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Orthodoxie
Publiés aux éditions des Syrtes

Veuillez nous contacter à editions@syrtes.ch pour commander cet ouvrage

  Tout finit dans l’embourgeoisement, y compris les révolutions, et c’est la négation de l’esprit.
Chassé de Russie soviétique en 1922 avec une vingtaine d’écrivains et de savants, émigré en France, Nicolas Berdiaev (1874-1948) publie en russe, en 1926, cinq mini-essais traitant tous, de diverses façons, de « l’esprit bourgeois ». Pour le philosophe, « l’esprit bourgeois » est l’apanage des révolutionnaires comme des réactionnaires, des athées comme des croyants. Il finit toujours par s’imposer et a pour conséquence de rendre l’homme esclave des choses et de l’ensemble du monde visible. Alors vient le triomphe du petit bourgeois, « amateur de confort tant matériel que spirituel », qui « croit au bonheur enchaîné dans le fini ». Pour Nicolas Berdiaev, le monde objectivé, c’est le monde déshumanisé, qui fait fi de l’homme en tant que sujet existentiel. Le grand malheur, estime le philosophe, c’est que tout tend à l’objectivation : l’État, l’Église, Dieu, l’Esprit, la religion, la science, la technique, la philosophie. Tout devient objet sans lien intime avec la personne humaine – cette personne, « totalité de la pensée, du vouloir, des sentiments, de l’activité créatrice », que Berdiaev oppose à l’objectivation générale, pour éviter que ne s’organise « un règne de laideur ». De l’esprit bourgeois est le premier ouvrage de la série « Questions maudites », collection de textes de penseurs de toutes origines, dont les interrogations, même anciennes, se révèlent d’actualité en nos temps de doute profond. Cette collection est placée sous le double signe des éditions des Syrtes et des éditions L’Inventaire.
Préface de Monseigneur Antonio Mennini
Le livre du père Tikhon dresse un tableau vivant de l’univers méconnu et caché de la vie des moines en Russie dans la deuxième moitié du xxe siècle. C’est un éloge de la vie monastique, de ces humbles héros des temps modernes, dans leur lutte contre le mal et l’illusion. Il y a parmi eux des ascètes, des mystiques, des excentriques, des rusés… « Les hommes que j’évoque dans ce livre ne sont pas des saints et ne voudraient surtout pas être pris pour tels. Ils sont du monde sans être dans le monde. » Servi par un style plein de spontanéité et de simplicité, ce livre fourmille ainsi de détails croqués sur le vif, décrits avec finesse et humour. Une œuvre très personnelle, récit intime par les détails, et en même temps universelle par son message.  
Péninsule grecque où se retirent les ermites depuis le IVe siècle, le Mont Athos devient, à partir du Xe siècle l’un des hauts lieux du monachisme orthodoxe. Aujourd’hui encore, vingt grands monastères et près de cinq cents ermitages entretiennent fidèlement des traditions séculaires. L’auteur, Jean-Claude Larchet, théologien orthodoxe français de renom, y effectue des séjours réguliers depuis 1974. C’est à partir des notes prises durant ses voyages et au cours de ses rencontres qu’il a composé ces carnets. Lors de ses premiers séjours (1974 et 1978) l’auteur a la chance de rencontrer les plus grands spirituels athonites de cette époque, vivant en ermites ou dans de petites communautés hésychastes – dans le respect de la pratique silencieuse et de la prière – (comme saint Païssios, saint Éphrem de Katounakia). Les récits des séjours suivants se concentrent sur le passage de flambeau entre les derniers représentants de l’ancienne génération et la nouvelle, ainsi que présente quelques figures remarquables de religieux. Pour les néophytes, ce livre propose une ouverture au monde spirituel de l’un des lieux les plus authentiques de la religion orthodoxe, des conseils sur la prière et autres pratiques spirituelles. Aux initiés, ce livre donne accès à des témoignages assez rares avec des grands higoumènes qui viennent de