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Allemagne
Publiés aux éditions des Syrtes
EN RÉIMPRESSION.

Berlin, 9 novembre 1989… Le mur est ouvert. La République démocratique allemande ferme boutique. Son existence ne tenait qu’à un mur. Un mur qui n’était que la partie visible de l’iceberg. Dessous se cachait la Stasi, ce monstre tentaculaire de la guerre froide, cette police secrète à qui rien n’échappait. C’est dans son antre que nous emmène Jean-Paul Picaper.

Pendant près de trente ans, il a affronté à Berlin-Ouest et en RFA les agitateurs et désinformateurs stipendiés de la Stasi, déjouant ses traquenards à Berlin-Est et en RDA. Il a vécu aussi l’infiltration du mouvement étudiant des années 1960 et de divers organismes d’Allemagne de l’Ouest. Il a également contacté à maintes reprises des dissidents est-allemands et collaboré avec eux, menant sa petite guerre personnelle contre cette dangereuse organisation tout au long de la guerre froide. À partir de son expérience, de témoignages poignants, d’entretiens avec des espions et leurs victimes, il nous entraîne dans les arcanes du « meilleur service d’espionnage de l’histoire », et nous fait vivre le quotidien d’une dictature, mêlant à la fois l’analyse rigoureuse du politologue et la narration du journaliste. Un document rare.

 

L’Ombre du mur est une « géographie personnelle » et littéraire de ce mur tombé, vécue et écrite par douze écrivains venus de l’Europe de l’Est.

Le « cercle » de Velibor Colic, Bosniaque; « l’étonnement infini » de Bessa Myftiu, Albanaise; le « lieu de la croisée des chemins » du roumain Norman Manea; la « mesure du temps » de l’allemand Lutz Seiler; les « portes de l’enfer » de Luan Starova, Macédonien; les « anges échafaudés » du Hongrois László Garaczi; les « transitions » de Théodora Dimova: pour eux comme pour bien d’autres, le mur de Berlin est une ombre qui continue de les hanter.

Hitler Staline émigration russe Syrtes
À la veille de la Seconde Guerre mondiale, l’émigration russe en Europe offrait une diversité politique importante avec cependant une seule constante : le rejet du bolchevisme. Le déclenchement du conflit allait constituer une très rude épreuve et la question essentielle concernera l’attitude à adopter dans la guerre. Qui soutenir? Qui combattre? Les options étaient variées : depuis l’engagement dans la Résistance, en passant par l’union de tous les Russes dans la défense de la patrie jusqu’à la lutte contre le bolchevisme auprès d’Hitler sous uniforme allemand. Nicolas Ross analyse ce panorama dans toute sa complexité et ce qui en ressort est la difficile conclusion que pour tous les camps, l’histoire s’est terminée dans la désillusion et la tragédie.