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Alexandre ALEXEÏEFF

Né à Kazan, Alexandre Alexeïeff (1901-1982) a passé son enfance entre la Turquie et la Russie. D’abord Cadet de la marine tsariste, il gagne Paris en 1921. Il y travaille comme décorateur et costumier de cinéma et de théâtre, notamment pour les Ballets russes. Passionné de dessins et de gravures, il illustre de nombreux livres. Il s’intéresse aussi bien à des classiques russes (Anna Karénine, Les Frères Karamazov, Le Docteur Jivago) qu’à des auteurs français comme André Malraux, Philippe Soupault ou Joseph Kessel.

Une technique unique
Le désir de donner vie à ses gravures le pousse vers le cinéma d’animation et il met au point avec son épouse Claire Parker la technique d’écran d’épingles qui permet d’animer des images au rendu proche de la gravure à l’eau-forte. En 1933, il présente Une nuit sur le mont Chauve (sur une musique de Moussorgski), premier court-métrage réalisé avec cette technique. Il devient aussitôt un classique. Après la guerre, Alexeïeff se tourne vers la réalisation de films publicitaires, considérés aujourd’hui comme de véritables œuvres d’art.
Initié dans les années 30, son projet d’illustrer Don Quichotte de la Mancha a été interrompu par la Guerre civile espagnole et les gravures sont restées en sommeil pendant près de soixante-dix ans.

On en parle:

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Autour d’Alexandre Alexeïeff et de son oeuvre:

Publiés aux éditions des Syrtes
Illustrations d’Alexandre Alexeïeff

Dans les années 1930, Gustavo Gili, un éditeur espagnol de Barcelone, confia l’illustration d’une édition de Don Quichotte pour bibliophiles à Alexandre Alexeïeff. Mais peu de temps après, l’Espagne était plongée dans la guerre civile et le projet d’édition fut abandonné. Pourtant, une moitié des cent cinquante illustrations avait déjà été réalisée. Les plaques de cuivre, dont le premier tirage n’a pas été réalisé du vivant de l’artiste, sont donc restées en sommeil pendant soixante-dix ans. Leur restauration permet d’offrir pour la première fois aux lecteurs la vision du Don Quichotte d’Alexandre Alexeïeff.