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Orthodoxie
Publiés aux éditions des Syrtes
Prenant appui sur les Saintes Écritures, L’Emergence de la personne cherche à rendre accessible la théologie des Pères de l’Église et la vie spirituelle qui en découle. Il se fonde sur la classification établie par Évagre le Pontique (346-399) des huit pensées principales, source de tous les troubles psycho-physiques et spirituels possibles, à partir desquelles toutes les autres pensées – ou maladies spirituelles – sont engendrées : la gourmandise, la luxure, l’avarice, la tristesse, la colère, l’acédie, la gloire, l’orgueil. Ce « Manuel de vie chrétienne » est donc formé de huit chapitres, consacrés à ces pensées. Chacun donne la possibilité de poser un diagnostic permettant de discerner, en nous, la présence et l’action de la pensée traitée puis de proposer une thérapeutique pour en obtenir la guérison.  
Collection Grands spirituels orthodoxes dirigée par Jean-Claude Larchet
  Ce livre peut être considéré comme l’équivalent grec du livre à succès du Père Tikhon Chevkounov, Saints de tous les jours, dont le titre russe pourrait être traduit aussi par « Saints qui ne sont pas au calendrier » ou « Saints qui ne sont pas officiellement saints ». Il s’agit en effet, rédigées ou rassemblées par le Hiéromoine Euthyme (l’un des spirituels du Mont Athos les plus connus actuellement) de quarante-trois Vies de chrétiens qui, en vivant au sein du monde, ont mené une existence sainte, au même titre que les saints moines aux- quels jusqu’à présent cette collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle » a surtout rendu hommage. Ils sont de toutes condi- tions : hommes ou femmes, jeunes ou vieux, célibataires ou mariés, clercs ou – en très grande majorité – laïcs, exerçant des professions diverses. Ils ont vécu dans le monde grec – y compris celui de la Cappadoce chrétienne – depuis le début du XXe siècle jusqu’à ces dernières années. La plupart d’entre eux sont donc nos contempo- rains. Leur vie, qui fait place à une ascèse étonnamment rigoureuse, est remplie de prière et de vie liturgique, et rayonne aussi dans leur milieu social par l’amour qu’elle diffuse, non seulement en de bonnes paroles ou de bons sentiments, mais aussi en une aide concrète, gé-néreuse jusqu’au sacrifice complet de soi, apportée au prochain dans ses diverses difficultés. Ces personnalités sont très différentes, mais sont unies par « un même esprit et un même cœur ». Elles témoignent que non seulement une vie spirituelle approfondie peut être menée de manière constante au milieu du monde, mais que l’idéal de la sainteté peut y être atteint.
Préface de Monseigneur Antonio Mennini
Le livre du père Tikhon dresse un tableau vivant de l’univers méconnu et caché de la vie des moines en Russie dans la deuxième moitié du xxe siècle. C’est un éloge de la vie monastique, de ces humbles héros des temps modernes, dans leur lutte contre le mal et l’illusion. Il y a parmi eux des ascètes, des mystiques, des excentriques, des rusés… « Les hommes que j’évoque dans ce livre ne sont pas des saints et ne voudraient surtout pas être pris pour tels. Ils sont du monde sans être dans le monde. » Servi par un style plein de spontanéité et de simplicité, ce livre fourmille ainsi de détails croqués sur le vif, décrits avec finesse et humour. Une œuvre très personnelle, récit intime par les détails, et en même temps universelle par son message.  
