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saints
Publiés aux éditions des Syrtes
Traduit du russe par Anne Kichilov

Le nom de saint Théophane le Reclus est lié aux richesses spirituelles recueillies dans sa prière, dans sa méditation et dans sa contemplation sur Dieu. Auteur de nombreux ouvrages, traducteur, il a également laissé une abondante correspondance. Les Lettres, aujourd’hui traduites en français, sont le fruit d’un échange épistolaire avec Anastassia Ivanovna Kougoutcheva. Cette jeune femme de la haute société russe, prise dans le tourbillon de la vie mondaine pétersbourgeoise du XIXe siècle, est rongée par des doutes et des interrogations sur celle-ci : « Je suis convaincue que ce n’est pas là la vie. Du mouvement, il y en a beaucoup, mais de vie, point… »

L’idée qui domine est que la vie présente n’est pas un but en soi mais une préparation de la vie à venir, conforme à la volonté de Dieu, sorte d’antichambre de la vie éternelle. Le lecteur suit « sur le vif » la pédagogie toujours circonstanciée du saint homme pour former l’âme d’une jeune femme. Cette dernière éprouve des difficultés somme toute assez proches de celles d’un fidèle contemporain. De cette introduction à la vie spirituelle, il pourra tirer des réponses, toujours actuelles, à une question essentielle. Comment agir au quotidien dans une société indifférente, voire hostile à ce qui concerne le monde spirituel ?

Traduit du grec

Pour rédiger des commentaires de la liturgie de saint Jean Chrysostome, le hiéromoine Grégoire s’est tourné vers ceux qui ont vu la vraie Lumière, qui ont entendu le Verbe et ont touché la tête immaculée du Maître, comme il est dit dans l’office de la Théophanie. Ce livre est constitué des expériences eucharistiques des saints de toutes époques. Il présente la liturgie comme ceux-ci l’ont vécue et comme la vit aujourd’hui l’Église orthodoxe. Les Évangélistes et les Pères théophores nous parlent donc du Christ comme ils Le vivent lorsqu’Il est près d’eux au cours de la divine liturgie de saint Jean Chrysostome. L’auteur exprime ainsi cette humble prière. Que cette édition contribue à une meilleure compréhension de la liturgie et une plus profonde participation à celle-ci.

« Il est nécessaire de comprendre le miracle des Mystères ; ce qu’il est, pourquoi il a été donné, et quelle est son utilité. » – Saint Jean Chrysostome

Une querelle théologique parmi les moines russes du Mont Athos (1907-1914)

Le mouvement des glorificateurs du nom divin (ou onomatodoxes) s’est développé durant les deux premières décennies du XXème siècle parmi certains moines russes du Mont Athos qui, à partir de leur expérience mystique,  cherchèrent à éclairer, sous l’angle de la tradition de l’hésychasme byzantin, les fondements théoriques concernant la nature du nom de Dieu, tout en rencontrant une forte hostilité aux idées qu’ils développaient.

L’intransigeance des positions adoptées par chacune des parties entraîna une aggravation du conflit sur l’Athos.  Elle prit la forme d’une révolte directe contre les autorités hiérarchiques. Aussi, dans l’espoir de mettre fin à cette situation de trouble qu’il jugeait dangereuse pour ses intérêts dans la région, le gouvernement tsariste décida, en 1913, d’intervenir de la manière la plus énergique qu’il soit, ne reculant pas devant l’usage de la force pour ramener en Russie les partisans de cette doctrine, condamnée désormais comme hérétique. Cette répression souleva toutefois une vague de protestations au sein de l’opinion publique. Au bout d’un an, les moines glorificateurs du nom obtinrent la révision partielle de leur dossier par les autorités religieuses. Sans toutefois parvenir à une complète réhabilitation. Promis lors du Concile de Moscou de 1917-1918, le réexamen de la question n’eut finalement pas lieu.

