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correspondance
Publiés aux éditions des Syrtes
Traduit du danois, présenté et annoté par Anne-Christine Habbard

Publié pour la première fois en français et dans son intégralité, la correspondance complète et inédite de Søren Kierkegaard est un document singulier. Les lettres, à ses amis ou sa fiancée dévoilent des aspects méconnus de l’un des philosophes majeurs du XIXe siècle.

A la fois véritable texte littéraire et mise en œuvre concrète de ses idées philosophiques, cette correspondance éclaire sous un jour nouveau la relation toute particulière entre l’homme et son œuvre. Elle constitue également l’illustration vivante de la singularité de l’approche du philosophe danois. Chaque lettre est ainsi traversée par l’inlassable travail de l’esprit pour coïncider avec lui-même, dans l’ouverture à l’autrui. De même, elles remettent sur le métier la difficile question de l’aide qu’un individu peut et doit apporter à l’autre.

 
Traduit du russe par Eveline Amoursky

L’amitié entre Marina Tsvetaeva et Anna Teskova débute en 1922, lorsque cette dernière invite Marina à une soirée littéraire. Ces lettres témoignent des dix-sept années d’exil de la voix poétique la plus déchirante du XXe siècle. Marina y dit l’amour et la poésie, le maternel et le féminin, la nostalgie, l’arrachement et la solitude, sa foi dans la vie et dans l’homme. De l’infiniment petit à l’infiniment grand, on la suit dans la démesure et l’on perd le souffle devant cette prodigieuse capacité à conjuguer à tous les temps et à tous les modes le verbe aimer.

Du même auteur aux Éditions des Syrtes:
Le Cahier rouge (2011) Les Carnets (2008) Lettres du grenier de Wilno (2004) Correspondance 1922-1936: Boris Pasternak (2005) Cet été-là – correspondance avec Nicolas Gronski 1928-1933 (2005) Poésie lyrique 1912-1941 (2015): édition bilingue en deux volumes, Poèmes de Russie (1912-1920) et Poèmes de maturité (1921-1941), et en coffret.
Traduit du russe et annoté par Eveline Amoursky

Au cours de l’été 2001, Wladyslaw Zawistowski, poète et dramaturge polonais, découvre dans le grenier de la maison de sa grande mère, Nathalia, douze longues lettres que lui a envoyées Marina Tsvetaeva entre 1934 et 1939, alors qu’elle vivait à Paris.

Les lettres en disent long sur la poétesse mais également sur sa correspondante, une enseignante de Vilnius. Elles éclairent souvent de manière crue des zones d’ombre de Marina Tsvetaeva. Celle-ci a fait fi de toute pudeur :  tout peut se dire à une parente lointaine, inconnue. L’âme, la politique, la famille, mais aussi ses préoccupations terre à terre et domestiques, … Et tout ce qui se dit est absolument bouleversant.

Du même auteur aux Éditions des Syrtes:
Le Cahier rouge (2011) Les Carnets (2008) Lettres à Anna (2003) Correspondance 1922-1936: Boris Pasternak (2005) Cet été-là – correspondance avec Nicolas Gronski 1928-1933 (2005) Poésie lyrique 1912-1941 (2015): édition bilingue en deux volumes, Poèmes de Russie (1912-1920) et Poèmes de maturité (1921-1941), et en coffret.
Traduit du russe et annoté par Chantal Houlon-Crespel Préface de Véronique Lossky

Dans la courte vie du poète Nicolaï Gronski, sa rencontre avec Marina Tsvetaeva a laissé une trace lumineuse. « J’avais été son premier amour et lui mon dernier… » dira Tsvetaeva après la mort de Gronski en décembre 1934. La correspondance durera trois mois pendant l’été 1928 et elle est remarquable. C’est l’unique correspondance à deux voix conservée dans les archives de Tsvetaeva. Un temps, elle a pensé écrire un roman à partir de cette correspondance, Lettres d’un été, resté sans suite.

Du même auteur aux Éditions des Syrtes:
Le Cahier rouge (2011) Les Carnets (2008) Lettres du grenier de Wilno (2004) Correspondance 1922-1936: Boris Pasternak (2005) Lettres à Anna (2003) Poésie lyrique 1912-1941 (2015): édition bilingue en deux volumes, Poèmes de Russie (1912-1920) et Poèmes de maturité (1921-1941), et en coffret.
Traduit du russe, présenté et annoté par Eveline Amoursky et Luba Jurgenson

La rencontre annoncée dans cette correspondance entre deux génies de la poésie russe du XXe siècle est un événement littéraire exceptionnel. Exceptionnelle, elle l’est d’ailleurs doublement, cette relation épistolaire entre poète soviétique et poète de l’émigration, à l’heure où, après une phase de liberté surveillée où les échanges étaient encore possibles, la culture russe se scinde en deux – et ceci pour toute la durée de l’expérience soviétique.