« Aucune autre figure dans l’histoire de l’humanité n’a fait l’objet d’autant de recherches, la littérature qui lui est consacrée compte des centaines de milliers de volumes, des millions de pages dont la connaissance dépasse les capacités d’un seul homme. Jamais personne n’a fait et ne fait encore autant parler de Lui que Jésus-Christ. Même après que furent écrits les Évangiles, les offices étaient et sont encore accompagnés d’une prédication orale du prêtre sur Son enseignement. Et il en est ainsi depuis presque deux mille ans. Chaque époque génère de nouvelles tentatives pour comprendre Sa personnalité, et chaque génération, hommes d’Église, théologiens, écrivains, poètes, peintres, compositeurs, mais aussi des millions de personnes ordinaires, croyantes ou non, se tournent vers cette personnalité pour tenter, chacun, de trouver son Jésus et sa réponse à la question : qui est-Il ? Deux mille ans après l’avènement de Jésus-Christ, nous sentons la force prophétique des paroles qui clôturent les quatre Évangiles : Jésus a fait encore beaucoup d’autres choses ; si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde pût contenir les livres qu’on écrirait (Jn, 21:25). » Métropolite Hilarion Alfeyev
Péninsule grecque où se retirent les ermites depuis le IVe siècle, le Mont Athos devient, à partir du Xe siècle l’un des hauts lieux du monachisme orthodoxe. Aujourd’hui encore, vingt grands monastères et près de cinq cents ermitages entretiennent fidèlement des traditions séculaires. L’auteur, Jean-Claude Larchet, théologien orthodoxe français de renom, y effectue des séjours réguliers depuis 1974. C’est à partir des notes prises durant ses voyages et au cours de ses rencontres qu’il a composé ces carnets. Lors de ses premiers séjours (1974 et 1978) l’auteur a la chance de rencontrer les plus grands spirituels athonites de cette époque, vivant en ermites ou dans de petites communautés hésychastes – dans le respect de la pratique silencieuse et de la prière – (comme saint Païssios, saint Éphrem de Katounakia). Les récits des séjours suivants se concentrent sur le passage de flambeau entre les derniers représentants de l’ancienne génération et la nouvelle, ainsi que présente quelques figures remarquables de religieux. Pour les néophytes, ce livre propose une ouverture au monde spirituel de l’un des lieux les plus authentiques de la religion orthodoxe, des conseils sur la prière et autres pratiques spirituelles. Aux initiés, ce livre donne accès à des témoignages assez rares avec des grands higoumènes qui viennent de restaurer la vie cénobitique dans plusieurs grands monastères (comme le Père Éphrem au monastère de Philothéou, le Père Aimilianos au monastère de Simonos Pétra, le Père Georges au monastère de Grigoriou ou le Père Basile au monastère de Stavronikita). Lors de ses visites, l’auteur a interrogé ces grands témoins de la spiritualité orthodoxe du XXe siècle surtout sur la Prière de Jésus, pratique pour laquelle le Mont Athos constitue depuis toujours une référence majeure. Ils apportent sur ce sujet un grand nombre de témoignages personnels et de conseils pratiques qui font de ces carnets non seulement un récit de voyage dans un « pays » hors du commun, mais un livre de spiritualité dont chaque lecteur pourra tirer profit. Le livre a été sélectionné pour le Prix littéraire de l’Œuvre d’Orient 2022. Du même auteur aux éditions des Syrtes Les Fondements de la crise écologique (2018) Les Animaux dans la spiritualité orthodoxe (2018) En suivant les Pères… La vie et l’oeuvre du Père Georges Florovsky (2019) Petite théologie pour les temps de pandémie (2020)
Bloom Souroge étapes spirituelle Monseigneur Syrtes
Étapes de la vie spirituelle correspond au texte de la première des cinq conférences, données par Monseigneur Antoine Bloom entre 1969 et 1973 à l’abbaye bénédictine de Sainte-Gertrude à Louvain. Ces textes, retranscrits par une sœur de l’abbaye à partir d’enregistrements, sont sauvés de l’oubli avec cette publication. Dans Étapes de la vie spirituelle, Monseigneur Antoine, considéré à juste titre comme un des plus grands spirituels du XXe siècle, nous donne des clés pour comprendre les saintes écritures dans un langage clair, compréhensible, à la fois singulier et profond. Il parvient à nous transmettre une manière de voir personnelle et d’appréhender les Saintes Écritures. En analysant et expliquant des paraboles, telles celle du Christ dans la tempête ou la guérison de l’aveugle, Monseigneur Antoine offre une réflexion sur la véritable place de Dieu, l’importance de la croyance dans ce monde d’hérésie. Ce texte reste brûlant d’actualité: là oû les êtres humains sont livrés à eux-mêmes et ressentent un mal-être de plus en plus prenant, Mgr Antoine, avec sa vision juste des choses et sa grande profondeur, nous donne des clés et des moyens pour commencer pas à pas à sortir des ténèbres.
