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pogrom
Publiés aux éditions des Syrtes
OUVRAGE ÉPUISÉ. DISPONIBLE EN POCHE ICI.
Préface de Luba Jurgenson

Les Cinq retrace le sort des cinq enfants Milgrom. Les destinées de ces personnalités singulières s’inscrivent dans la réalité historique de l’empire russe du début du XXè siècle. Cette époque marquée par la guerre, les troubles révolutionnaires, les pogroms, les crises et les quêtes spirituelles de l’intelligentsia. L’écrivain intègre les secousses sociales, provoquées notamment par la guerre russo-japonaise, les actes des partis clandestins, la mutinerie du cuirassé “Potemkine”. C’est ainsi que s’amorce la dégradation tragique et mortelle de la famille Milgrom. Les causes profondes ne relèvent pas seulement des passions individuelles. En réalité, l’histoire des personnages est marquée du sceau de l’époque. Et l’auteur obtient, avec délicatesse et sans forcer, un puissant effet de généralisation, qui permet de voir à travers le destin d’une seule famille se jouer la tragédie d’une génération.

La ville natale de Vladimir Jabotinsky tient une place particulièrement importante dans son livre. On peut dire que le roman respire littéralement Odessa. On visualise parfaitement ses paysages urbains, la mentalité originale de ses habitants, heureux de vivre ainsi que leur inimitable parler haut en couleurs.

Les Cinq a gagné le Prix Russophonie en 2007 pour la magnifique traduction de Jacques Imbert.    
Syrtes aristocratie extermination Russie révolution
  Le Monde d’avant, les derniers jours de l’aristocratie russe raconte par le menu détail l’histoire des « perdants » de la révolution russe. En effet, le destin de la noblesse, c’est-à-dire la destruction de cette classe sociale (environ 2 millions de personnes) est l’un des aspects ignorés de la révolution bolchevique et l’une de ses tragédies. C’est ce manque qu’a souhaité combler l’historien américain Douglas Smith.Cette destruction préfigure celle d’autres groupes sociaux en Russie au cours des années suivantes. On découvre donc comment l’élite russe a été privée de ses biens et presque entièrement détruite au cours de la période comprise entre 1917 et la Seconde Guerre mondiale : la révolution de Février, le coup d’État bolchevique, la guerre civile, la nouvelle politique économique (NEP) et l’ère stalinienne. L’historien a choisi comme fil conducteur la vie des familles Cheremetiev et Golitsyne sur plusieurs générations, car leur expérience et leurs manières de réagir aux événements sont représentatives de ce qu’ont vécu les nobles dans leur majorité. Les deux familles appartenaient à la frange la plus élevée de la noblesse, l’aristocratie ; l’une et l’autre avaient un passé ancien et respecté ; toutes deux ont terriblement souffert pendant la révolution et ont été divisées, certains de leurs membres quittant définitivement la Russie. Smith décrit des opinions parfois divergentes au sein même de ces familles concernant l’état de la société et de la politique russes, ainsi que la nécessité – ou le caractère inévitable – de la révolution.  Ces deux familles ont par ailleurs laissé une masse considérable de lettres, de journaux personnels, de livres de souvenirs inédits qui constituent les sources indispensables pour raconter cette histoire d’une manière complète, exacte et irréfutable.
Aussi disponible en livre électronique