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Vladimir JABOTINSKY

Vladimir Zeev Jabotinsky (1880-1940) est né à Odessa dans une famille de juifs assimilés. Le pogrom de Kichinev, en 1903, l’incite à se lancer dans la politique. Il fonde alors l’Organisation d’autodéfense juive dans sa ville. Après la Première Guerre mondiale, il s’installe en Palestine où il sera à l’origine de la future armée d’Israël. Il meurt subitement le 4 août 1940 à New York.
Érudit et polyglotte, Vladimir Jabotinsky est l’auteur de nombreux articles, poèmes et traductions. Il a publié également deux romans, Samson, le Nazir (1925) et Les Cinq (1936).

Publié aux éditions des Syrtes
Les Cinq (2006)

Samson, le nazir (2008)

 

Publiés aux éditions des Syrtes
Traduit du russe par Luba Jurgenson

Dans ce seul roman de la trilogie biblique qu’il avait imaginée à avoir vu le jour, Jabotinsky redonne vie à Samson. En parcourant en imagination la terre promise au cours de cette libre reconstruction du célèbre passage du Livre des Juges, Jabotinsky semble poursuivre sa quête de la langue originelle à travers sa langue maternelle. L’auteur creuse en effet plus profond le russe pour trouver de l’hébreu au-dessous. C’est pour lui l’occasion de revisiter les mythes communs de la culture judéo-chrétienne, de rappeler que ces mythes fondent l’Europe.

L’auteur prend alors à rebours le récit biblique pour reprendre à l’histoire religieuse ce qui était de l’histoire tout court. Il fallait aussi désacraliser pour rehistoriciser, donner une nouvelle légitimité à cette terre.  Non plus vue comme une terre sainte, ni même un ailleurs exotique, mais comme le berceau de la civilisation européenne.

Écrit dans les meilleures traditions du roman symbolique, ses inspirations poétiques et ses personnages hors pair font de Samson une oeuvre humaniste avant tout. La passion retenue de la langue le place à côté des classiques du siècle inspirés par la Bible. Tels que Joseph et ses frères de Tomas Mann, Christ et Antéchrist de Dmitri Merejkovski, Judas Iscariote de Léonid Andreïev, et, plus tard, Le Maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov.

Du même auteur aux Éditions des Syrtes:
Les Cinq (2006)
Les Cinq dépeint le monde perdu des Juifs d’Odessa du début du XXe siècle, dans toute sa couleur et sa vitalité, sa vulnérabilité historique et son éternel optimisme. L’histoire de la famille Milgrom se confond avec le destin de sa ville. Les cinq frères et sœurs, pris dans la tourmente, vivront, chacun à sa manière, la confusion et la décadence de ce monde qui disparaîtra bientôt dans les secousses de l’Histoire. Rarement l’amour d’une ville et le présage de sa fin ne se sont mariés de manière aussi poignante que dans ce merveilleux roman, dont certaines pages comptent parmi les plus belles de la littérature russe. La langue savoureuse et subtile, aux tournures baroques et empruntant au yiddish, au polonais ou à l’ukrainien, rattache Jabotinsky aux grands écrivains odessites.