  La Veilleuse des Solovki décrit la naissance du système concentrationnaire soviétique et du premier camp de travaux forcés, les balbutiements de ce qui allait devenir le symbole de la répression bolchevique; les autorités n’avaient pas encore compris les avantages économiques du travail forcé. Le témoignage de Chiriaev est exemplaire ; les « maladresses » du début ont cédé la place, à partir de 1925, à un système d’extermination par le travail. 15 000 à 20 000 prisonniers vivaient aux Solovki et 10 000 y mourraient chaque année, de scorbut, de faim ou de typhus. Chiriaev y décrit le travail forcé mais également la vie intellectuelle présente dans le camp à ses débuts. Sa grande force est de donner le premier rôle à l’homme qui, même dans les pires moments, peut rester un être humain.
Dans Méditations spirituelles, tout en s’appuyant sur les textes des Pères de l’Église, saint Ignace nous révèle sa propre exploration de l’âme humaine : une démarche qui peut s’appliquer à chacun de nous, suivant le dessein que Dieu nous a assigné. Grand spirituel et homme de prière, il nous offre des réflexions sur des thèmes variés : le repentir, la lecture de l’Évangile, la patience, le jeûne, la prière… mais aussi des textes de contemplation sur la beauté de la nature qu’il observe par la fenêtre de sa cellule de moine. La richesse de son écriture, la force de l’expression, le foisonnement d’images et de comparaisons, si caractéristiques de son style, sont indéniablement au service d’une pensée rigoureuse, d’une sobriété spirituelle exigeante et juste. En s’adonnant à la lecture de saint Ignace, on découvrira que l’on est en présence d’un immense auteur dont les écrits s’enracinent dans la plus pure tradition de la poésie lyrique religieuse qui nous vient du fond des siècles. Le lecteur contemporain sera étonné par la beauté du texte chez saint Ignace : une beauté qui, paradoxalement, n’est pas de nature émotionnelle. De même que saint Ignace fonde l’ensemble de son enseignement sur la « réalité expérimentée », de même il écarte par son écriture toute délectation ou rêveries trompeuses : on y retrouve seulement le souffle puissant de l’Esprit. Quels que soient les thèmes abordés par saint Ignace : la prière, la lutte contre les passions ou la mémoire vivante de la mort, toute son œuvre porte toujours le sceau de cette force originelle qui nous parvient à travers sa parole.
