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Etats-Unis
Publiés aux éditions des Syrtes
Collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle » dirigée par Jean-Claude Larchet
En référence au « sermon sur la montagne » qui figure dans l’Évangile, mais sous le titre plus modeste de « sermons au pied de la montagne », le futur saint Nicolas Vélimirovitch a rassemblé deux série d’homélies prononcées en 1912 et 1923. Les homélies de la première série datent de l’époque où il venait d’être nommé professeur assistant au séminaire Saint-Sava de Belgrade, et où déjà très doué pour la parole, il était invité à instruire le peuple dans des églises de Belgrade et de toute la Serbie. Celles de la deuxième série datent de son séjour aux États-Unis et au Canada, où nommé administrateur de l’évêché serbe américano-canadien nouvel­lement créé, il donna plus de cent cinquante homélies dans diverses églises. On ne trouvera pas ici les sermons routiniers, moralisateurs et ennuyeux que trop de prédicateurs livrent par obligation, mais des réflexions inspirées, toujours originales, sur des problèmes existentiels qui préoccupent l’homme moderne. Ces homélies sont de la même veine que les Homélies pour les dimanches et jours de fêtes. Mais alors que ces dernières partent de l’évangile du jour, celles-ci sont plus libres et ont plutôt un caractère thématique. Elles visent à renforcer la foi de fidèles qui, au début du XXe siècle, doivent affronter les doutes suscités par une histoire passablement troublée et menaçante, et par les progrès de l’athéisme. On verra que près d’un siècle plus tard, les Sermons sous la montagne et les Nouveaux sermons sous la montagne, considérés comme des œuvres spiri­tuelles majeures du « Chrysostome serbe », n’ont rien perdu de leur actualité, et restent captivantes par l’intelligence de leur contenu et la beauté de leur style.
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L’histoire vraie d’Adolphe Tolkatchev, espion soviétique Adolf Tolkatchev, citoyen soviétique ordinaire, est ingénieur à l’Institut de recherches sur les radars à Moscou. Il a accès à des informations ultrasecrètes et essentielles dans la course à l’armement entre les États-Unis et l’URSS. Déçu par le régime soviétique, il s’efforce de convaincre la CIA d’accepter sa collaboration. Ayant finalement pu offrir ses services, il photographie entre 1978 et 1985 des documents d’une immense valeur pour lesquels il reçoit de grosses sommes d’argent. Il devient ainsi l’espion le plus précieux pour la CIA de cette période de la guerre froide. Dénoncé par un ancien stagiaire de la CIA qui cherche à se venger, Tolkatchev est arrêté et exécuté pour haute trahison en 1986. Toutefois, sa postérité reste importante : en quelques années, il aura fourni aux états-Unis des informations tellement essentielles sur les systèmes d’armement, l’aéronautique et les radars qu’il aura permis d’influer le cours de la guerre froide et bien au-delà. S’appuyant sur des documents jusqu’alors secrets et sur des entretiens avec des témoins, David E. Hoffman dresse un portrait saisissant et sans précédent de Adolf Tolkatchev. Il peint également le dangereux travail des espions à la CIA et au KGB. Passionnant, imprévisible, au rythme enlevé mais extrêmement précis, L’Espion qui valait des milliards est un document brillant doublé d’un formidable récit d’espionnage.
Également disponible en livre numérique