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Parution : mars 2024

ISBN 9782940701841 (mai 2024)

Le Monde d'avant. Les derniers jours de l'aristocratie russe – Parution le 17 mai

NouveautésActualité et histoire
À paraître

25,00 TTC

Description

Traduit de l’anglais par Jean-Pierre Ricard

Épique par son ampleur, précis dans ses détails et déchirant par son drame humain, Le Monde d’avant, Les derniers jours de l’aristocratie russe raconte par le menu détail l’histoire des « perdants » de la révolution russe. En effet, le destin de la noblesse, c’est-à-dire la destruction d’une classe sociale entière (environ 2 millions de personnes) est l’un des aspects ignorés de la révolution russe et l’une de ses tragédies, à quoi souhaite remédier l’historien américain Douglas Smith.

Cette destruction préfigure celle d’autres groupes sociaux en Russie au cours des années suivantes. Après la persécution des nobles par les bolcheviks, Lénine a continué avec les socialistes modérés et les paysans considérés comme riches, Staline avec les intellectuels, etc. Ainsi, une fois les anciens ennemis vaincus, il fallait en découvrir de nouveaux pour justifier la poursuite du combat pour un radieux avenir communiste. Ce livre raconte donc comment l’élite russe a été privée de ses biens et presque entièrement détruite au cours de la période comprise entre 1917 et la Seconde Guerre mondiale : la révolution de Février, le coup d’État bolchevique, la guerre civile, la nouvelle politique économique (NEP) et l’ère stalinienne.

L’historien a choisi comme fil conducteur de s’appuyer sur la vie des familles Cheremetiev et Golitsyne sur plusieurs générations, car leur expérience et leurs manières de réagir aux événements sont représentatives de ce qu’ont vécu les nobles dans leur majorité. Les deux familles appartenaient l’une et l’autre à la frange la plus élevée de la noblesse, l’aristocratie ; l’une et l’autre avaient un passé ancien et respecté ; toutes deux ont terriblement souffert pendant la révolution et ont été divisées, certains de leurs membres quittant définitivement la Russie. Smith décrit des opinions parfois divergentes au sein même de ces familles concernant l’état de la société et de la politique russes, ainsi que la nécessité – ou le caractère inévitable – de la révolution. Certains écrits montrent que nombreux étaient ceux qui reconnaissent les injustices et les inégalités des traditions séculaires de gouvernance et de classe russes, voire que leur destin était à « un moment de bilan historique ». Ces deux familles ont également laissé une masse considérable de lettres, de journaux personnels, de livres de souvenirs qui constituent les sources indispensables pour raconter cette histoire d’une manière complète, exacte et convaincante.

Dans le livre extrêmement documenté et détaillé il est question de palais pillés et de domaines incendiés, de fuites en pleine nuit pour échapper à des paysans déchaînés ou aux soldats de l’Armée rouge, d’emprisonnement, d’exil et d’exécutions. Mais il y est aussi question de survie et d’adaptation, puisque beaucoup de membres de la noblesse tsariste sont parvenu à surmonter le traumatisme que représentait la disparition de leur ancien monde et ont réussi à se faire une place dans l’ordre nouveau, et pour eux hostile, que représentait l’Union soviétique.

Douglas Smith est un historien américain, auteur de six ouvrages sur la Russie traduits dans plus d’une douzaine de langues. Paru en 2013, Les Derniers Jours de la noblesse russe a été un best-seller au Royaume-Uni et a remporté le prix inaugural du livre russe de la Maison Pouchkine en 2013. Son premier livre, La Perle : la véritable histoire d’un amour interdit dans la Russie de Catherine la Grande, est paru en français aux éditions Autrement, en 2010.

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