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Luan STAROVA

Né en 1941 à Podgradec, en Albanie, Luan Starova a fui son pays en 1945. Il se réfugie de l’autre côté du lac d’Ohrid, dans ce qui était en train de devenir la république de Macédoine, au sein de la Yougoslavie.
Devenu professeur de littérature française à l’université de Skopje, il est aussi traducteur en macédonien d’auteurs français. Il a été ambassadeur de Yougoslavie en Tunisie avant 1989, puis le premier représentant de la Macédoine en France. Ses romans sont traduits en une douzaine de langues.

 

Publiés aux éditions des Syrtes
Avant-propos d’Edgar Morin
Postface d’Eric Faye

L’exil hante la vie et l’œuvre de Luan Starova. Le Chemin des anguilles évoque une tragédie séculaire. Celle des peuples aux destins constamment déchirés, des familles déracinées aux espérances toujours contrariées», écrit Maurice Druon. Luan Starova fait ainsi partie des sages des Balkans qui écoutent et transmettent cette douleur en la transformant en chant.

Le roman tourne autour de la figure du Père. Tel le «gardien » de la bibliothèque familiale, il incarne tout à la fois mémoire, expérience et histoire. Revenu de Constantinople, il se retrouve au bord du Lac, près loin de l’embouchure et de la source du fleuve. Ce Lac devient ainsi progressivement un personnage à part entière du livre. À l’image de ce Lac, le Père se trouve à la tête d’une famille, toujours venue de quelque part et retournant quelque part. Ses livres sont écrits dans tous les alphabets, ses cartes géographiques sont de toutes les couleurs, et sur le globe rapporté de Constantinople – on peut suivre les mouvements des anguilles.

Quel est ce chemin qui n’est ni une initiation, ni un pèlerinage, ni même une émigration, mais la pénible conquête d’une vie? Le Chemin des anguilles devient « non seulement une merveilleuse œuvre littéraire mais aussi un livre d’une poétique historique et d’une dimension mythique » (Edgar Morin).