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Orthodoxie
Publiés aux éditions des Syrtes
OUVRAGE ÉPUISÉ. DISPONIBLE EN POCHE ICI
Postface de Mikhaïl Lepekhine

C’est là l’œuvre d’une vie, celle de Boris Chiriaev. Cet intellectuel moscovite fait mémoire de ses sept années de travaux forcés aux îles Solovki, archipel situé dans les eaux glacées de la mer Blanche, au large des côtes de Carélie. Une « chronique des temps de naufrage » qu’il commencera à écrire au camp et poursuivra pendant vingt-cinq ans. Chiriaev arrive donc aux Solovki en 1923. Le monastère de l’archipel Solovki, symbole du monachisme orthodoxe, était devenu, après 1917, un bagne au régime dur où régnait l’arbitraire.

On assiste, avec Chiriaev, à la naissance du système concentrationnaire soviétique et du premier camp de travaux forcés. On découvre ainsi les balbutiements de ce qui allait devenir le symbole même de la répression bolchevique. Car les autorités n’avaient pas encore compris les avantages économiques du travail forcé.

Mais Boris Chiriaev, au milieu de cette désolation, voit poindre la lueur d’une veilleuse que rien ne peut éteindre. Il s’agit de celle du dernier ascète des Solovki qu’il a surpris en prière dans sa hutte au fond des bois, celle aussi d’une baronne qui sacrifiera sa vie pour soigner les malades du typhus, ou celle de cette communauté de vieux-croyants qui, persécutés par le nouveau pouvoir, mourront aux Solovki dans la plus absolue dignité. Les Solovki étaient un Golgotha, nous dit l’auteur, mais sur elles brillait aussi la lumière de l’Esprit.

EN RÉIMPRESSION.

Pour rédiger des commentaires de la liturgie de saint Jean Chrysostome, le hiéromoine Grégoire s’est tourné vers ceux qui ont vu la vraie Lumière, qui ont entendu le Verbe et ont touché la tête immaculée du Maître, comme il est dit dans l’office de la Théophanie. Ce livre est constitué des expériences eucharistiques des saints de toutes époques. Il présente la liturgie comme ceux-ci l’ont vécue et comme la vit aujourd’hui l’Église orthodoxe. Les Évangélistes et les Pères théophores nous parlent donc du Christ comme ils Le vivent lorsqu’Il est près d’eux au cours de la divine liturgie de saint Jean Chrysostome. L’auteur exprime ainsi cette humble prière. Que cette édition contribue à une meilleure compréhension de la liturgie et une plus profonde participation à celle-ci.

« Il est nécessaire de comprendre le miracle des Mystères ; ce qu’il est, pourquoi il a été donné, et quelle est son utilité. » – Saint Jean Chrysostome

Le père Gleb Kaleda (Petrograd 1921-Moscou 1994) était un professeur de géologie qui avait parcouru toute l’URSS, organisait des conférences, et publiait des contributions scientifiques de grande valeur. Ordonné au sacerdoce en 1972, en secret (au grand jour, il n’aurait jamais pu l’être), par un autre savant géologue, le métropolite de Iaroslavl Ioann (Wendland), il célébra clandestinement chez lui jusqu’en 1990. Le patriarche Alexis II le chargea alors de l’organisation de la catéchèse, tout spécialement à destination des prisonniers. Il fut donc le premier aumônier de prison en Russie depuis la révolution. Le père Gleb, riche d’une grande expérience humaine, s’y attela avec autant d’énergie que d’enthousiasme. Tout était à faire, à inventer. Sa foi souleva des montagnes.

Ce petit livre relate cette expérience bouleversante et la réflexion qu’elle induit. Il s’accompagne de témoignages sur son auteur et sur son interlocuteur, Guennadi Nikolaevitch, un directeur de prison hors normes.

Le père Seraphim Rose (1934-1982), le spirituel orthodoxe américain le plus connu et vénéré, consacra sa vie de moine à replacer les grandes questions modernes sous la lumière de la Tradition chrétienne orthodoxe et patristique. Ce livre met en lumière l’origine et la condition primordiale de l’homme et du cosmos. Il montre ainsi comment ces mystères sont inextricablement liés à ceux de la rédemption du Christ. Au-delà des arguments rationnels ou scientifiques, il présente la vision de l’humanité qu’avaient les saints Pères de la volonté divine.

En cette époque confuse et oublieuse du passé, il est en effet rare de faire entendre une lecture de la création du monde et de l’homme différente de celle de la pensée scientifique dominante.

