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Ce coffret comprend les deux volumes de l’édition bilingue dédiée à la poésie lyrique de Marina Tsvetaeva: Poèmes de Russie (1912-1920) et Poèmes de maturité (1921-1941).
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« Cet ouvrage est remarquable à plus d’un titre. C’est d’abord un rappel concis et documenté des racines historiques de la Russie. Érudit, le prince Volkonski nous fait toucher de près l’unité de cet immense territoire, gouverné pendant plusieurs siècles par une seule dynastie, celle des Rurikides, dont descend sa famille. Les vicissitudes sont nombreuses: démembrement dû à l’invasion mongole, occupation de terres russes par la Pologne et la Lituanie, marche pour l’unité. Toutes participent de la formation de l’identité nationale, un facteur clef pour mieux comprendre les Russes et la Russie à travers l’histoire.
Cette unité russe retrouvée devient la cible d’une politique concertée de l’Europe. Les menées de l’Autriche-Hongrie, de l’Allemagne, puis celles des États-Unis d’Amérique et celles des anciens alliés de la Russie pendant la Grande guerre sont brillamment exposées et dénoncées avec vigueur par l’auteur, qui s’appuie là sur son expérience de militaire et de diplomate. Il remet les pendules à l’heure avec une vivacité qui tient constamment le lecteur en haleine. Mais sa lucidité vis-à-vis des enjeux politiques n’a d’égale que son inquiétude face à la manipulation des esprits. Par ce biais, il nous offre aussi une image émouvante de son identité d’exilé, celle des Russes de la première émigration.
La crise ukrainienne actuelle plonge ses racines dans ce passé complexe, le nier est une folie dangereuse. En ce sens, ce livre apporte une aide précieuse à qui veut y comprendre quelque chose. Bien des éléments analysés par le prince Volkonski gardent une redoutable actualité : la haine de la Russie cultivée par certains, l’étonnement douloureux que cette agressivité suscite chez les Russes, l’hypocrisie intéressée des pays européens. L’entreprise de désinformation se poursuit, favorisée comme jamais en Europe par l’ignorance de générations auxquelles on a enseigné le dédain de l’histoire et de la géographie. » Prince Dimitri Schakhovskoy
Mage, guérisseur, homme de Dieu, ou imposteur, intrigant et espion ? Un siècle après sa mort, Grigori Efimovitch Raspoutine (1863-1916) ne cesse d’intriguer les historiens et le large public. Sa personnalité peu commune et son rôle supposé dans la chute de l’empire russe ont inspiré romanciers et dramaturges. On lui a en effet souvent attribué un rôle qui n’était pas le sien. La culture populaire en a fait un « moine fou », un « hypnotiseur » qui a précipité la Russie dans l’horreur de la guerre civile. Les bolcheviks le tenaient pour le symbole pouvoir tsariste corrompu. Mais qu’en est-il en vérité ? L’ouvrage du général Spiridovitch plonge au coeur des événements qui ont conduit à l’assassinat de Raspoutine. L’auteur a en effet instruit l’affaire depuis le début, rassemblant les pièces du puzzle, interrogeant tous les protagonistes, les proches du « starets » comme ses ennemis les plus acharnés, faisant de son enquête méticuleuse un véritable roman.
Cet ouvrage, le plus complet et le plus proche des événements tels qu’ils se sont passés, écrit par le chef de la sûreté secrète de Nicolas II, permet au lecteur de comprendre « l’incroyable aventure de ce simple moujik sibérien qui réussit à capter la confiance des souverains russes et à la garder, malgré toutes les attaques, jusqu’à son assassinat par le prince Ioussoupov » (M. Bénouville).
Le général Koutiepov (1882-1930) occupe dans la mémoire de l’émigration russe blanche une place bien à lui, à la fois unique et presque banale. Simplicité, rigueur morale, courage, intelligence immédiate des situations et des faits concrets, autorité naturelle, constance, honnêteté scrupuleuse, amour viscéral du peuple russe, fidélité aux valeurs éternelles de la Russie… Sa personnalité semble aussi largement se retrouver dans le type caractéristique de l’officier russe. Amoureux d’une patrie idéale, il est en fait proche de son peuple et de ses hommes. Ce général est prêt à servir son pays avec simplicité et abnégation. La grande littérature russe, depuis Pouchkine, fourmille d’ailleurs de personnages qui rappellent Koutiepov.