Boris Pasternak et Marina Tsvetaeva s’étaient rencontrés à Moscou en 1918. Ce n’est qu’en 1922 qu’ils se sont véritablement découverts au travers de leurs écrits respectifs. Pendant quatorze années, ils ont ainsi entretenu une correspondance d’une densité extrême et d’une intensité rare dans laquelle se tissent, étroitement mêlées, passion sentimentale et poésie, sur fond d’époque historique et d’histoire littéraire. Plus des trois quarts de ces lettres échangées entre ces deux êtres radicalement différents sont inédits. Dessinant une courbe en arc de cercle, la relation se noue, suit un mouvement ascendant jusqu’à atteindre un pic paroxystique, décroît, se dénoue et finit par se défaire définitivement.

Autour de Boris Pasternak aux éditions des Syrtes
Boris Pasternak, poète de son temps (2015)
Du même auteur aux Éditions des Syrtes:

Le Cahier rouge (2011) Les Carnets (2008) Lettres du grenier de Wilno (2004) Correspondances avec Nicolas Gronski, 1928-1933 (2005) Lettres à Anna (2003) Poésie lyrique 1912-1941 (2015): édition bilingue en deux volumes, Poèmes de Russie (1912-1920) et Poèmes de maturité (1921-1941), et en coffret.

Traduit du russe par Anne Kichilov

Le nom de saint Théophane le Reclus est lié aux richesses spirituelles recueillies dans sa prière, dans sa méditation et dans sa contemplation sur Dieu. Auteur de nombreux ouvrages, traducteur, il a également laissé une abondante correspondance. Les Lettres, aujourd’hui traduites en français, sont le fruit d’un échange épistolaire avec Anastassia Ivanovna Kougoutcheva. Cette jeune femme de la haute société russe, prise dans le tourbillon de la vie mondaine pétersbourgeoise du XIXe siècle, est rongée par des doutes et des interrogations sur celle-ci : « Je suis convaincue que ce n’est pas là la vie. Du mouvement, il y en a beaucoup, mais de vie, point… »

L’idée qui domine est que la vie présente n’est pas un but en soi mais une préparation de la vie à venir, conforme à la volonté de Dieu, sorte d’antichambre de la vie éternelle. Le lecteur suit « sur le vif » la pédagogie toujours circonstanciée du saint homme pour former l’âme d’une jeune femme. Cette dernière éprouve des difficultés somme toute assez proches de celles d’un fidèle contemporain. De cette introduction à la vie spirituelle, il pourra tirer des réponses, toujours actuelles, à une question essentielle. Comment agir au quotidien dans une société indifférente, voire hostile à ce qui concerne le monde spirituel ?

Traduit du russe par Luba Jurgenson Avant-propos de Georges Nivat. Préface d’Elena Takho-Godi. Postface de Luba Jurgenson

La correspondance des époux Lossev est un document exceptionnel sur le quotidien du camp: le froid, la faim, les travaux « généraux », les criminels, les transferts, les incessantes démarches entreprises dans le but d’obtenir une révision de peine, l’obscurité, l’humidité, les châlits rapprochés, l’existence dans des « baraquements où les hommes sont serrés comme des harengs ». Dans les tréfonds de cet enfer résonnent deux voix qui n’en forment qu’une. La première est inquiète, interrogative, révoltée, en quête de sérénité. Alors que la seconde est douce, régulière, tendre, très proche, très intime.  Valentina Losseva cherche à bercer l’âme épuisée de son compagnon. 

La correspondance des Lossev n’a été publiée dans son intégralité, en Russie, qu’en 2005. C’est ainsi une occasion unique d’entrevoir l’âme du penseur, de connaître le regard qu’il a posé sur une situation existentielle extrême qui contribuait à révéler l’essence de l’homme.
 