Le texte ici traduit est donc une réflexion profonde du père Rose sur le Livre de la Genèse, structurée par sa fidélité aux Pères de l’Église et vivifiée par son amour de la Vérité. Cette étude développe une critique raisonnée et inspirée de la fameuse théorie de l’évolution. Celle que Charles Darwin, reprenant l’idée de son grand-père Erasme, répandra dans les sphères pensantes de son siècle. Dès lors, l’évolutionnisme allait connaître en Occident le succès que nous lui connaissons et qui prime encore aujourd’hui sur toute autre explication de l’origine de l’Homme.

Genèse, Création et premier homme est un ouvrage édité à titre posthume, rassemblant les travaux du père Seraphim sur le sujet brûlant de la Création, critique vis-à-vis de la philosophie moderne de l’évolution, et présentant le résultat des recherches de scientifiques orthodoxes dans les domaines de la biologie et de la géologie.

Préface du métropolite Hilarion de Volokolamsk
On sait peu de choses de la vie du moine Hilarion (Domratchev) : il naquit vers 1845 dans la région de Viatka, fut enseignant après avoir terminé quatre classes de séminaire ; il partit pour l’Athos où il vécut plus de vingt ans au monastère russe Saint-Pantéléimon. Dans les années 1880, il s’en fut au Caucase, où on le rattacha au monastère Saint-Simon-le-Cananéen du Nouvel Athos. Dans ce livre, il narre sa rencontre avec un ermite du Caucase, qui lui enseigna la Prière de Jésus. L’ouvrage est un classique de la littérature orthodoxe, qui suscita notamment de nombreuses vocations.  » Ce livre, écrit avec l’aide de Dieu, n’a qu’un but : expliquer aussi complètement que possible en quoi consiste la Prière de Jésus, elle qui, suivant l’enseignement unanime des saints Pères, est la racine et le fondement en même temps que le sommet et la perfection de la vie spirituelle. Toute l’insistance de nos paroles ne vise qu’à cela. Nous mettons toujours cette Prière au-dessus de toutes les autres vertus, dont aucune ne l’égale lorsque la Prière atteint les degrés les plus élevés.  » Cet ouvrage dresse ainsi le portrait de moines retirés du monde par amour de la solitude en Dieu.  

 

  Georges Kordis est depuis plusieurs décennies l’un des meilleurs iconographes du monde orthodoxe. Cet ouvrage magistral fait d’ailleurs depuis longtemps autorité et a déjà été traduit en cinq langues. Il présente une synthèse de la compréhension et de l’expérience de Georges Kordis. Il ne se propose pas seulement comme un manuel permettant aux iconographes d’apprendre ou de perfectionner leur art, mais comme le moyen, pour tous ceux qui s’intéressent à l’icône, de comprendre en profondeur la façon dont sont élaborées les meilleures icônes pour réaliser au mieux les buts qu’elles poursuivent, dans une perspective où l’art est au service de la spiritualité. La parution de ce livre original et fort est donc un événement de première importance, dans un domaine où rien d’équivalent n’avait encore été publié.  

 

Avant-propos de Bernard Le Caro
Si les divergences principales entre l’Orthodoxie et les confessions occidentales sont aujourd’hui connues d’un assez large public, leurs racines et leurs implications sur la vie spirituelle sont souvent ignorées. C’est cette lacune que vient compléter le présent ouvrage. C’est aussi une histoire spirituelle succincte de la France, vue par un orthodoxe. Ainsi qu’une réflexion profonde et ouverte sur les problèmes actuels de l’Église orthodoxe. La sincérité et la profondeur de la démarche du père Placide, sa connaissance approfondie de la tradition spirituelle et théologique occidentale, et son expérience de l’Orthodoxie vécue en son cœur, donnent à sa parole une autorité unique.
Né en 1926 à Issy-les-Moulineaux, le père Placide est moine et théologien orthodoxe renommé. Il a également fondé les monastères de Saint-Antoine-le-Grand à Saint-Laurent-en-Royans (Drôme) et de la Protection-de-la-Mère-de-Dieu à Solan (Gard). Ils dépendent tous deux du monastère de Simonos Petras sur le Mont Athos. Le père Placide est l’auteur de nombreux ouvrages sur la vie spirituelle et traducteur de textes liturgiques et patristiques fondamentaux. Décédé en janvier 2018, il est enterré au monastère de Saint-Antoine-le-Grand.
       

