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maternité
Publiés aux éditions des Syrtes
Chișinău, en Moldavie. La petite Lastotchka est adoptée dans un orphelinat par Tamara Pavlovna, ramasseuse de bouteilles. Lastotchka va à l’école, apprend le russe alors qu’elle préfère sa langue, le moldave, et elle se fait punir par sa mère adoptive lorsqu’elle écorche les mots russes. Elle apprend à laver des bouteilles mais aussi à voler ou à repousser les sollicitations des hommes trop insistants… Les habitants de son immeuble deviennent sa nouvelle famille et lui donnent un peu de leur humanité. Mais les blessures ne s’effacent pas et les questions hantent. Le Jardin de verre est un roman intime sur les traumatismes de l’enfance, la quête de soi et de l’identité, dans un environnement multiculturel et bilingue. Vu à travers les yeux d’une enfant, il est relaté avec la sensibilité, la fragilité, la dureté et la cruauté de son âge. Un peu comme le jouet tant désiré par Lastotchka – un kaléidoscope – ramassé sous les roues d’une voiture, qui semblait entier et pourtant brisé à l’intérieur. Mais Le Jardin de verre est aussi une lettre imaginée par Lastotchka, adulte, à ses parents. La douleur de l’abandon, le manque d’amour et de douceur maternelle sont des plaies qui ne se referment pas.
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Aussi disponible en version numérique
Mères est inspiré d’un fait divers: deux adolescentes de quatorze ans ont tué une camarade de classe au printemps 2004 dans un lycée bulgare. Théodora Dimova a voulu montrer que le manque d’amour, l’abandon, la mésentente entre les parents, peuvent être les vrais responsables de la violence des enfants… Ce roman suscite une multitude de questions impliquant la maternité, la condition de la femme, et l’enfance : comment être mère lorsqu’on a soi-même eu une enfance difficile ? Lorsqu’on a soi-même été brisé par le totalitarisme, comment être parents dans une société encore chargée de son passé ? Que faire pour concilier la nécessité de vivre décemment en allant travailler à l’étranger, et le suivi affectif et éducatif que l’on doit à son enfant resté en Bulgarie ? Mères est construit comme un cycle de récits mettant en scène, à chaque histoire, un adolescent: Andreia, dont la mère est cloîtrée dans une dépression frisant la folie, Lia qui ne vit que par la danse, Dana, habitant seule avec son père alcoolique, Alexandre, enfant adopté, Deian, qui souffre d’être séparé de sa sœur jumelle, Kalina, qui a la charge de sa grand-mère… Dans leurs souffrances, tous trouvent réconfort auprès de Yavora, leur nouvelle enseignante. La personnalité de la jeune femme se construit et se dessine au fil des narrations, tel un puzzle. Yavora les écoute, Yavora leur permet de vivre malgré tout, et trouve toujours une issue aux problèmes. Mais un jour, elle vient leur annoncer une nouvelle qui bouleversera à jamais leur vie. Et ce seul amour se transformera alors en haine.
Du même auteur aux éditions des Syrtes
Adriana (2008)