restaurer la vie cénobitique dans plusieurs grands monastères (comme le Père Éphrem au monastère de Philothéou, le Père Aimilianos au monastère de Simonos Pétra, le Père Georges au monastère de Grigoriou ou le Père Basile au monastère de Stavronikita). Lors de ses visites, l’auteur a interrogé ces grands témoins de la spiritualité orthodoxe du XXe siècle surtout sur la Prière de Jésus, pratique pour laquelle le Mont Athos constitue depuis toujours une référence majeure. Ils apportent sur ce sujet un grand nombre de témoignages personnels et de conseils pratiques qui font de ces carnets non seulement un récit de voyage dans un « pays » hors du commun, mais un livre de spiritualité dont chaque lecteur pourra tirer profit. Le livre a été sélectionné pour le Prix littéraire de l’Œuvre d’Orient 2022. Du même auteur aux éditions des Syrtes Les Fondements de la crise écologique (2018) Les Animaux dans la spiritualité orthodoxe (2018) En suivant les Pères… La vie et l’oeuvre du Père Georges Florovsky (2019) Petite théologie pour les temps de pandémie (2020)
Bloom Souroge étapes spirituelle Monseigneur Syrtes
Étapes de la vie spirituelle correspond au texte de la première des cinq conférences, données par Monseigneur Antoine Bloom entre 1969 et 1973 à l’abbaye bénédictine de Sainte-Gertrude à Louvain. Ces textes, retranscrits par une sœur de l’abbaye à partir d’enregistrements, sont sauvés de l’oubli avec cette publication. Dans Étapes de la vie spirituelle, Monseigneur Antoine, considéré à juste titre comme un des plus grands spirituels du XXe siècle, nous donne des clés pour comprendre les saintes écritures dans un langage clair, compréhensible, à la fois singulier et profond. Il parvient à nous transmettre une manière de voir personnelle et d’appréhender les Saintes Écritures. En analysant et expliquant des paraboles, telles celle du Christ dans la tempête ou la guérison de l’aveugle, Monseigneur Antoine offre une réflexion sur la véritable place de Dieu, l’importance de la croyance dans ce monde d’hérésie. Ce texte reste brûlant d’actualité: là oû les êtres humains sont livrés à eux-mêmes et ressentent un mal-être de plus en plus prenant, Mgr Antoine, avec sa vision juste des choses et sa grande profondeur, nous donne des clés et des moyens pour commencer pas à pas à sortir des ténèbres.
Dans Méditations spirituelles, tout en s’appuyant sur les textes des Pères de l’Église, saint Ignace nous révèle sa propre exploration de l’âme humaine : une démarche qui peut s’appliquer à chacun de nous, suivant le dessein que Dieu nous a assigné. Grand spirituel et homme de prière, il nous offre des réflexions sur des thèmes variés : le repentir, la lecture de l’Évangile, la patience, le jeûne, la prière… mais aussi des textes de contemplation sur la beauté de la nature qu’il observe par la fenêtre de sa cellule de moine. La richesse de son écriture, la force de l’expression, le foisonnement d’images et de comparaisons, si caractéristiques de son style, sont indéniablement au service d’une pensée rigoureuse, d’une sobriété spirituelle exigeante et juste. En s’adonnant à la lecture de saint Ignace, on découvrira que l’on est en présence d’un immense auteur dont les écrits s’enracinent dans la plus pure tradition de la poésie lyrique religieuse qui nous vient du fond des siècles. Le lecteur contemporain sera étonné par la beauté du texte chez saint Ignace : une beauté qui, paradoxalement, n’est pas de nature émotionnelle. De même que saint Ignace fonde l’ensemble de son enseignement sur la « réalité expérimentée », de même il écarte par son écriture toute délectation ou rêveries trompeuses : on y retrouve seulement le souffle puissant de l’Esprit. Quels que soient les thèmes abordés par saint Ignace : la prière, la lutte contre les passions ou la mémoire vivante de la mort, toute son œuvre porte toujours le sceau de cette force originelle qui nous parvient à travers sa parole.