 

Ce livre est composé de trois parties, autour d’un thème capital: celui du passage de la vie à la mort.Il y a d’abord D’eau et d’Esprit, le livre du père Alexandre Schmemann sur le Baptême écrit directement en anglais, puis Réflexions sur la mort composé de deux textes. On retrouve dans Ô mort, où est ton aiguillon ? – les chroniques que le père Alexandre Schmemann enregistrait sur Radio Liberty à destination de l’URSS –, toutes les composantes de son talent : une idée poussée jusqu’à ses extrêmes limites (la mort, cette abomination à laquelle tout est soumis en ce monde), une réponse théologique inscrite dans la tradition de l’Église (Dieu n’a pas créé la mort, celle-ci est un ennemi à détruire), et la preuve par la joie ressentie lors de la nuit de Pâques, un avant-goût du Royaume. Enfin, La Liturgie de la mort porte sur le traitement de la mort dans la liturgie orthodoxe. Le père Alexandre Schmemann a consacré à ce thème en 1979 un cours au séminaire orthodoxe de Saint-Vladimir. Ces trois textes constituent une réflexion approfondie sur la vie et la mort livrée par le grand théologien et liturgiste que fut le père Alexandre Schmemann. Alexandre Schmemann (1921-1983) est né en Estonie d’une famille d’émigrés russes. Après des études secondaires à Paris, il reçoit une formation théologique à l’Institut orthodoxe Saint-Serge. Ordonné prêtre en 1945, il rejoint le séminaire orthodoxe Saint-Vladimir aux États-Unis dont il deviendra le doyen. Homme d’Église d’une envergure exceptionnelle le père Alexandre Schmemann a été le maître incontesté de la théologie liturgique.
       

 

