Partager
spiritualité
Publiés aux éditions des Syrtes
Le point de départ de la réflexion de Jean-Claude Larchet est le constat de la dégradation écologique alarmante ces dernières années, et d’un échec croissant dans la mise en œuvre des mesures environnementales. La réponse à ces problèmes urgents n’est pas seulement d’ordre politique ou économique. Elle est fondamentalement d’ordre spirituel et moral. Et la théologie et la spiritualité doivent s’attaquer aux racines du problème écologique. La crise écologique est ainsi étroitement liée à notre vision du cosmos et à notre mode de relation avec la nature. Entretenant un lien fort avec la nature, création de Dieu, les différentes confessions chrétiennes se sont associées à ce mouvement pour la protéger. Elles y font entendre leurs voix et y acquièrent le statut d’autorités morales. C’est dans une perspective spirituelle et religieuse que se situent aussi les positions écologiques de l’Église orthodoxe. Mais sur la base d’une cosmologie et d’une pratique spirituelle élaborées au cours des siècles, qui lui confèrent en la matière un certain droit d’aînesse. Elle peut ainsi apporter dans le cadre de la crise actuelle des principes qui guident la réflexion et l’action de tous ceux qui cherchent à sauver la nature. La synthèse de ces deux domaines permet de donner à la réflexion écologique la dimension spirituelle pertinente qu’exige son traitement en profondeur tant sur le plan théorique (théologique, cosmologique et anthropologique) que pratique, éthique et ascétique.  
Cette anthologie rassemble des textes de l’Écriture ainsi que de Pères et de spirituels orthodoxes de toutes les époques qui nous permettent de comprendre ce qu’étaient idéalement, au paradis des origines, les relations de l’homme avec les animaux. Car sur les règles éthiques qui doivent régir les relations de l’homme avec les animaux, le christianisme a beaucoup à nous dire à travers les réflexions cosmologiques, anthropologiques, théologiques qu’il a développées au cours de son histoire.
Les témoignages de ses saints anciens et contemporains peuvent également expliquer pourquoi les relations entre les hommes et les animaux se sont ensuite dégradées, et ce que les animaux – des plus familiers aux plus sauvages – peuvent nous apprendre sur la nature, sur nous-même. De même, cela permet de comprendre comment les saints ont réussi à retrouver avec les animaux desrelations non seulement pacifiées, mais familières et amicales, les traitant – mais sans idolâtrie –avec respect et amour, retrouvant ainsi la condition paradisiaque où les rapports de l’homme avec la nature étaient parfaitement harmonieux. Cet ensemble de textes est accompagné par une riche iconographie orthodoxe, ancienne, pro- venant aussi bien des monastères orthodoxes grecs, russes, roumains ou siciliens que des œuvres contemporaines.  
Cet ouvrage, deuxième tome d’une série de six volumes sur Jésus Christ, est tout entier consacré à l’étude du Sermon sur la montagne, le plus long des discours du Christ rapportés dans les Évangiles synoptiques. Cette place particulière invite à le considérer comme une sorte de programme spirituel et moral qui sera mis en lumière au fil des pages du Nouveau Testament. Le Sermon, qui contient la quintessence de la doctrine morale de Jésus, est ainsi envisagé dans le contexte élargi de la tradition ecclésiale. Mettant l’accent sur l’interprétation du Sermon par les Pères de l’Église, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, fait preuve en même temps d’une profonde connaissance des philosophes et des théologiens contemporains, abondamment cités. Dans son introduction, l’auteur écrit : « Nous ne nous donnons pas pour objectif d’offrir une analyse exhaustive des commentaires antiques et contemporains du Sermon sur la montagne. Il nous importe surtout de comprendre comment vivre Le Sermon sur la montagne dans le contexte actuel. » Les commentaires récents des sentences de Jésus se réduisent souvent à une tentative de savoir ce qu’Il avait pu « vouloir dire » dans le contexte de Son époque. Or, s’il est important de comprendre le sens que les enseignements de Jésus pouvaient avoir pour Ses premiers auditeurs, leur importance ne se limite pas à ce sens. En réduisant les paroles de Jésus au contexte historique dans lequel elles ont été prononcées, le chercheur crée inévitablement une distance entre leur sens supposé dans cette situation donnée, et leur application pratique dans d’autres situations. Pourtant, Jésus, en prononçant Ses enseignements, faisait plus que d’avoir quelque chose en vue: Il invitait à répondre. Cette réponse doit s’exprimer par des actes concrets sur le plan pratique: des actes qui ne dépendent ni du contexte historique, ni des circonstances.
Bloom Souroge étapes spirituelle Monseigneur Syrtes
Étapes de la vie spirituelle correspond au texte de la première des cinq conférences, données par Monseigneur Antoine Bloom entre 1969 et 1973 à l’abbaye bénédictine de Sainte-Gertrude à Louvain. Ces textes, retranscrits par une sœur de l’abbaye à partir d’enregistrements, sont sauvés de l’oubli avec cette publication. Dans Étapes de la vie spirituelle, Monseigneur Antoine, considéré à juste titre comme un des plus grands spirituels du XXe siècle, nous donne des clés pour comprendre les saintes écritures dans un langage clair, compréhensible, à la fois singulier et profond. Il parvient à nous transmettre une manière de voir personnelle et d’appréhender les Saintes Écritures. En analysant et expliquant des paraboles, telles celle du Christ dans la tempête ou la guérison de l’aveugle, Monseigneur Antoine offre une réflexion sur la véritable place de Dieu, l’importance de la croyance dans ce monde d’hérésie. Ce texte reste brûlant d’actualité: là oû les êtres humains sont livrés à eux-mêmes et ressentent un mal-être de plus en plus prenant, Mgr Antoine, avec sa vision juste des choses et sa grande profondeur, nous donne des clés et des moyens pour commencer pas à pas à sortir des ténèbres.
Dans Méditations spirituelles, tout en s’appuyant sur les textes des Pères de l’Église, saint Ignace nous révèle sa propre exploration de l’âme humaine : une démarche qui peut s’appliquer à chacun de nous, suivant le dessein que Dieu nous a assigné. Grand spirituel et homme de prière, il nous offre des réflexions sur des thèmes variés : le repentir, la lecture de l’Évangile, la patience, le jeûne, la prière… mais aussi des textes de contemplation sur la beauté de la nature qu’il observe par la fenêtre de sa cellule de moine. La richesse de son écriture, la force de l’expression, le foisonnement d’images et de comparaisons, si caractéristiques de son style, sont indéniablement au service d’une pensée rigoureuse, d’une sobriété spirituelle exigeante et juste. En s’adonnant à la lecture de saint Ignace, on découvrira que l’on est en présence d’un immense auteur dont les écrits s’enracinent dans la plus pure tradition de la poésie lyrique religieuse qui nous vient du fond des siècles. Le lecteur contemporain sera étonné par la beauté du texte chez saint Ignace : une beauté qui, paradoxalement, n’est pas de nature émotionnelle. De même que saint Ignace fonde l’ensemble de son enseignement sur la « réalité expérimentée », de même il écarte par son écriture toute délectation ou rêveries trompeuses : on y retrouve seulement le souffle puissant de l’Esprit. Quels que soient les thèmes abordés par saint Ignace : la prière, la lutte contre les passions ou la mémoire vivante de la mort, toute son œuvre porte toujours le sceau de cette force originelle qui nous parvient à travers sa parole.