L’un des agents soviétiques qui avaient participé à son enlèvement en janvier 1930 lui a d’ailleurs rendu un bel hommage en affirmant qu’il était le « principal générateur d’idées et le chef incontesté des officiers de l’émigration, surtout des plus jeunes. C’était une idole pour la jeune génération des officiers blancs ».
Nicolas Ross, spécialiste de l’histoire russe, fait ainsi revivre sous sa plume cette figure incontournable d’une période charnière de la Russie.
La provocation est l’essence de la modernité. Les révolutions qui ont accouché du monde moderne ont marqué les étapes d’une décadence d’autant plus inexorable qu’elle a pris le visage du progrès. Le principe totalitaire est donc aussi universel que la présence en chacun de nous du « tiers inclus ». A savoir l’espionnage des âmes exercé par un pouvoir inquisiteur qui s’installe à l’intérieur même des consciences. Ce principe tire son origine de la promesse du Christ de ne jamais quitter ses disciples.
Prenant appui sur l’affaire Azef, emblème de la provocation à la veille de la Première Guerre mondiale, déconstruisant un faux antisémitisme pour décrypter le mécanisme d’une intoxication de masse, guidé par Vassili Rozanov qui a posé les jalons de la « théologie de la provocation » en la mettant lui-même en pratique pour mieux en dénoncer les tenants et les aboutissants, Gérard Conio chemine à travers les grands bouleversements intellectuels de la culture russe pour dénoncer une vérité occultée: l’essence de la provocation est dans l’inversion des valeurs. Et les catastrophes qui ne cessent d’ébranler le monde au nom de la démocratie et des « droits humains » sont la meilleure preuve de cette mystification. Phénomène qui s’appuie sur les grands sentiments pour nous fermer les yeux sur des vérités que nous refusons de voir.
Qui était le généralissime Alexandre Souvorov (1729-1800)? Le barbare qui a massacré les citoyens de Varsovie en 1794? L’extravagant énergumène dont les excentricités frappaient l’imaginaire des Européens? Le sauvage guerrier qui mit en déroute les armées ottomane et française? La réalité est plus subtile.
Cultivé, lettré, armé de connaissances de la littérature classique, d’une volonté de fer, Souvorov a permis la renaissance de l’armée de Pierre-le-Grand. Son génie tenait en ces trois principes: le coup d’œil, la rapidité et le choc. Aussi, son Art de vaincre, résumé de sa science militaire, étonnait ses contemporains. Ses décisions imprévisibles et, à première vue, funestes lui ont pourtant valu ses victoires. Il livra soixante-trois batailles, et les remporta toutes.
Mais son originalité et sa modernité tiennent en ce que pour lui, à une époque où les soldats n’étaient que chair à canon, l’homme représentait sa préoccupation première. Education, formation, humanité, hygiène sont les qualités qu’il exige de la troupe. Le soldat est son frère, à qui il s’adresse dans son langage qui, tout comme son comportement désintéressé et fantasque, étonnera et offusquera les généraux issus de la noblesse européenne.
Le livre du général Serge Andolenko, solidement documenté, relate la vie, les idées et l’héritage d’un des plus célèbres meneurs d’hommes de l’histoire, génie militaire qui contribua à la renaissance de la Russie.
Le mouvement des glorificateurs du nom divin (ou onomatodoxes) s’est développé durant les deux premières décennies du XXème siècle parmi certains moines russes du Mont Athos qui, à partir de leur expérience mystique, cherchèrent à éclairer, sous l’angle de la tradition de l’hésychasme byzantin, les fondements théoriques concernant la nature du nom de Dieu, tout en rencontrant une forte hostilité aux idées qu’ils développaient.