La rencontre annoncée dans cette correspondance entre deux génies de la poésie russe du XXe siècle est un événement littéraire exceptionnel. Boris Pasternak et Marina Tsvetaeva s’étaient en effet rencontrés à Moscou en 1918. Ce n’est qu’en 1922 qu’ils se sont véritablement découverts à travers leurs écrits respectifs. Pendant quatorze années, ils ont entretenu une correspondance d’une intensité rare où se tissent, étroitement mêlées, passion sentimentale et poésie. Dessinant une courbe en arc de cercle, la relation se noue, suit un mouvement ascendant jusqu’à atteindre un pic paroxystique, décroît, se dénoue et finit par se défaire définitivement. Il faut lire les lettres de Tsvetaeva et de Pasternak comme leur poésie, comme une œuvre à part entière. Véritable laboratoire d’écriture, mais également laboratoire de la vie, car c’est au gré de ces lettres que se façonnent les événements majeurs de leur biographie. Les mots échangés sont dérobés à la vie, au quotidien, à la famille. Également disponible en version numérique
 
Si grâce aux disciples de Nikolaï Fiodorov, la Philosophie de l’œuvre commune fait le bilan des idées et théories de ce dernier, des recherches qu’il a menées tout au long de sa vie, dominées par le grand-œuvre de la ressuscitation, sa Correspondance permet d’en suivre la gestation. Les 281 lettres présentées ici couvrent une longue période: elles vont d’août 1873 à octobre 1903. Elles sont adressées à ses disciples, mais aussi à d’autres correspondants, tels que le philosophe Vladimir Soloviov, des éditeurs et jusqu’aux plus grands penseurs de son temps… Au fil des ans, le lecteur voit se construire, avec des hésitations, des tergiversations, des explications détaillées, ce que l’on trouvera ensuite, d’un bloc, dans la Philosophie. Le plus intéressant réside dans « l’actualité » de certaines interrogations de l’auteur des lettres, que l’on retrouve dans la Philosophie de l’œuvre commune, mais qui paraissent ici plus spontanées, moins intellectualisées. Les premières lettres sont écrites dans une Russie en plein bouleversement: une di- zaine d’années plus tôt (1861), le servage a été aboli, avec, entre autres conséquences, une prolétarisation de nombreux paysans n’ayant pour seule solution que de partir vers les villes, les usines et les manufactures. L’industrialisation du pays, son urbanisation ne laissent pas d’inquiéter Nikolaï Fiodorov qui y voit l’instaura- tion d’un mode de vie artificiel, à l’inverse de celui du village, où l’on travaille la terre, où l’homme est confronté à la nature, où se côtoient naturellement la vie et la mort. Utopique, la pensée de Fiodorov? Sans doute. Il n’en demeure pas moins que les idées, les interrogations du philosophe sont toujours aussi stimulantes, particulièrement lorsqu’elles sont exposées avec la spontanéité de la Correspondance: les rapports avec la nature, les questions de météorologie, l’urbanisation excessive, la maladie, la mort, la faim, la conquête de l’univers…
Du même auteur aux éditions des Syrtes
Philosophie de l’œuvre commune (2021)
  Près de dix mille lettres de la main de Maxime Gorki sont conservées par les archives de l’Institut de la littérature mondiale de Moscou. La présente correspondance inédite entre l’écrivain et ses fils représente 216 lettres échangées entre 1901 et 1934. Les deux fils de Gorki ont connu des destins singuliers et contraires : Maxime, son fils légitime, né en 1897, a vécu séparé de son père. Adolescent dissipé, passionné par les avions, il jouit pleinement de son époque. Il adhère au parti bolchevique, participe à la prise du Kremlin en 1917, se rapproche de Lénine et rejoint la Tcheka, mais décède mystérieusement en 1934. Son fils adoptif, Zinovi (Yechoua Sverdlov de son vrai nom, 1884-1966), après avoir été le secrétaire de Gorki, mène une vie d’aventurier et voyage à travers le monde. En 1914 il intègre la Légion étrangère, est gravement blessé en 1915 et mène une brillante carrière de militaire puis de diplomatie en France. Cette correspondance révèle une facette méconnue de la personnalité de Maxime Gorki, qui a entretenu des relations fortes avec ses fils. Elle dévoile son intimité au-delà du mythe forgé par la propagande soviétique. On y trouve des conseils d’éducation ou de lecture, l’humour et la poésie d’un père aimant qui tente de transmettre à ses fils ses valeurs d’humanisme et de travail. Il partage aussi ses pensées les plus critiques sur le siècle, la guerre et la révolution, sa vision du monde et de la littérature. Au fur et à mesure, correspondance privée et engagement de l’écrivain se rejoignent : Gorki dénonce le caractère prématuré et brutal de la révolution, la liberté d’expression ou les répressions. Si les échanges avec son fils légitime Maxime ont un ton plus intime, avec Zinovi, son fils adoptif, des désaccords surgissent notamment sur ses errances ou son engagement militaire. La liberté de l’expression et la sincérité qui y préside éclairent la personnalité de l’écrivain, ses convictions et ses égarements.
Du même auteur aux éditions des Syrtes
Le Bourg d’Okourov