L’album retrace l’histoire littéraire du XIXe siècle – le Siècle d’or russe – vu comme un cycle culturel. C’est avant tout le siècle de la renaissance – appelée « le miracle » de la littérature russe. Et l’auteur de ce miracle est sans aucun doute Alexandre Pouchkine. Grâce à lui, la littérature russe a acquis une « universalité » et a pu rejoindre la culture européenne. C’est pourquoi, le Siècle d’or commence avec lui et se termine à la mort d’un autre géant, Léon Tolstoï: les deux pôles entre lesquels oscille l’âme russe. À eux deux, ils illustrent le pouvoir de la littérature qui changea le regard de l’Europe sur un pays capable non seulement de prendre chez les autres peuples, mais aussi de donner, d’offrir de nouveaux repères spirituels, idéologiques et esthétiques.
Le livre reprend les éléments d’une exposition exceptionnelle organisée par la Fondation Martin Bodmer à Genève. Unique au monde, la fondation s’efforce de retracer l’histoire intellectuelle de l’humanité à partir des documents originaux. On trouve parmi ses trésors la Bible de Gutenberg, des manuscrits originaux de Dante, Goethe, Proust, Musil, et tant d’autres. Trésors du siècle d’or russe est toutefois bien plus qu’un catalogue d’exposition. C’est une composition originale dans laquelle se côtoient des documents d’archive et des textes de présentation d’une qualité exceptionnelle. Écrits par Georges Nivat – spécialiste incontestable de la culture russe – ils sont accompagnés par des éléments historiques et documentaires fournis par les meilleurs spécialistes russes.
Ebranlés par L’Archipel du Goulag, des millions de lecteurs ont suivi avec passion la lutte solitaire Alexandre Soljenitsyne contre un empire qui semblait établi pour un bon millénium. Le présent livre rend compte des multiples facettes de ce géant de l’écriture. Ce catalogue d’exposition rassemble des études d’ensemble, articles ciblés (la réception de l’écrivain, les biographies qui lui ont été consacrées) et témoignages (ses deux principaux traducteurs, son éditeur en russe, son agent littéraire mondial, le compositeur Gilbert Amy, sa dernière biographe). Il compte également des inédits : plusieurs lettres dont l’émouvante lettre à Spiridon (le concierge de la charachka), une longue lettre à Lydia Tchoukovskaïa, des fragments du Journal R-17, trois textes qui sont des lectures faites par Soljenitsyne : Mon Lermontov, Ivan Chmeliov et son Soleil des morts, Le Pétersbourg d’Andreï Biely.