L’ouvrage d’Antoine Nivière retrace cette page d’histoire méconnue de la Russie à la veille de la Révolution. Il rétablit la chronologie des faits et leur enchaînement, il propose une interprétation des différentes théories formulées au cours de ce débat qui a trouvé son prolongement chez plusieurs représentants marquants de la pensée philosophique et religieuse russe tant ceux restés en Russie soviétique (P. Florenski, A. Lossev) que ceux partie en émigration (S. Boulgakov).

Textes rassemblés et annotés par Bernard Le Caro avec la participation de Mathieu Malinine (Première édition – 2015)

Bien que célébrée à des dates différentes, la fête de Pâques est pour toute Église chrétienne la fête des fêtes, celle sur laquelle se base la foi. Elle est précédée d’une longue préparation : le carême, ou « quarantaine », en souvenir des quarante jours passés par Jésus dans le désert. C’est le carême le plus important (il y en a quatre) et le plus suivi par les orthodoxes.

Dans cette seconde édition, enrichie et augmentée, Bernard Le Caro offre des textes destinés à accompagner les fidèles tout au long du Carême. Outre le rappel des divers événements qui rythment cette période et de la structure des offices, il présente des textes et des pensées dont la publication est rare. 

Ce recueil est ainsi destiné à accompagner les fidèles pendant cette période et il se veut simple et complet. C’est un ouvrage à lire chaque jour tout au long du Carême. Il explique succinctement les événements qui ont lieu durant le cette période, la structure des offices, etc. et il donne accès à des textes qui échappent à beaucoup de fidèles. Pour chaque jour, ce livre propose donc une homélie des Pères de l’Église ou de saints récents de l’Église orthodoxe, suivie d’extraits du Triode de Carême. 

