Dostoïevski, dont Nietzsche disait qu’il était « le seul qui lui ait appris quelque chose en psychologie » a considérablement influencé les romanciers du XXe siècle. Mais c’est un autre Dostoïevski que nous fait découvrir la lecture inspirée de Viatcheslav Ivanov. À travers les personnages et les leitmotiv de ses « romans-tragédies », il dévoile l’emprise des mythes anciens. Il éclaire la veine mystique qui traverse Crime et Châtiment, L’Idiot, Les Démons, et surtout Les Frères Karamazov.
Dans cet essai lumineux, Ivanov développe ainsi une réflexion profonde sur le sens de la souffrance, du péché et de la rédemption. Tout ce qui lie le destin de tous les hommes dans l’œuvre de Dostoïevski.
Nous sommes en 1923 ; la guerre est finie. Las d’avoir à fabriquer des tuniques militaires, le tailleur Fokine quitte sa Sibérie natale à la recherche d’une nouvelle mode. Il traverse alors l’Europe et rencontre dans des circonstances burlesques des personnages douteux. Un contrebandier, un apprenti tailleur, un curé coquin, et Véra qui le quittera pour le premier venu. Tour à tour marchand de bonheur, agent bolchevique ou antisoviétique, il observe les travers des gens, châtie les idiots, mais prend aussi des coups. Lyrique et gouailleur, amoureux et grivois, Fokine imaginé par Vsevolod Ivanov est un héros picaresque qui n’épargne personne, ni la Russie communiste ni l’Occident, dans une bonne humeur jubilatoire.
Ilf et Petrov, ou le « brave soldat Chveik » de Jaroslav Hasek ne sont pas loin!