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Bulgarie
Publiés aux éditions des Syrtes
Le roman est disponible dans une nouvelle édition Poche
 
Traduit du bulgare par Marie Vrinat

Mères prend racine dans la Bulgarie postcommuniste. Les destins de sept adolescents, élèves dans le même lycée, se croisent dans le chaos qui les entoure et les désarrois familiaux. Ils sont en « mal de mère ». Andreia, Lia, Dana, Alexander, Nicola, Deyann et Kalina vivent ainsi chacun à leur manière les souffrances de l’enfance ou la démission des parents. Le rêve d’une vie meilleure est incarné par Yavora, leur nouveau professeur, qui sait écouter et panser toutes les plaies. Et surtout garder espoir, malgré tout.

Mères a été inspiré à Théodora Dimova par un fait divers d’une violence inexplicable dans un lycée bulgare. Le roman suscite ainsi des questions d’une terrible actualité. Comment être mère lorsqu’on a été soi-même brisée par l’arbitraire? Ou encore lorsqu’on a eu un enfant pas vraiment désiré?

Du même auteur aux Éditions des Syrtes:
Adriana (2008)  
La reconstitution de la mémoire et la parole donnée aux oubliés sont au coeur des Dévastés. C’est un roman choral aux portraits poignants de femmes ordinaires devant un événement extraordinaire : la terrible épuration qui suit l’arrivée au pouvoir des communistes, en 1944, et ses stigmates. Trois femmes se retrouvent, un froid matin de février 1945, au bord de la fosse commune dans laquelle ont été jetés les corps des hommes qu’elles aimaient, et dont les destins se sont croisés dans une même cellule. Comme tant d’autres, ils ont été torturés, condamnés et sommairement exécutés, emportés par la rage révolutionnaire. Des décennies après, l’image de la fosse du cimetière de Sofia, où la neige tombe sans la recouvrir de sa blancheur continue de hanter les esprits… Les biographies familiales s’entrelacent dans une prose intense. Les trois femmes sont dépassées par la tragédie du meurtre de leurs époux, la destruction soudaine de leur vie et de leur bonheur. Au-delà des figures masculines assassinées qui émergent à travers leurs récits, la douleur, dans ce livre, est un personnage central. Elle jaillit des phrases et parvient, de façon à la fois étrange et subtile, à alarmer et à réconforter, peut-être même à guérir. Les Dévastés est un portrait de l’élite intellectuelle bulgare broyée par la terreur. Mais c’est aussi celui d’une société dans laquelle la tragédie est longtemps tue au point de devenir un douloureux secret. Sans pathos aucun, Théodora Dimova parvient à l’émotion pure et à une véritable empathie. Son style subtil et direct ainsi que la sobriété de l’écriture, en font une évocation empreinte d’humanité.
Également disponible en version numérique
Du même auteur aux éditions des Syrtes
Mères (2019) Adriana (2008)
Adriana Dimova Bulgarie transmission confession
Adriana raconte l’histoire d’une femme née dans une famille riche avant le communisme, qui blasée et cruelle, se joue des cœurs; et tout cela finit forcément mal. La rencontre avec Ioura, au soir de sa vie, sera pour elle une catharsis. Entre Adriana et la jeune femme qui l’écoute, naît une amitié et une grande affection. Grâce à cette complicité, Adriana parviendra à se regarder en face et à atteindre un état de légèreté, tandis que Ioura trouvera le bonheur. Dans une langue poétique, Théodora Dimova entraîne le lecteur dans une longue confession sans complaisance, laissant le lecteur bouleversé. Mais cette confession interroge aussi sur le sens de la transmission. Sous la plume de Dimova, Adriana devient un personnage hypnotique et mythique, digne des grandes légendes romantiques de la Mitteleuropa.  
ÉPUISÉ – DISPONIBLE EN SYRTES POCHE
Bulgarie au début du XXe siècle, une société pétrie de traditions, de superstitions et de conventions ancestrales. La jeune Miriam, fantasque, indépendante, un peu sorcière, aime Ahmed envers et contre tout. Elle décide de vivre avec lui, puis de le suivre à Istanbul au risque d’en payer le prix fort. Miriam doit se battre à chaque instant pour garder sa liberté : celle d’être une enfant libre et s’épanouir comme elle l’entend, puis comme femme, comme amoureuse et épouser qui elle entend – un homme aussi libre qu’elle –, enfin, comme mère. Mais, rattrapée par les préjugés, elle est confrontée à un choix impossible.
L’histoire racontée par Maria Kassimova-Moisset est celle de sa grand-mère et de son père, telle qu’elle lui a été racontée, telle qu’elle s’en souvient. La narration, qui s’attarde tour à tour sur les différents personnages, est entrecoupée par des dialogues dans lesquels l’autrice interpelle et questionne leurs actes. Créant ainsi un pont avec le lecteur du XXIe siècle.
