprend à l’époque plus de 200 000 hommes. Les cent lettres qu’Eugenio Corti envoie à sa famille, rassemblées dans ce livre posthume, couvrent la période juin 1942-janvier 1943 : l’arrivée sur le front russe ; les deux avancées des Allemands et de leurs alliées pendant l’été et l’automne 1942, qui déplacent le front sur le Don ; la formidable offensive russe de décembre. Déclenchée le 16 décembre 1942, elle enferme le Trente-cinquième corps d’armée dans une gigantesque poche. Contraintes de se replier, les unités italiennes et allemandes entament une retraite qui ne prendra fin, pour les rares survivants, dont Corti, que le 17 janvier. Mais à partir du 13 décembre 1942, Corti se tait, et c’est ce silence « en creux » qui, paradoxalement, témoigne du terrible drame vécu par les soldats des deux camps. Le journal La Plupart ne reviendront pas (1947) rendra compte de ces tragiques journées de marche et de combats.

Je reviendrai n’est cependant pas qu’un journal de guerre. Les lettres de Corti, qui doivent tenir compte de la censure militaire et de la censure que l’auteur s’impose dans cette correspondance adressée à sa famille, nous renseignent sur la vie au front d’un jeune officier. Mais elles donnent surtout la mesure de la dimension éthique de l’engagement de Corti, son intérêt pour les populations civiles qui, en dépit de l’oppression qu’elles subissent depuis des générations, ont gardé la foi en l’homme et la foi chrétienne.

Ces lettres nous montrent aussi la naissance du futur narrateur : les descriptions des paysages sont souvent des morceaux d’anthologie. Les lecteurs du Cheval rouge (1983), le chef-d’oeuvre d’Eugenio Corti, trouveront dans ces lettres de nombreuses indications qui seront développées dans le grand roman historique à venir.

« Je reviendrai » : l’assurance avec laquelle le jeune officier affirme qu’il reviendra du front russe n’est ni de l’inconscience ni de l’orgueil. Elle traduit sa confiance en une mission à accomplir dans la vie ; ce sera sa vocation d’écrivain, qui va précisément naître en Russie.