Né à Trieste en 1913, Boris Pahor est une figure majeure de la littérature slovène. Décédé en mai 2022 à l’âge de 108 ans, il a traversé le siècle en combattant les régimes totalitaires, en particulier le fascisme mussolinien.
En 1920, il assiste à l’incendie de la maison de la Culture slovène, par les fascistes italiens dont il déclare « J’avais sept ans. Ç’a a été un choc énorme». Cette scène est d’ailleurs relatée dans une nouvelle de Arrêt sur le Ponte Vecchio. Quand les nazis prirent le contrôle de la région en 1943, il rejoignit les rangs de l’armée de libération yougoslave. Arrêté, il fut déporté en Alsace au camp de concentration de Natzwiller-Struthof, puis en Allemagne.
La plupart de ses romans ont leur source dans cette épreuve. Il est aujourd’hui considéré comme l’un des écrivains de langue slovène les plus importants de son époque. Boris Pahor est décédé le 30 mai 2022 à l’âge de 108 ans.
Révélé en France en 1990 avec Pèlerin parmi les ombres, il a publié depuis Printemps difficile (1995), Villa sur le lac (1998), Jours obscurs (2001) ou encore L’Appel du navire (2008).
Autour de Boris Pahor:
https://vimeo.com/43523361
Les quatorze nouvelles regroupées dans Arrêt sur le Ponte Vecchio sonnent, tels des éclats d’un miroir brisé reflétant les drames du XXe siècle, comme un appel au devoir de mémoire. Chacune d’entre elle correspond à un moment singulier de cette montée de la barbarie, du martyre des Slovènes dans l’Italie fasciste aux rescapés des camps de la mort.
D’inspiration autobiographiques, ces nouvelles font ainsi découvrir l’histoire slovène. La première partie se passe ainsi dans les années 1920. On y voit avec horreur la montée du fascisme et les chemises noires italiennes. La deuxième partie entraîne le lecteur vers les camps où Boris Pahor aura passé quelques temps. Alors que la troisième partie présente la ville de Trieste. Ce recueil est particulièrement exemplaire par la langue imagée de l’auteur, si belle et poétique.
Alors que l’atrocité et la cruauté des hommes sont la toile de fond de ce livre superbe, Boris Pahor ne cède jamais au désespoir, et nous livre un regard tour à tour désabusé, ironique ou tendre. Il aborde les relations entre Italiens et Slovènes, la cohabitation parfois difficile et surtout la façon d’envisager leur histoire commune. Une leçon d’humanité inoubliable.
Les quatorze nouvelles regroupées dans Arrêt sur le Ponte Vecchio sonnent, tels des éclats d’un miroir brisé reflétant les drames du XXe siècle, comme un appel au devoir de mémoire. Chacune d’entre elle correspond à un moment singulier de cette montée de la barbarie, du martyre des Slovènes dans l’Italie fasciste aux rescapés des camps de la mort.
D’inspiration autobiographiques, ces nouvelles font ainsi découvrir l’histoire slovène. La première partie se passe ainsi dans les années 1920. On y voit avec horreur la montée du fascisme et les chemises noires italiennes. La deuxième partie entraîne le lecteur vers les camps où Boris Pahor aura passé quelques temps. Alors que la troisième partie présente la ville de Trieste. Ce recueil est particulièrement exemplaire par la langue imagée de l’auteur, si belle et poétique.
Alors que l’atrocité et la cruauté des hommes sont la toile de fond de ce livre superbe, Boris Pahor ne cède jamais au désespoir, et nous livre un regard tour à tour désabusé, ironique ou tendre. Il aborde les relations entre Italiens et Slovènes, la cohabitation parfois difficile et surtout la façon d’envisager leur histoire commune. Une leçon d’humanité inoubliable.