Lajos Zilahy est né en Hongrie en 1891. Pendant la Première Guerre mondiale, alors qu’il sert dans l’armée austro-hongroise, il est blessé sur le front russe, expérience qu’il évoquera plus tard dans son roman Deux Prisonniers (Ket fogoly).
La guerre finie, il se consacre entièrement à l’écriture. Dès les années 1920, il rencontre le succès avec ses pièces de théâtre et ses romans, fréquemment adaptés au cinéma. Parallèlement, Zilahy est journaliste, notamment à Paris et à Londres, et collabore régulièrement à différents journaux.
Défenseur des principes démocratiques, Zilahy se trouve en opposition avec le régime de droite du régent Horthy, gouvernant en Hongrie. Lors de l’occupation allemande de la Hongrie, en 1944, il est recherché et doit se cacher avec sa famille.
Après la guerre, il est nommé président de la Société culturelle hongro-soviétique de la littérature et des sciences (Magyar–Szovjet Művelődési Társaság). Mais son attachement à la démocratie, et surtout son opposition au communisme, en train de s’emparer du pouvoir, l’amènent à quitter la Hongrie en 1947, et à s’installer aux États-Unis. Il revient en Europe et s’installe en Yougoslavie, où il meurt en 1974 dans une certaine indifférence.
Publié aux Éditions des Syrtes:
Printemps mortel (2001)
Printemps mortel relate les amours tragiques d’un jeune Hongrois du début du siècle. Ardent et romantique, il s’éprend d’Edit, fille d’un général de l’armée. Se croyant trahi, il se livre alors au démon du jeu en dilapidant sa fortune. Mais alors qu’il renoue avec l’espoir et le bonheur de vivre, nés d’une nouvelle rencontre et d’un mariage imminent, une lettre d’Edit vient tout bouleverser.
Voici livrées, dans ce bref roman de Lajos Zilahy, les passions violentes, les extases et le désespoir à la veille de l’effondrement de l’Empire austro-hongrois. La détresse et la mélancolie du héros sont aussi celles d’un peuple qui regarde son âge d’or s’éloigner derrière lui.