Collection Grands spirituels orthodoxes dirigée par Jean-Claude Larchet
Traduit du serbe par Lioubomir Mihailovitch et Zorica Terzic
Le Prologue d’Ochrid est l’une des œuvres majeures et les plus connues de l’évêque serbe Nicolas Vélimirovitch (1880-1966), canonisé en 2003 sous le nom de Saint Nicolas de Jitcha et d’Ochrid et surnommé « le Chrysostome serbe » en raison de l’excellence de son talent littéraire. C’est une œuvre à la fois classique et originale. Divisée en autant de chapitres que de jours de l’année, elle comporte pour chacun : 1) une courte Vie des principaux saints du jour  (c’est donc un Synaxaire abrégé) ; 2) un poème spirituel consacré à l’un de ces saints ; 3) une brève réflexion ; 4) un thème de contemplation ; 5) une courte homélie. Cet ensemble riche et varié en fait un manuel de vie spirituelle au quotidien, que la brièveté des chapitres rend utilisable même par des personnes disposant de peu de temps, et qui peut aussi rendre de grands services dans le cadre de la catéchèse et de la formation spirituelle. La qualité stylistique des poèmes, des méditations et des homélies place également cet ouvrage dans la catégorie des grands livres de littérature religieuse qui nourrissent l’intelligence et réjouissent le cœur. Saint Justin (Popović) écrivait à son sujet : « C’est le manuel le plus nécessaire – un saint manuel, un saint Euchologe… Dans chaque malheur, ouvre ce saint manuel, et tu trouveras ce qui t’est nécessaire. Il n’y a pas de tourment qui te visite et pour lequel ce saint Euchologe ne te donne la force de le maîtriser par le Christ Dieu. Il n’y a pas de passion qui puisse dominer ton âme et pour laquelle tu n’y trouves de remède qui ait fait ses preuves et qui soit sûr. Il n’y a pas de péché qui puisse te trouver et faire pénétrer la mort dans ton âme, et pour lequel tu ne trouves pas dans le saint Prologue d’Ohrid comment t’en sauver. » Faisant suite aux tomes 1 et 2 parus dans la même collection, ce troisième et dernier tome regroupe les mois de septembre, octobre, novembre et décembre.
Bloom Souroge Dieu Homme orthodoxie
Dieu et l’Homme. La foi et le doute (1970) est le deuxième tome d’une série de cinq conférences données par Monseigneur Antoine Bloom – grand orateur et théologien orthodoxe – en Belgique, de 1969 à 1973. Évoquant la relation entre Dieu et l’être humain, Mgr Antoine s’attache d’abord à définir la rencontre et le
rôle que joue la foi – mais aussi le doute – dans notre
quête d’un Face-à-face authentique avec Dieu. Ceci le conduit à aborder le mystère de l’être humain, auquel répond le mystère de Dieu. En filigrane de ses propos, le métropolite Antoine laisse en permanence transparaître le bouleversement de sa rencontre personnelle avec le Christ, rencontre qui fait de lui un maître sûr pour nous guider à notre tour vers la Présence du Dieu vivant au plus intime de nous-mêmes.
Du même auteur aux éditions des Syrtes
Étapes de la vie spirituelle (2022) Vivre la communauté chrétienne (2023)
Ce livre de Jean-Claude Larchet a comme but de redéfinir, sur les bases de la Tradition orthodoxe, la nature et les méthodes spécifiques de la théologie orthodoxe dans son ensemble et dans les différents domaines où elle s’est déployée : théologie dogmatique, études bibliques et exégèse,patrologie, histoire de l’Église, théologie morale et bioéthique, hagiographie, iconologie, étude des canons, théologie pastorale… Écrit dans un langage simple et clair, il ne s’adresse pas seulement aux praticiens de la théologie et à ceux qui enseignent ces matières, mais il intéressera aussi tous les fidèles qui, dans leur vie ecclésiale et spirituelle personnelle, en rencontrent les applications. Dans un monde globalisé où toutes les frontières sont abolies et où les identités sont brouillées, il constitue un guide précieux pour un retour aux sources de la théologie orthodoxe dans ses formes et ses contenus. Du même auteur aux éditions des Syrtes Les Fondements de la crise écologique (2018) Les Animaux dans la spiritualité orthodoxe (2018) En suivant les Pères… La vie et l’oeuvre du Père Georges Florovsky (2019) Petite théologie pour les temps de pandémie (2020) Mont Athos, Carnets 1974-2015 (2022)
Bloom Souroge orthodoxie communauté chrétienne
Vivre la communauté chrétienne (1971) est le troisième tome d’une série de cinq conférences données par Monseigneur Antoine Bloom lors de retraites œcuméniques annuelle tenues de 1966
à 1973 en l’abbaye Sainte-Gertrude à Louvain, en
Belgique.
