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réserve
Publiés aux éditions des Syrtes
Pastorale transsibérienne est l’histoire d’une fuite, dans un pays où la nature offre encore des espaces assez grands pour s’y réfugier ou s’y perdre. Au cœur de la Sibérie, Daniil Menchikov rencontre sur les bords du lac Baïkal un émule de l’écrivain Henry David Thoreau, gardien du silence et des oiseaux. L’exemple de cet homme, qui a su rester libre dans le système le plus hostile à l’individu, va donner à Daniil le courage de se révolter. Déserteur, rattrapé puis finalement chassé comme élément perturbateur le jeune homme achète un kayak et remonte le cours d’une rivière vers une contrée mythique, terre de la sagesse ancestrale. Confronté à lui-même et à l’immensité, ses pensées et son corps changent jusqu’à rêver de pouvoir se dissiper dans cette nature… « Il n’était plus le rameur qu’ilavait été. Il était pasteur désormais. Le pâtre de ses pensées dans la vastitude. »  
Par une nuit d’hiver, sur une côte sauvage du lac Baïkal, Michka tente d’échapper à ses poursuivants. Son peuple est celui des Évenks, de l’antique famille sibérienne des Toungouse. Le jeune fugitif a été élevé à l’école de la taïga par la chamane Katè, sa grand-mère, qui incarne la sagesse de la communion avec la nature, sait parler aux animaux et lire la forêt comme un livre… Le Cantique du Toungouse d’Oleg Ermakov  est une ode à la nature où la taïga enneigée est décrite avec beaucoup de poésie, dans une narration à la fois sobre, précise et très fluide. Le lecteur découvre Michka, le dernier représentant d’une ethnie ancienne et maître véritable de la taïga, qui n’a jamais fait sienne la civilisation du XXe siècle. Prisonnier car coupable tout désigné, il est pourtant tellement habile que, même grièvement blessé, il parvient à s’échapper sans laisser de traces. On découvre également que Michka a passé beaucoup de temps avec sa grand-mère, descendante d’une chamane, qui lui transmet un amour profond de la taïga, une compréhension instinctive de sa beauté, et une faculté de communiquer avec les animaux. Le roman est avant tout une déclaration d’amour pour le Baïkal et pour sa nature envoûtante.
 » Vous aimez Crime et châtiments, vous adorez Les frères Karamazov, vous jubilez devant Les démons ? Ce livre est fait pour nous. Un Dostoïevski qui aurait mangé Jack London dans une cuisine contemporaine. », Patrick Rijks, lecteur, Instagram.
Disponible également en version numérique