Ce livre de Jean-Claude Larchet a comme but de redéfinir, sur les bases de la Tradition orthodoxe, la nature et les méthodes spécifiques de la théologie orthodoxe dans son ensemble et dans les différents domaines où elle s’est déployée : théologie dogmatique, études bibliques et exégèse,patrologie, histoire de l’Église, théologie morale et bioéthique, hagiographie, iconologie, étude des canons, théologie pastorale… Écrit dans un langage simple et clair, il ne s’adresse pas seulement aux praticiens de la théologie et à ceux qui enseignent ces matières, mais il intéressera aussi tous les fidèles qui, dans leur vie ecclésiale et spirituelle personnelle, en rencontrent les applications. Dans un monde globalisé où toutes les frontières sont abolies et où les identités sont brouillées, il constitue un guide précieux pour un retour aux sources de la théologie orthodoxe dans ses formes et ses contenus. Du même auteur aux éditions des Syrtes Les Fondements de la crise écologique (2018) Les Animaux dans la spiritualité orthodoxe (2018) En suivant les Pères… La vie et l’oeuvre du Père Georges Florovsky (2019) Petite théologie pour les temps de pandémie (2020) Mont Athos, Carnets 1974-2015 (2022)

L’ouvrage de Marie Genko, Rome, Constantinople, Kiev, le chemin vers le schisme, n’est pas publié par les éditions des Syrtes. Nous le présentons ici afin de lui permettre une meilleure visibilité. Vous pouvez le commander en écrivant à editions@syrtes.ch, nous nous chargeons de transmettre votre demande à l’autrice.

Durant le premier millénaire, une véritable unité spirituelle lia les diverses populations présentes sur le continent européen. Connaître les causes, qui déchirèrent cette harmonie première, est une des clés nécessaires pour appréhender notre actualité. Afin de mieux nous comprendre, penchons-nous sur la source des différences qui  modelèrent les nations européennes. Ces connaissances nous aideront à vivre en paix les uns avec les autres.

Quatrième de couverture: D’où vient la rupture entre la chrétienté orientale orthodoxe et la chrétienté occidentale catholique? Les réflexions de l’auteur s’inscrivent dans la ligne de pensée de Sir Steven Runciman, professeur de l’université de Cambridge.L’auteure se penche sur les incompréhensions et les drames, qui ont influencé nos civilisations européennes et provoqué leur déchirure. Il présente les étapes qui ont conduit d’une unité de Foi qui exista réellement sur notre continent, sous les règnes des empereurs romains Constantin, Théodose et Justinien, à la rupture entre la chrétienté occidentale catholique et la chrétienté orientale orthodoxe. Il lance aussi un message d’espoir : « Il me semble important de préserver ces différences et essentiel de revenir à la Parole de Vie du Christ. »

Ce livre est publié chez les Éditions ODM de l’Association l’Alliance Franco-Russe Prix: 22 euros
Avec Transfigurer le genre, Jean-Claude Larchet propose une étude sur la vision du genre basée sur les textes bibliques, les positions des Pères de l’Église et le mode d’existence chrétien. Il montre comment la spiritualité chrétienne propose une transfiguration du genre qui dépasse les limites de la nature déchue (confondue à tort avec la nature originelle) ainsi que la théorie du genre et ses applications. Le théologien rappelle que, sur beaucoup de plans, le christianisme a fortement valorisé la femme, la considérant comme fondamentalement égale à l’homme. Face à la guerre des sexes que des minorités suscitent – mais aussi à de fausses conceptions de la virilité et de la féminité –, il définit ce que peut et doit être une relation idéale, complémentaire, harmonieuse et épanouissante entre l’homme et la femme, fondée sur le respect et sur l’amour spirituel, lui-même conditionné par la lutte contre les passions (qui sont les vrais facteurs de perturbation des relations entre hommes et femmes). Jean-Claude Larchet explique