En quoi la communauté chrétienne est-elle différente de n’importe quel rassemblement humain ? Mgr Antoine Bloom aborde cette question avec franchise et en souligne la principale difficulté : le seul et unique dénominateur commun d’une communauté ecclésiale doit être le Christ. Si elle met trop l’accent sur sa composante humaine, elle faillit à sa mission de révéler la présence de Dieu au cœur de notre monde. L’Église au contraire est appelée à se vivre comme un corps dont les membres sont ontologiquement liés les uns aux autres par leur union commune au Christ – rien d’autre ! À travers ces pages, le métropolite Antoine nous propose un chemin vers la Présence divine, nous permettant de découvrir alors la joie d’être véritablement ensemble dans l’union au Ressuscité.
Du même auteur aux éditions des Syrtes
Étapes de la vie spirituelle (2022) Dieu et l’homme. La foi et le doute (2023)
euthyme mont ethos Syrtes Larchet
Collection Grands spirituels orthodoxes dirigée par Jean-Claude Larchet
Ce livre concerne une multitude de saints ascètes du Mont Athos pour la plupart peu connus, mais qui sont nos contemporains, puisque, dans leur majorité, ils étaient encore en vie dans les trois dernières décennies du XXe siècle. Il présente vingt-cinq Vies, soixante et onze récits édifiants, plusieurs centaines de « paroles de salut » proférées par cent cinquante-deux saints moines dénommés et présentés par ordre alphabétique, et enfin quatre cent dix conseils spirituels de saint Païssios, dont l’auteur de l’anthologie fut un proche. Les Vies, les actes remarquables et les paroles rapportés ici ne sont guère différents de ceux des moines des IVe, Ve et VIe siècles – la grande époque du monachisme égyptien et palestinien. Avec les récits qui les suivent, ils nous plongent dans la même atmosphère que celle des célèbres Apophtegmes des Pères du désert. On y retrouve la même ascèse rigoureuse, le même effort permanent pour appliquer intégralement les préceptes fondamentaux de la vie chrétienne. On y retrouve aussi les mêmes fruits de la grâce donnée par l’Esprit Saint à ceux qui s’efforcent de mener pleinement la « vie en Christ », à tel point que les charismes de clairvoyance, de prophétie ou de guérison que les apparitions de la Mère de Dieu ou des saints, que les visions des anges ou des démons, deviennent des faits courants, appartenant à la vie quotidienne de ces saints pères. On est dépaysé, mais aussi édifié par ces Vies et ces récits souvent pittoresques, présentant des personnes simples, pourtant hors du commun, qui ont mené la vie spirituelle jusqu’au plus haut niveau, et qui, dans leurs actes et leurs paroles qui ont le poids de l’expérience, nous transmettent une forme supérieure de sagesse.   
Traduit du grec par les moniales du Monastère de la Protection de la Mère de Dieu à Solan
Avec Transfigurer le genre, Jean-Claude Larchet propose une étude sur la vision du genre basée sur les textes bibliques, les positions des Pères de l’Église et le mode d’existence chrétien. Il montre comment la spiritualité chrétienne propose une transfiguration du genre qui dépasse les limites de la nature déchue (confondue à tort avec la nature originelle) ainsi que la théorie du genre et ses applications. Le théologien rappelle que, sur beaucoup de plans, le christianisme a fortement valorisé la femme, la considérant comme fondamentalement égale à l’homme. Face à la guerre des sexes que des minorités suscitent – mais aussi à de fausses conceptions de la virilité et de la féminité –, il définit ce que peut et doit être une relation idéale, complémentaire, harmonieuse et épanouissante entre l’homme et la femme, fondée sur le respect et sur l’amour spirituel, lui-même conditionné par la lutte contre les passions (qui sont les vrais facteurs de perturbation des relations entre