L’écriture, sans pathos, dépeint avec sensibilité, empathie et poésie les détails du quotidien, regarde avec attention les visages, à la recherche de ce que l’on ne peut exprimer avec des mots. Rhapsodie balkanique est un roman poignant et universel sur les ravages de l’intolérance et l’arbitraire des choix. Un roman sur une femme qui incarne une génération désireuse de s’émanciper
Sous la direction d’Andras Kányádi
La présence du jeu royal dans les belles lettres est inestimable. Depuis l’apparition des échecs en Inde, les textes littéraires ne cessent de s’y intéresser sous les angles les plus divers. Ce recueil thématique comporte dix-huit études portant sur les littératures de l’Europe médiane, cet espace à géométrie variable que l’on situe entre les pays germanophones et russophones, et dont les limites poétiques échiquéennes pourraient être tracées entre Stefan Zweig et Vladimir Nabokov. La variété des genres y est à l’honneur, notamment avec les poèmes de Constantin Cavafy, d’August Šenoa et de Nichita Stănescu, le théâtre de Eino Leino et de Vinko Möderndorfer, les nouvelles de Sławomir Mrożek et de Milorad Pavić, ou encore les romans d’Icchokas Meras et de Patrik Ouředník. Et si l’apocryphe de Frigyes Karinthy est complété à merveille par le conte de Sholem Aleichem, l’expérience des camps staliniens albanais et bulgare, le fantastique estonien et ukrainien ou encore les parties lettone et slovaque de la condition humaine instaurent un dialogue fructueux entre les différents textes, mettant au jour les spécificités historiques, politiques, sociales et identitaires de l’espace et de ses acteurs. Les auteurs des études sont des universitaires, enseignant pour la plupart à l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO), spécialistes d’une ou de plusieurs aires culturelles.
Bulgarie au début du XXe siècle, une société pétrie de traditions, de superstitions et de conventions ancestrales. La jeune Miriam, fantasque, indépendante, un peu sorcière, aime Ahmed envers et contre tout. Elle décide de vivre avec lui, puis de le suivre à Istanbul au risque d’en payer le prix fort. Miriam doit se battre à chaque instant pour garder sa liberté : celle d’être une enfant libre et s’épanouir comme elle l’entend, puis comme femme, comme amoureuse et épouser qui elle entend – un homme aussi libre qu’elle –, enfin, comme mère. Mais, rattrapée par les préjugés, elle est confrontée à un choix impossible.
L’histoire racontée par Maria Kassimova-Moisset est celle de sa grand-mère et de son père, telle qu’elle lui a été racontée, telle qu’elle s’en souvient. La narration, qui s’attarde tour à tour sur les différents personnages, est entrecoupée par des dialogues dans lesquels l’autrice interpelle et questionne leurs actes. Créant ainsi un pont avec le lecteur du XXIe siècle.
L’écriture, sans pathos, dépeint avec sensibilité, empathie et poésie les détails du quotidien, regarde avec attention les visages, à la recherche de ce que l’on ne peut exprimer avec des mots. Rhapsodie balkanique est un roman poignant et universel sur les ravages de l’intolérance et l’arbitraire des choix. Un roman sur une femme qui incarne une génération désireuse de s’émanciper.
Également disponible en livre numérique
Aussi disponible en version numérique
Mères est inspiré d’un fait divers: deux adolescentes de quatorze ans ont tué une camarade de classe au printemps 2004 dans un lycée bulgare. Théodora Dimova a voulu montrer que le manque d’amour, l’abandon, la mésentente entre les parents, peuvent être les vrais responsables de la violence des enfants… Ce roman suscite une multitude de questions impliquant la maternité, la condition de la femme, et l’enfance : comment être mère lorsqu’on a soi-même eu une enfance difficile ? Lorsqu’on a soi-même été brisé par le totalitarisme, comment être parents dans une société encore chargée de son passé ? Que faire pour concilier la nécessité de vivre décemment en allant travailler à l’étranger, et le suivi affectif et éducatif que l’on doit à son enfant resté en Bulgarie ? Mères est construit comme un cycle de récits mettant en scène, à chaque histoire, un adolescent: Andreia, dont la mère est cloîtrée dans une dépression frisant la folie, Lia qui ne vit que par la danse, Dana, habitant seule avec son père alcoolique, Alexandre, enfant adopté, Deian, qui souffre d’être séparé de sa sœur jumelle, Kalina, qui a la charge de sa grand-mère… Dans leurs souffrances, tous trouvent réconfort auprès de Yavora, leur nouvelle enseignante. La personnalité de la jeune femme se construit et se dessine au fil des narrations, tel un puzzle. Yavora les écoute, Yavora leur permet de vivre malgré tout, et trouve toujours une issue aux problèmes. Mais un jour, elle vient leur annoncer une nouvelle qui bouleversera à jamais leur vie. Et ce seul amour se transformera alors en haine.
Du même auteur aux éditions des Syrtes
Adriana (2008)