L’intransigeance des positions adoptées par chacune des parties entraîna une aggravation du conflit sur l’Athos. Elle prit la forme d’une révolte directe contre les autorités hiérarchiques. Aussi, dans l’espoir de mettre fin à cette situation de trouble qu’il jugeait dangereuse pour ses intérêts dans la région, le gouvernement tsariste décida, en 1913, d’intervenir de la manière la plus énergique qu’il soit, ne reculant pas devant l’usage de la force pour ramener en Russie les partisans de cette doctrine, condamnée désormais comme hérétique. Cette répression souleva toutefois une vague de protestations au sein de l’opinion publique. Au bout d’un an, les moines glorificateurs du nom obtinrent la révision partielle de leur dossier par les autorités religieuses. Sans toutefois parvenir à une complète réhabilitation. Promis lors du Concile de Moscou de 1917-1918, le réexamen de la question n’eut finalement pas lieu.
L’ouvrage d’Antoine Nivière retrace cette page d’histoire méconnue de la Russie à la veille de la Révolution. Il rétablit la chronologie des faits et leur enchaînement, il propose une interprétation des différentes théories formulées au cours de ce débat qui a trouvé son prolongement chez plusieurs représentants marquants de la pensée philosophique et religieuse russe tant ceux restés en Russie soviétique (P. Florenski, A. Lossev) que ceux partie en émigration (S. Boulgakov).
Le Journal intime du baron Ludwig von Knorring (1859-1931) est un document exceptionnel à plus d’un titre. En premier lieu parce qu’il a été retrouvé presque par hasard ; c’est donc la première fois qu’il est proposé aux lecteurs. Ensuite, ces mémoires ont été écrites par un homme qui œuvrait au cœur du pouvoir tsariste. Attaché d’ambassade en Allemagne dès 1887, il devient responsable des missions spéciales auprès du ministre des Affaires étrangères en 1903, avant de prendre la direction de l’office du ministère des Affaires étrangères en 1906.
Après la prise du pouvoir par les bolcheviks, Ludwig von Knorring doit fuir sa patrie comme nombre de ses compatriotes. Il deviendra chef du Bureau des réfugiés russes à Baden-Baden, avant de s’installer en Suisse, à Vevey, où il s’éteindra en 1931. C’est donc un document rare qui est proposé ici : le rapport minutieux d’un témoin des événements qui allaient bouleverser le XXe siècle. Ecrit à vif, sans désir de ménager qui que ce soit, ce cahier étant pensé comme un document de travail non destiné à la publication. À la différence des souvenirs et des mémoires de personnages de premier plan qui, à travers leurs écrits, essayaient de justifier leurs décisions ou rejeter leurs responsabilités, le texte de Ludwig von Knorring décrit les étapes qui, depuis la guerre russo-japonaise et la révolution de 1905, allaient mener le pays à la catastrophe.
Une étrange atmosphère se dégage à la lecture de ce document qui, sans aucun doute, sera capital pour les chercheurs intéressés par l’histoire du XXe siècle. Alors que la révolution menace, les marins du «Potemkine » se rebellent, le pays est au bord du gouffre, les proches du tsar s’interrogent sur ses décisions. Et que les responsables politiques se demandent quoi faire tout en continuant d’organiser des réceptions somptueuses…
Bien que célébrée à des dates différentes, la fête de Pâques est pour toute Église chrétienne la fête des fêtes, celle sur laquelle se base la foi. Elle est précédée d’une longue préparation : le carême, ou « quarantaine », en souvenir des quarante jours passés par Jésus dans le désert. C’est le carême le plus important (il y en a quatre) et le plus suivi par les orthodoxes.
Dans cette seconde édition, enrichie et augmentée, Bernard Le Caro offre des textes destinés à accompagner les fidèles tout au long du Carême. Outre le rappel des divers événements qui rythment cette période et de la structure des offices, il présente des textes et des pensées dont la publication est rare.
Ce recueil est ainsi destiné à accompagner les fidèles pendant cette période et il se veut simple et complet. C’est un ouvrage à lire chaque jour tout au long du Carême. Il explique succinctement les événements qui ont lieu durant le cette période, la structure des offices, etc. et il donne accès à des textes qui échappent à beaucoup de fidèles. Pour chaque jour, ce livre propose donc une homélie des Pères de l’Église ou de saints récents de l’Église orthodoxe, suivie d’extraits du Triode de Carême.