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Les saints occidentaux des dix premiers siècles appartiennent à l’Église orthodoxe, tout autant que les saints d’Orient. Ils partagent la même foi, la même vie spirituelle et indiquent de la même façon la voie vers le salut. C’est pour cette raison que les orthodoxes ayant fui leurs pays après les tragiques événements de la révolution russe ont fait revivre le culte de ces saints, oubliés en Occident et encore inconnus en Orient. La liste des saints orthodoxes locaux qui devaient être célébrés par l’Église a été décidée lors d’une assemblée des évêques en Europe occidentale présidée par l’archevêque Jean (futur saint Jean de Changhaï et de San Francisco), les 16-17 septembre 1952 à Genève. Parmi eux se trouvaient déjà quelques saints de la terre d’Helvétie : saint Colomban, saint Gall, saint Fridolin, et sainte Clotilde. Le choix des saints orthodoxes qui figurent dans ce recueil n’est pas arbitraire. En principe, ne sont considérés comme orthodoxes que les saints qui, non seulement ont vécu avant le schisme occidental de 1054, mais qui confessent également la foi orthodoxe et n’adhèrent à aucune doctrine étrangère à la foi des Pères. L’Église orthodoxe russe ayant incorporé dans son sanctoral les saints helvètes antérieurs au schisme, et leur ayant dédié un office liturgique et une fête annuelle, cet ouvrage permet de mieux les connaître. Les vies des saints orthodoxes de la terre d’Helvétie sont présentés comme dans un synaxaire d’Église, c’est-à-dire par mois, en commençant par celui de septembre, début de l’année liturgique.
Collection Grands spirituels orthodoxes dirigée par Jean-Claude Larchet
Le père Amphiloque Makris (1889-1970) qui vient d’être canonisé par le patriarcat de Constantinople, est une grande figure de la spiritualité orthodoxe du xxe siècle.  Le futur Amphiloque est né le 13 décembre 1889. À l’âge de dix-sept ans il est entré au monastère de Saint-Jean le Théologien, à Patmos. Après un séjour au Mont Athos, il est tonsuré au grand Schéma. En 1926, il est affecté à la grotte de l’Apocalypse, à Patmos. Il a consacré beaucoup de temps aux étudiants de l’Académie ecclésiastique, devenus par la suite des supérieurs de monastères. Dans son île natale de Patmos, il a fondé le monastère féminin de l’Annonciation et a contribué à revivifier le monachisme cénobitique.  Dans les années 1930, dans les îles du Dodécanèse alors sous occupation italienne, le père Amphiloque Makris s’est consacré au maintien de la foi et de la vie orthodoxes en même temps qu’au sentiment national. Il a connu des persécutions et a été exilé en Grèce continentale, où il a reçu l’hospitalité de la confrérie Zoe à Athènes. De là, il s’est déplacé dans toute la Grèce, puis en Crète, où il est devenu le père spirituel de l’île. Revenu à Patmos en 1939, il s’est consacré aux dépendances et au monastère féminin de l’Annonciation. En 1947, Amphiloque a constitué un petit groupe de religieuses pour venir en aide aux orphelins de Rhodes (alors extrêmement pauvres) en fondant un orphelinat, ainsi qu’une maison pour les femmes enceintes. Sa renommée de père spirituel attira à lui de nombreuses personnes venues de toute la Grèce, mais aussi d’Europe, notamment de France. Il fut aussi le père spirituel du jeune Dimitrios Archontonis (le futur patriarche œcuménique Bartholomée) et de plusieurs jeunes étudiants ou moines devenus par la suite higoumènes, évêques ou métropolites.  De nombreux témoignages et quelques récits de miracles constituent des attestations supplémentaires de la sainteté du père Amphiloque, aujourd’hui proclamée par l’Église universelle. Ce livre, écrit par un disciple du père Amphiloque devenu métropolite de l’Église d’Albanie, fut un des premiers consacrés à l’Ancien. Il a connu un grand succès puisqu’il en est à sa cinquième édition et a obtenu le prix de l’Académie d’Athènes. 
Collection Grands spirituels orthodoxes dirigée par Jean-Claude Larchet
  Ce livre peut être considéré comme l’équivalent grec du livre à succès du Père Tikhon Chevkounov, Saints de tous les jours, dont le titre russe pourrait être traduit aussi par « Saints qui ne sont pas au calendrier » ou « Saints qui ne sont pas officiellement saints ». Il s’agit en effet, rédigées ou rassemblées par le Hiéromoine Euthyme (l’un des spirituels du Mont Athos les plus connus actuellement) de quarante-trois Vies de chrétiens qui, en vivant au sein du monde, ont mené une existence sainte, au même titre que les saints moines aux- quels jusqu’à présent cette collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle » a surtout rendu hommage. Ils sont de toutes condi- tions : hommes ou femmes, jeunes ou vieux, célibataires ou mariés, clercs ou – en très grande majorité – laïcs, exerçant des professions diverses. Ils