Le point de départ de la réflexion de Jean-Claude Larchet est le constat de la dégradation écologique alarmante ces dernières années, et d’un échec croissant dans la mise en œuvre des mesures environnementales. La réponse à ces problèmes urgents n’est pas seulement d’ordre politique ou économique. Elle est fondamentalement d’ordre spirituel et moral. Et la théologie et la spiritualité doivent s’attaquer aux racines du problème écologique. La crise écologique est ainsi étroitement liée à notre vision du cosmos et à notre mode de relation avec la nature. Entretenant un lien fort avec la nature, création de Dieu, les différentes confessions chrétiennes se sont associées à ce mouvement pour la protéger. Elles y font entendre leurs voix et y acquièrent le statut d’autorités morales. C’est dans une perspective spirituelle et religieuse que se situent aussi les positions écologiques de l’Église orthodoxe. Mais sur la base d’une cosmologie et d’une pratique spirituelle élaborées au cours des siècles, qui lui confèrent en la matière un certain droit d’aînesse. Elle peut ainsi apporter dans le cadre de la crise actuelle des principes qui guident la réflexion et l’action de tous ceux qui cherchent à sauver la nature. La synthèse de ces deux domaines permet de donner à la réflexion écologique la dimension spirituelle pertinente qu’exige son traitement en profondeur tant sur le plan théorique (théologique, cosmologique et anthropologique) que pratique, éthique et ascétique.  
Cette anthologie rassemble des textes de l’Écriture ainsi que de Pères et de spirituels orthodoxes de toutes les époques qui nous permettent de comprendre ce qu’étaient idéalement, au paradis des origines, les relations de l’homme avec les animaux. Car sur les règles éthiques qui doivent régir les relations de l’homme avec les animaux, le christianisme a beaucoup à nous dire à travers les réflexions cosmologiques, anthropologiques, théologiques qu’il a développées au cours de son histoire.
Les témoignages de ses saints anciens et contemporains peuvent également expliquer pourquoi les relations entre les hommes et les animaux se sont ensuite dégradées, et ce que les animaux – des plus familiers aux plus sauvages – peuvent nous apprendre sur la nature, sur nous-même. De même, cela permet de comprendre comment les saints ont réussi à retrouver avec les animaux desrelations non seulement pacifiées, mais familières et amicales, les traitant – mais sans idolâtrie –avec respect et amour, retrouvant ainsi la condition paradisiaque où les rapports de l’homme avec la nature étaient parfaitement harmonieux. Cet ensemble de textes est accompagné par une riche iconographie orthodoxe, ancienne, pro- venant aussi bien des monastères orthodoxes grecs, russes, roumains ou siciliens que des œuvres contemporaines.  
Cet ouvrage, deuxième tome d’une série de six volumes sur Jésus Christ, est tout entier consacré à l’étude du Sermon sur la montagne, le plus long des discours du Christ rapportés dans les Évangiles synoptiques. Cette place particulière invite à le considérer comme une sorte de programme spirituel et moral qui sera mis en lumière au fil des pages du Nouveau Testament. Le Sermon, qui contient la quintessence de la doctrine morale de Jésus, est ainsi envisagé dans le contexte élargi de la tradition ecclésiale. Mettant l’accent sur l’interprétation du Sermon par les Pères de l’Église, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, fait preuve en même temps d’une profonde connaissance des philosophes et des théologiens contemporains, abondamment cités. Dans son introduction, l’auteur écrit : « Nous ne nous donnons pas pour objectif d’offrir une analyse exhaustive des commentaires antiques et contemporains du Sermon sur la montagne. Il nous importe surtout de comprendre comment vivre Le Sermon sur la montagne dans le contexte actuel. » Les commentaires récents des sentences de Jésus se réduisent souvent à une tentative de savoir ce qu’Il avait pu « vouloir dire » dans le contexte de Son époque. Or, s’il est important de comprendre le sens que les enseignements de Jésus pouvaient avoir pour Ses premiers auditeurs, leur importance ne se limite pas à ce sens. En réduisant les paroles de Jésus au contexte historique dans lequel elles ont été prononcées, le chercheur crée inévitablement une distance entre leur sens supposé dans cette situation donnée, et leur application pratique dans d’autres situations. Pourtant, Jésus, en prononçant Ses enseignements, faisait plus que d’avoir quelque chose en vue: Il invitait à répondre. Cette réponse doit s’exprimer par des actes concrets sur le plan pratique: des actes qui ne dépendent ni du contexte historique, ni des circonstances.
Les saints occidentaux des dix premiers siècles appartiennent à l’Église orthodoxe, tout autant que les saints d’Orient. Ils partagent la même foi, la même vie spirituelle et indiquent de la même façon la voie vers le salut. C’est pour cette raison que les orthodoxes ayant fui leurs pays après les tragiques événements de la révolution russe ont fait revivre le culte de ces saints, oubliés en Occident et encore inconnus en Orient. La liste des saints orthodoxes locaux qui devaient être célébrés par l’Église a été décidée lors d’une assemblée des évêques en Europe occidentale présidée par l’archevêque Jean (futur saint Jean de Changhaï et de San Francisco), les 16-17 septembre 1952 à Genève. Parmi eux se trouvaient déjà quelques saints de la terre d’Helvétie : saint Colomban, saint Gall, saint Fridolin, et sainte Clotilde. Le choix des saints orthodoxes qui figurent dans ce recueil n’est pas arbitraire. En principe, ne sont considérés comme orthodoxes que les saints qui, non seulement ont vécu avant le schisme occidental de 1054, mais qui confessent également la foi orthodoxe et n’adhèrent à aucune doctrine étrangère à la foi des Pères. L’Église orthodoxe russe ayant incorporé dans son sanctoral les saints helvètes antérieurs au schisme, et leur ayant dédié un office liturgique et une fête annuelle, cet ouvrage permet de mieux les connaître. Les vies des saints orthodoxes de la terre d’Helvétie sont présentés comme dans un synaxaire d’Église, c’est-à-dire par mois, en commençant par celui de septembre, début de l’année liturgique.
Collection Grands spirituels orthodoxes dirigée par Jean-Claude Larchet
Le père Amphiloque Makris (1889-1970) qui vient d’être canonisé par le patriarcat de Constantinople, est une grande figure de la spiritualité orthodoxe du xxe siècle.  Le futur Amphiloque est né le 13 décembre 1889. À l’âge de dix-sept ans il est entré au monastère de Saint-Jean le Théologien, à Patmos. Après un séjour au Mont Athos, il est tonsuré au grand Schéma. En 1926, il est affecté à la grotte de l’Apocalypse, à Patmos. Il a consacré beaucoup de temps aux étudiants de l’Académie ecclésiastique, devenus par la suite des supérieurs de monastères. Dans son île natale de Patmos, il a fondé le monastère féminin de l’Annonciation et a contribué à revivifier le monachisme cénobitique.  Dans les années 1930, dans les îles du Dodécanèse alors sous occupation italienne, le père Amphiloque Makris s’est consacré au maintien de la foi et de la vie orthodoxes en même temps qu’au sentiment national. Il a connu des persécutions et a été exilé en Grèce continentale, où il a reçu l’hospitalité de la confrérie Zoe à Athènes. De là, il s’est déplacé dans toute la Grèce, puis en Crète, où il est devenu le père spirituel de l’île. Revenu à Patmos en 1939, il s’est consacré aux dépendances et au monastère féminin de l’Annonciation. En 1947, Amphiloque a constitué un petit groupe de religieuses pour venir en aide aux orphelins de Rhodes (alors extrêmement pauvres) en fondant un orphelinat, ainsi qu’une maison pour les femmes enceintes. Sa renommée de père spirituel attira à lui de nombreuses personnes venues de toute la Grèce, mais aussi d’Europe, notamment de France. Il fut aussi le père spirituel du jeune Dimitrios Archontonis (le futur patriarche œcuménique Bartholomée) et de plusieurs jeunes étudiants ou moines devenus par la suite higoumènes, évêques ou métropolites.  De nombreux témoignages et quelques récits de miracles constituent des attestations supplémentaires de la sainteté du père Amphiloque, aujourd’hui proclamée par l’Église universelle. Ce livre, écrit par un disciple du père Amphiloque devenu métropolite de l’Église d’Albanie, fut un des premiers consacrés à l’Ancien. Il a connu un grand succès puisqu’il en est à sa cinquième édition et a obtenu le prix de l’Académie d’Athènes. 
Né en 1701 à Kiev, Vassili Grigorovitch-Barski est un jeune homme de vingt-deux ans lorsqu’il prend son bâton de pèlerin sur les routes de l’Europe et du Proche-Orient. Durant près d’un quart de siècle, après avoir fait le tour de l’Italie, il visitera deux fois le Mont-Athos, passera sans cesse d’une contrée à l’autre : de la Syrie au Liban, du Liban à la Palestine et à l’Égypte, faisant escale dans les îles grecques, s’attardant à Patmos et à Chypre, faisant siennes ces contrées méditerranéennes tout en apprenant les rudiments de leurs langues et en perfectionnant sa maîtrise du grec. Marcher inlassablement, dormir à même le sol, ne pas manger à sa faim, invoquer Dieu dans la tempête, s’effondrer, tomber malade, se faire rouer de coups et déposséder par des brigands, s’ouvrir au monde, s’instruire, se découvrir soi-même par la même occasion… tel fut le quotidien du voyageur au long cours Vassili Barski, de 1723 à 1747. Il consigne sans relâche dans des carnets ses impressions de voyage, ses rencontres, décrit les lieux avec une précision de géographe ou d’architecte amateur, dans une langue parsemée de mots empruntés ou adaptés des pays traversés, illustrant ses notes de dessins de villes ou de monastères, n’hésitant pas, à l’occasion, à se mettre en scène au détour d’un chemin ou d’une source. Ces Pérégrinations sont un témoignage inestimable sur une époque particulière, sur un monde chrétien divisé en chrétientés latine et grecque et subissant la domination musulmane. Et Vassili Barski est à l’image de la communauté slave de son temps, en pleine transition vers la modernité.
 
