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Jérusalem
Publiés aux éditions des Syrtes

Aucune ville n’a autant perturbé le cours de l’histoire. Sans eau ni terre fertile, sans valeur stratégique, Jérusalem ne semble avoir eu d’autre fonction que de brouiller les cartes pour forcer les hommes qui la désirent à toujours plus de violence. Le pari d’Ugo Rankl a été de vivre au quotidien de gens étonnants, attachants et révoltants, mais aussi d’emmener le lecteur dans des lieux insoupçonnés. Cette enquête inédite, riche apporte un nouvel éclairage sur cette ville qui constitue un enjeu incontournable dans le processus de réconciliation entre Palestiniens et Israéliens.

 
Traduit du russe par Luba Jurgenson

Dans ce seul roman de la trilogie biblique qu’il avait imaginée à avoir vu le jour, Jabotinsky redonne vie à Samson. En parcourant en imagination la terre promise au cours de cette libre reconstruction du célèbre passage du Livre des Juges, Jabotinsky semble poursuivre sa quête de la langue originelle à travers sa langue maternelle. L’auteur creuse en effet plus profond le russe pour trouver de l’hébreu au-dessous. C’est pour lui l’occasion de revisiter les mythes communs de la culture judéo-chrétienne, de rappeler que ces mythes fondent l’Europe.

L’auteur prend alors à rebours le récit biblique pour reprendre à l’histoire religieuse ce qui était de l’histoire tout court. Il fallait aussi désacraliser pour rehistoriciser, donner une nouvelle légitimité à cette terre.  Non plus vue comme une terre sainte, ni même un ailleurs exotique, mais comme le berceau de la civilisation européenne.

Écrit dans les meilleures traditions du roman symbolique, ses inspirations poétiques et ses personnages hors pair font de Samson une oeuvre humaniste avant tout. La passion retenue de la langue le place à côté des classiques du siècle inspirés par la Bible. Tels que Joseph et ses frères de Tomas Mann, Christ et Antéchrist de Dmitri Merejkovski, Judas Iscariote de Léonid Andreïev, et, plus tard, Le Maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov.

Du même auteur aux Éditions des Syrtes:
Les Cinq (2006)
Traduit du russe par Michel Niqueux Préface de Nikita Struve
Dans le tissu d’or des hymnes de la Semaine sainte, un fil vient troubler le regard. Une douloureuse dissonance fait irruption dans leurs harmonies célestes: l’image de l’apôtre félon. Nous en sommes comme malades pendant ces jours saints. Et l’Eglise ne ménage pas notre sensibilité, en accordant à Judas une place et une attention telles qu’il apparaît comme un des personnages centraux du mystère de la Passion, semblant même occulter les autres apôtres par son opposition au Christ. Judas, « serviteur et fourbe », n’est dans la poésie liturgique qu’un simple avare ayant vendu son Maître pour de l’argent.

C’est avec ces mots que le Père Serge Boulgakov, l’un des plus éminents théologiens du XXème siècle, débute sa réflexion à propos de la plus terrible trahison de l’Histoire. Mais, comme le note Nikita Struve dans sa préface, « on voit que Boulgakov se refuse à une condamnation  sans rémission de Judas. Dans son repentir et dans sa mort volontaire, il voit un acte sacrificiel. Seul de tous les apôtres qui se disaient pourtant prêts à mourir avec le Christ, Judas, par le détour de la trahison, n’a pas survécu à la mort du Christ. Et d’envisager une rencontre de Judas avec le Christ dans l’au-delà. Une rencontre qui serait « non une éternelle réprobation, mais le triomphe de l’amour. »

Du même auteur aux Éditions des Syrtes: Ma vie dans l’orthodoxie – notes autobiographiques (2015)