ont vécu dans le monde grec – y compris celui de la Cappadoce chrétienne – depuis le début du XXe siècle jusqu’à ces dernières années. La plupart d’entre eux sont donc nos contempo- rains. Leur vie, qui fait place à une ascèse étonnamment rigoureuse, est remplie de prière et de vie liturgique, et rayonne aussi dans leur milieu social par l’amour qu’elle diffuse, non seulement en de bonnes paroles ou de bons sentiments, mais aussi en une aide concrète, gé-néreuse jusqu’au sacrifice complet de soi, apportée au prochain dans ses diverses difficultés. Ces personnalités sont très différentes, mais sont unies par « un même esprit et un même cœur ». Elles témoignent que non seulement une vie spirituelle approfondie peut être menée de manière constante au milieu du monde, mais que l’idéal de la sainteté peut y être atteint.
Collection Grands spirituels orthodoxes dirigée par Jean-Claude Larchet
Traduit du serbe par Lioubomir Mihailovitch et Zorica Terzic
Le Prologue d’Ochrid est l’une des œuvres majeures et les plus connues de l’évêque serbe Nicolas Vélimirovitch (1880-1966), canonisé en 2003 sous le nom de Saint Nicolas de Jitcha et d’Ochrid et surnommé « le Chrysostome serbe » en raison de l’excellence de son talent littéraire. C’est une œuvre à la fois classique et originale. Divisée en autant de chapitres que de jours de l’année, elle comporte pour chacun : 1) une courte Vie des principaux saints du jour  (c’est donc un Synaxaire abrégé) ; 2) un poème spirituel consacré à l’un de ces saints ; 3) une brève réflexion ; 4) un thème de contemplation ; 5) une courte homélie. Cet ensemble riche et varié en fait un manuel de vie spirituelle au quotidien, que la brièveté des chapitres rend utilisable même par des personnes disposant de peu de temps, et qui peut aussi rendre de grands services dans le cadre de la catéchèse et de la formation spirituelle. La qualité stylistique des poèmes, des méditations et des homélies place également cet ouvrage dans la catégorie des grands livres de littérature religieuse qui nourrissent l’intelligence et réjouissent le cœur. Saint Justin (Popović) écrivait à son sujet : « C’est le manuel le plus nécessaire – un saint manuel, un saint Euchologe… Dans chaque malheur, ouvre ce saint manuel, et tu trouveras ce qui t’est nécessaire. Il n’y a pas de tourment qui te visite et pour lequel ce saint Euchologe ne te donne la force de le maîtriser par le Christ Dieu. Il n’y a pas de passion qui puisse dominer ton âme et pour laquelle tu n’y trouves de remède qui ait fait ses preuves et qui soit sûr. Il n’y a pas de péché qui puisse te trouver et faire pénétrer la mort dans ton âme, et pour lequel tu ne trouves pas dans le saint Prologue d’Ohrid comment t’en sauver. » Faisant suite aux tomes 1 et 2 parus dans la même collection, ce troisième et dernier tome regroupe les mois de septembre, octobre, novembre et décembre.
euthyme mont ethos Syrtes Larchet
Collection Grands spirituels orthodoxes dirigée par Jean-Claude Larchet
Ce livre concerne une multitude de saints ascètes du Mont Athos pour la plupart peu connus, mais qui sont nos contemporains, puisque, dans leur majorité, ils étaient encore en vie dans les trois dernières décennies du XXe siècle. Il présente vingt-cinq Vies, soixante et onze récits édifiants, plusieurs centaines de « paroles de salut » proférées par cent cinquante-deux saints moines dénommés et présentés par ordre alphabétique, et enfin quatre cent dix conseils spirituels de saint Païssios, dont l’auteur de l’anthologie fut un proche. Les Vies, les actes remarquables et les paroles rapportés ici ne sont guère différents de ceux des moines des IVe, Ve et VIe siècles – la grande époque du monachisme égyptien et palestinien. Avec les récits qui les suivent, ils nous plongent dans la même atmosphère que celle des célèbres Apophtegmes des Pères du désert. On y retrouve la même ascèse rigoureuse, le même effort permanent pour appliquer intégralement les préceptes fondamentaux de la vie chrétienne. On y retrouve aussi les mêmes fruits de la grâce donnée par l’Esprit Saint à ceux qui s’efforcent de mener pleinement la « vie en Christ », à tel point que les charismes de clairvoyance, de prophétie ou de guérison que les apparitions de la Mère de Dieu ou des saints, que les visions des anges ou des démons, deviennent des faits courants, appartenant à la vie quotidienne de ces saints pères. On est dépaysé, mais aussi édifié par ces Vies et ces récits souvent pittoresques, présentant des personnes simples, pourtant hors du commun, qui ont mené la vie spirituelle jusqu’au plus haut niveau, et qui, dans leurs actes et leurs paroles qui ont le poids de l’expérience, nous transmettent une forme supérieure de sagesse.   
Traduit du grec par les moniales du Monastère de la Protection de la Mère de Dieu à Solan