Le Père Georges Florovsky (1893-1979), après quelques années d’enseignement à Paris, fit la plus grande partie de sa carrière aux États-Unis où il enseigna dans les plus prestigieuses universités (Harvard, Cambridge, Princeton…). Unissant une vaste érudition, un attachement profond à la tradition ecclésiale, un souci de répondre aux problèmes contemporains et un sens aigu du dialogue avec les autres confessions chrétiennes, il est considéré comme l’un des plus importants théologiens orthodoxes de notre temps. En France pourtant, son œuvre volumineuse, écrite majoritaire-ment en russe et surtout en anglais, n’a que très peu été traduite. En proposant vingt-cinq de ses articles en traduction française, ce volume entend combler cette lacune. Écrits entre 1927 et 1967, centrés sur les thèmes majeurs de la pensée de Florovsky, ces articles gardent un caractère actuel, car les problèmes qu’ils ont affrontés continuent à exister, et les solutions qu’ils proposent sont toujours pertinentes. Ils sont précédés d’une longue étude de Jean-Claude Larchet qui constitue un livre en soi. Après une présentation détaillée de la vie de Florovsky, cette étude analyse les principaux thèmes de son œuvre et évalue son influence au cours des cinquante dernières années.

La pandémie causée par la COVID-19 a surpris, désorienté et désorganisé la planète. Les religions n’ont pas échappé à l’ébranlement général et le christianisme a payé un lourd tribu : fermeture des églises, réduction du nombre de participants aux offices et à la communion, modification de la façon dont sont dispensés les sacrements et vénérés les objets sacrés. Ces changements, mettant en cause des pratiques traditionnelles plus que millénaires, ont suscité d’importants débats, touchant parfois des points essentiels de la foi. Ce livre apporte des éclaircissements permettant d’affronter plus sûrement et plus sereinement les séquelles de la pandémie sur les âmes et de mieux s’armer pour lutter contre celles qui risquent de surgir à l’avenir.