hommes et femmes). Jean-Claude Larchet explique aussi comment le monachisme transfigure le genre à sa manière, et comment la spiritualité chrétienne réalise, spirituellement, une certaine fluidité des genres sans pour autant les nier. La parole de l’apôtre Paul « en Christ il n’y a ni homme ni femme » est, dans sa compréhension juste, le leitmotiv de ce livre qui, dans la confusion actuelle, apporte de la clarté et ouvre de nouvelles perspectives. Du même auteur aux éditions des Syrtes Les Fondements de la crise écologique (2018) Les Animaux dans la spiritualité orthodoxe (2018) En suivant les Pères… La vie et l’oeuvre du Père Georges Florovsky (2019) Petite théologie pour les temps de pandémie (2020) Mont Athos, Carnets 1974-2015 (2022) Qu’est-ce que la théologie? (2022)
Qu’est-ce que croire en Dieu ? Plus qu’une conviction née de réflexions et de raisonnements, la foi est un régime d’existence nouveau marqué par une rencontre, affirme Mgr Antoine Bloom. La rencontre avec le Dieu vivant, dont il a lui-même fait l’expérience de façon fulgurante à l’âge de quatorze ans. Cette rencontre peut aussi advenir, explique-t-il, par l’intermédiaire d’une personne qui porte en elle la lumière divine, telle la moniale Marie Skobtsov rayonnant au cœur de l’enfer concentrationnaire de la présence du Christ ressuscité. L’expérience du divin, aussi modeste soit-elle, bouleverse nos perceptions et nos relations. Elle nous invite à entrer dans ce nouveau mode d’être dont, au fil des questions de son auditoire, Mgr Antoine développe différents aspects tels que le pardon, l’obéissance, la prière, la vie liturgique… À travers ses réponses se dessine un chemin permettant d’approfondir notre expérience de la vie en Dieu. Rien d’assertif, rien de figé dans l’enseignement du métropolite  Antoine, qui nous invite chacun à cheminer dans la foi vers notre plein accomplissement de nous-mêmes à la mesure de notre expérience du Dieu vivant. L’Expérience de la Foi est la quatrième (1972) des conférences annuelles données par Monseigneur Antoine Bloom entre 1969 et 1973 à l’abbaye bénédictine de Sainte-Gertrude à Louvain. Les enregistrements de ces retraites ont été retranscrits par une sœur de Sainte-Gertrude, sous forme de polycopiés, puis confiés à une personne qui les a ensuite fait parvenir aux éditions des Syrtes.
L’ Esprit Saint est au cœur de la théologie orthodoxe et vivre dans l’Esprit représente la vocation de tout chrétien. Que se passe-t-il lorsque l’Esprit Saint vient habiter en nous ? La vie se révèle alors dans toute sa plénitude. Loin de nous conformer à un modèle extérieur, le Saint-Esprit nous fait devenir pleinement nous-mêmes. Il inaugure un nouveau mode d’être qui n’est autre que la transfiguration de la vie présente. Le métropolite Antoine développe dans le présent ouvrage les caractéristiques de cette vie nouvelle dans l’Esprit. Il se fonde non sur des raisonnements théologiques mais sur sa riche expérience personnelle. Pas à pas, au fil de ses exposés et des réponses aux questions de son auditoire, il nous propose un chemin pour accéder à la vie dans l’Esprit. Chemin marqué par l’amour authentique, où le Christ qui se donne à nous dans l’eucharistie — irruption du temps du Royaume dans notre chronologie — est à la fois le but et le compagnon de route. Nous découvrons également une prière composée par Mgr Antoine lors de cette rencontre ainsi qu’une homélie dite lors de l’office, ici retranscrite. La Vie dans l’Esprit est la dernière conférence (1973) donnée par Monseigneur Antoine Bloom entre 1968 et 1973 à l’abbaye bénédictine de Sainte-Gertrude à Louvain. Les enregistrements de ces retraites ont été retranscrits par une sœur de Sainte-Gertrude, sous forme de polycopiés, puis confiés à une personne qui les a ensuite fait parvenir aux éditions des Syrtes.