Le père Gleb Kaleda (Petrograd 1921-Moscou 1994) était un professeur de géologie qui avait parcouru toute l’URSS, organisait des conférences, et publiait des contributions scientifiques de grande valeur. Ordonné au sacerdoce en 1972, en secret (au grand jour, il n’aurait jamais pu l’être), par un autre savant géologue, le métropolite de Iaroslavl Ioann (Wendland), il célébra clandestinement chez lui jusqu’en 1990. Le patriarche Alexis II le chargea alors de l’organisation de la catéchèse, tout spécialement à destination des prisonniers. Il fut donc le premier aumônier de prison en Russie depuis la révolution. Le père Gleb, riche d’une grande expérience humaine, s’y attela avec autant d’énergie que d’enthousiasme. Tout était à faire, à inventer. Sa foi souleva des montagnes.
Ce petit livre relate cette expérience bouleversante et la réflexion qu’elle induit. Il s’accompagne de témoignages sur son auteur et sur son interlocuteur, Guennadi Nikolaevitch, un directeur de prison hors normes.
Le père Seraphim Rose (1934-1982), le spirituel orthodoxe américain le plus connu et vénéré, consacra sa vie de moine à replacer les grandes questions modernes sous la lumière de la Tradition chrétienne orthodoxe et patristique. Ce livre met en lumière l’origine et la condition primordiale de l’homme et du cosmos. Il montre ainsi comment ces mystères sont inextricablement liés à ceux de la rédemption du Christ. Au-delà des arguments rationnels ou scientifiques, il présente la vision de l’humanité qu’avaient les saints Pères de la volonté divine.
En cette époque confuse et oublieuse du passé, il est en effet rare de faire entendre une lecture de la création du monde et de l’homme différente de celle de la pensée scientifique dominante.Le texte ici traduit est donc une réflexion profonde du père Rose sur le Livre de la Genèse, structurée par sa fidélité aux Pères de l’Église et vivifiée par son amour de la Vérité. Cette étude développe une critique raisonnée et inspirée de la fameuse théorie de l’évolution. Celle que Charles Darwin, reprenant l’idée de son grand-père Erasme, répandra dans les sphères pensantes de son siècle. Dès lors, l’évolutionnisme allait connaître en Occident le succès que nous lui connaissons et qui prime encore aujourd’hui sur toute autre explication de l’origine de l’Homme.
Genèse, Création et premier homme est un ouvrage édité à titre posthume, rassemblant les travaux du père Seraphim sur le sujet brûlant de la Création, critique vis-à-vis de la philosophie moderne de l’évolution, et présentant le résultat des recherches de scientifiques orthodoxes dans les domaines de la biologie et de la géologie.
Pour Alexandre Latsa, le traitement systématiquement négatif de la Russie dans les médias français et occidentaux est indiscutable : corruption, guerres dans le Caucase, atteinte aux droits de l’homme, opposition politique interdite, attentats à Moscou, discothèques qui brûlent, démographie qui s’effondre, minorités sexuelles menacées… Même lorsque la Russie mène seule une guerre juste en Syrie contre ce danger pour la France qu’est l’Émirat islamique, comme les derniers attentats nous l’ont démontré, les médias s’en prennent au Kremlin qui serait une menace pour la paix et la sécurité.
Ce traitement médiatique n’est pas le fruit du hasard. Il est en réalité l’une des facettes de la guerre totale menée contre la Russie renaissante. Une guerre qui monte en intensité au même rythme que le réveil russe bouscule l’agenda voulu par des élites occidentales. Celles-ci souhaitent en effet imposer à la Russie, comme à l’Afrique ou l’Amérique du Sud, une occidentalisation forcée. Sous la domination morale, politique, économique et spirituelle américaine. Une guerre qui traduit l’emprise quasi totale sur le monde médiatique, politique et intellectuel français d’une nouvelle idéologie, l’atlantisme, cette variante européenne du néoconservatisme américain.
Pour Alexandre Latsa, la France doit briser cette dynamique. Car elle l’engage sur une trajectoire extrêmement risquée pouvant mettre en péril sa sécurité et même son existence. La France doit ressurgir par une nouvelle trajectoire stratégique et historique qui lui permette d’initier son retour dans l’histoire. Elle pourrait pour cela prendre modèle sur la Russie. Ce pays dont chacun pensait, au cœur de cet hiver 1999, qu’elle était au bord de la disparition, alors que le pays allait, au contraire, connaître une incroyable renaissance, que l’on peut qualifier de printemps russe.