aussi comment le monachisme transfigure le genre à sa manière, et comment la spiritualité chrétienne réalise, spirituellement, une certaine fluidité des genres sans pour autant les nier. La parole de l’apôtre Paul « en Christ il n’y a ni homme ni femme » est, dans sa compréhension juste, le leitmotiv de ce livre qui, dans la confusion actuelle, apporte de la clarté et ouvre de nouvelles perspectives. Du même auteur aux éditions des Syrtes Les Fondements de la crise écologique (2018) Les Animaux dans la spiritualité orthodoxe (2018) En suivant les Pères… La vie et l’oeuvre du Père Georges Florovsky (2019) Petite théologie pour les temps de pandémie (2020) Mont Athos, Carnets 1974-2015 (2022) Qu’est-ce que la théologie? (2022)
Qu’est-ce que croire en Dieu ? Plus qu’une conviction née de réflexions et de raisonnements, la foi est un régime d’existence nouveau marqué par une rencontre, affirme Mgr Antoine Bloom. La rencontre avec le Dieu vivant, dont il a lui-même fait l’expérience de façon fulgurante à l’âge de quatorze ans. Cette rencontre peut aussi advenir, explique-t-il, par l’intermédiaire d’une personne qui porte en elle la lumière divine, telle la moniale Marie Skobtsov rayonnant au cœur de l’enfer concentrationnaire de la présence du Christ ressuscité. L’expérience du divin, aussi modeste soit-elle, bouleverse nos perceptions et nos relations. Elle nous invite à entrer dans ce nouveau mode d’être dont, au fil des questions de son auditoire, Mgr Antoine développe différents aspects tels que le pardon, l’obéissance, la prière, la vie liturgique… À travers ses réponses se dessine un chemin permettant d’approfondir notre expérience de la vie en Dieu. Rien d’assertif, rien de figé dans l’enseignement du métropolite  Antoine, qui nous invite chacun à cheminer dans la foi vers notre plein accomplissement de nous-mêmes à la mesure de notre expérience du Dieu vivant. L’Expérience de la Foi est la quatrième (1972) des conférences annuelles données par Monseigneur Antoine Bloom entre 1969 et 1973 à l’abbaye bénédictine de Sainte-Gertrude à Louvain. Les enregistrements de ces retraites ont été retranscrits par une sœur de Sainte-Gertrude, sous forme de polycopiés, puis confiés à une personne qui les a ensuite fait parvenir aux éditions des Syrtes.
Le monastère féminin de la Présentation de la Vierge au Temple d’Orel, fondé à la fin du XVIIe siècle, a longtemps été l’un des plus importants de Russie. Sa riche histoire est le reflet de la vie spirituelle de l’ensemble de l’Église orthodoxe russe. Il a été fermé par le pouvoir communiste en 1923, saccagé puis détruit ; les moniales et les prêtres ont connu la prison, la déportation ou la mort. Le monastère renaît à partir de 1993 et débute alors un minutieux travail de récupération de son histoire. C’est ainsi qu’émerge peu à peu la figure de mère Alexia, la dernière higoumène. L’artisan de cette reconstitution est le docteur Jean Liamine (1932-2024), petit-neveu français de l’higoumène, qui a exhumé et mis à la disposition des chercheurs ses riches archives familiales. L’étonnant parcours de mère Alexia (Alexandra Grigorievna Timacheva-Bering, 1866-1941) est celui d’une femme issue de la noblesse russe, enseignante et fondatrice d’un lycée pour filles à Moscou. Elle a prononcé ses vœux en 1917, après la mort de son fils, et en 1919 elle est nommée higoumène du monastère. Arrêtée plusieurs fois pour ses convictions religieuses, reléguée au Kazakhstan, elle meurt en prison en 1941. Son histoire, reconstituée à partir de ses lettres, carnets et documents judiciaires, photographies inédites ou souvenirs des derniers témoins, révèle une femme dont la foi est restée inébranlable face à la répression. Son destin se confond avec celui de nombreux martyrs, victimes de leur fidélité religieuse. Cet ouvrage permet aujourd’hui au lecteur d’entendre cette voix qui nous parvient avec toute sa puissance et sa conviction.