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saint
Publiés aux éditions des Syrtes
Collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle » dirigée par Jean-Claude Larchet
En référence au « sermon sur la montagne » qui figure dans l’Évangile, mais sous le titre plus modeste de « sermons au pied de la montagne », le futur saint Nicolas Vélimirovitch a rassemblé deux série d’homélies prononcées en 1912 et 1923. Les homélies de la première série datent de l’époque où il venait d’être nommé professeur assistant au séminaire Saint-Sava de Belgrade, et où déjà très doué pour la parole, il était invité à instruire le peuple dans des églises de Belgrade et de toute la Serbie. Celles de la deuxième série datent de son séjour aux États-Unis et au Canada, où nommé administrateur de l’évêché serbe américano-canadien nouvel­lement créé, il donna plus de cent cinquante homélies dans diverses églises. On ne trouvera pas ici les sermons routiniers, moralisateurs et ennuyeux que trop de prédicateurs livrent par obligation, mais des réflexions inspirées, toujours originales, sur des problèmes existentiels qui préoccupent l’homme moderne. Ces homélies sont de la même veine que les Homélies pour les dimanches et jours de fêtes. Mais alors que ces dernières partent de l’évangile du jour, celles-ci sont plus libres et ont plutôt un caractère thématique. Elles visent à renforcer la foi de fidèles qui, au début du XXe siècle, doivent affronter les doutes suscités par une histoire passablement troublée et menaçante, et par les progrès de l’athéisme. On verra que près d’un siècle plus tard, les Sermons sous la montagne et les Nouveaux sermons sous la montagne, considérés comme des œuvres spiri­tuelles majeures du « Chrysostome serbe », n’ont rien perdu de leur actualité, et restent captivantes par l’intelligence de leur contenu et la beauté de leur style.
Préface de Monseigneur Antonio Mennini
Le livre du père Tikhon dresse un tableau vivant de l’univers méconnu et caché de la vie des moines en Russie dans la deuxième moitié du xxe siècle. C’est un éloge de la vie monastique, de ces humbles héros des temps modernes, dans leur lutte contre le mal et l’illusion. Il y a parmi eux des ascètes, des mystiques, des excentriques, des rusés… « Les hommes que j’évoque dans ce livre ne sont pas des saints et ne voudraient surtout pas être pris pour tels. Ils sont du monde sans être dans le monde. » Servi par un style plein de spontanéité et de simplicité, ce livre fourmille ainsi de détails croqués sur le vif, décrits avec finesse et humour. Une œuvre très personnelle, récit intime par les détails, et en même temps universelle par son message.  
Dans Méditations spirituelles, tout en s’appuyant sur les textes des Pères de l’Église, saint Ignace nous révèle sa propre exploration de l’âme humaine : une démarche qui peut s’appliquer à chacun de nous, suivant le dessein que Dieu nous a assigné. Grand spirituel et homme de prière, il nous offre des réflexions sur des thèmes variés : le repentir, la lecture de l’Évangile, la patience, le jeûne, la prière… mais aussi des textes de contemplation sur la beauté de la nature qu’il observe par la fenêtre de sa cellule de moine. La richesse de son écriture, la force de l’expression, le foisonnement d’images et de comparaisons, si caractéristiques de son style, sont indéniablement au service d’une pensée rigoureuse, d’une sobriété spirituelle exigeante et juste. En s’adonnant à la lecture de saint Ignace, on découvrira que l’on est en présence d’un immense auteur dont les écrits s’enracinent dans la plus pure tradition de la poésie lyrique religieuse qui nous vient du fond des siècles. Le lecteur contemporain sera étonné par la beauté du texte chez saint Ignace : une beauté qui, paradoxalement, n’est pas de nature émotionnelle. De même que saint Ignace fonde l’ensemble de son enseignement sur la « réalité expérimentée », de même il écarte par son écriture toute délectation ou rêveries trompeuses : on y retrouve seulement le souffle puissant de l’Esprit. Quels que soient les thèmes abordés par saint Ignace : la prière, la lutte contre les passions ou la mémoire vivante de la mort, toute son œuvre porte toujours le sceau de cette force originelle qui nous parvient à travers sa parole.
L’ Esprit Saint est au cœur de la théologie orthodoxe et vivre dans l’Esprit représente la vocation de tout chrétien. Que se passe-t-il lorsque l’Esprit Saint vient habiter en nous ? La vie se révèle alors dans toute sa plénitude. Loin de nous conformer à un modèle extérieur, le Saint-Esprit nous fait devenir pleinement nous-mêmes. Il inaugure un nouveau mode d’être qui n’est autre que la transfiguration de la vie présente. Le métropolite Antoine développe dans le présent ouvrage les caractéristiques de cette vie nouvelle dans l’Esprit. Il se fonde non sur des raisonnements théologiques mais sur sa riche expérience personnelle. Pas à pas, au fil de ses exposés et des réponses aux questions de son auditoire, il nous propose un chemin pour accéder à la vie dans l’Esprit. Chemin marqué par l’amour authentique, où le Christ qui se donne à nous dans l’eucharistie — irruption du temps du Royaume dans notre chronologie — est à la fois le but et le compagnon de route. Nous découvrons également une prière composée par Mgr Antoine lors de cette rencontre ainsi qu’une homélie dite lors de l’office, ici retranscrite. La Vie dans l’Esprit est la dernière conférence (1973) donnée par Monseigneur Antoine Bloom entre 1968 et 1973 à l’abbaye bénédictine de Sainte-Gertrude à Louvain. Les enregistrements de ces retraites ont été retranscrits par une sœur de Sainte-Gertrude, sous forme de polycopiés, puis confiés à une personne qui les a ensuite fait parvenir aux éditions des Syrtes.