Partager
écologie
Publiés aux éditions des Syrtes
Le point de départ de la réflexion de Jean-Claude Larchet est le constat de la dégradation écologique alarmante ces dernières années, et d’un échec croissant dans la mise en œuvre des mesures environnementales. La réponse à ces problèmes urgents n’est pas seulement d’ordre politique ou économique. Elle est fondamentalement d’ordre spirituel et moral. Et la théologie et la spiritualité doivent s’attaquer aux racines du problème écologique. La crise écologique est ainsi étroitement liée à notre vision du cosmos et à notre mode de relation avec la nature. Entretenant un lien fort avec la nature, création de Dieu, les différentes confessions chrétiennes se sont associées à ce mouvement pour la protéger. Elles y font entendre leurs voix et y acquièrent le statut d’autorités morales. C’est dans une perspective spirituelle et religieuse que se situent aussi les positions écologiques de l’Église orthodoxe. Mais sur la base d’une cosmologie et d’une pratique spirituelle élaborées au cours des siècles, qui lui confèrent en la matière un certain droit d’aînesse. Elle peut ainsi apporter dans le cadre de la crise actuelle des principes qui guident la réflexion et l’action de tous ceux qui cherchent à sauver la nature. La synthèse de ces deux domaines permet de donner à la réflexion écologique la dimension spirituelle pertinente qu’exige son traitement en profondeur tant sur le plan théorique (théologique, cosmologique et anthropologique) que pratique, éthique et ascétique.  
Publié sous la direction de Françoise Lesourd
  Totalement inconnue en France, la pensée utopiste de Nikolaï Fiodorov a influencé la culture du XXe siècle russe et demeure à ce jour une référence importante en Russie. De nombreux écrivains y trouveront des échos de leurs préoccupations, de Tolstoï à Dostoïevski ou à Vladimir Soloviov. Parmi ses héritiers, le futuriste Velimir Khlebnikov et les écrivains Andreï Platonov ou Maxime Gorki, mais également des savants comme Tsiolkovski, le père de l’aéronautique soviétique. Ses idées trouveront indirectement leur expression dans des textes de la science-fiction soviétique ou dans le cinéma d’Andreï Tarkovski et son adaptation de Solaris (1972). La pensée de Fiodorov se situe au croisement des nouvelles disciplines émergentes de son temps, telles que la linguistique et l’anthropologie, mais également la sociologie, l’agriculture, l’économie. Il est attentif aux phénomènes sociaux engendrés par l’urbanisation, l’appauvrissement de la campagne, et pressent, comme d’autres penseurs de son époque, l’avènement d’une crise mondiale majeure. Exhortant l’humanité à s’unir pour vaincre la mort, Fiodorov lui assigne aussi le devoir moral de ramener à la vie toutes les générations disparues, ces victimes du « progrès » : c’est « l’œuvre commune ». Sur le climat, objet d’attention privilégié, ou encore, sur les transformations biologiques que connaîtra l’humanité, sa réflexion se rapproche de la question du transhumanisme, qui connaît actuellement un véritable engouement dans la Silicon Valley et ses grandes entreprises. La philosophie de Fiodorov, nourrie à la pensée chrétienne des premiers siècles comme aux idées modernes de conservation de la matière et d’évolution, retrouve un écho étonnant dans l’actualité du XXIe siècle.
  Également disponibleen version numérique
Du même auteur aux éditions des Syrtes
Correspondance (1873-1903) (2021)

Veuillez nous contacter à editions@syrtes.ch pour commander cet ouvrage

Le bonheur ou la liberté ? La « question maudite » de Dostoïevski et les paradis artificiels du numérique
Sapienza et Abe ont été collègues au sein d’organisations internationales, puis elle a tout quitté pour partir en Afrique. Lui a voulu la revoir avant de goûter une paisible retraite. Au cours de cette entrevue, ils déroulent ensemble le film des évolutions récentes du monde. Sapienza s’insurge violemment contre la destruction de modes de vie et de pensée anciens, dénonce l’individualisme de nos sociétés, déplore l’hypocrisie des Occidentaux face à la misère et critique leur vision stéréotypée des Africains. Plus modéré, Abe estime que les valeurs de la vieille Europe auxquelles il a cru, méritent encore d’être défendues. Pour montrer à Abe qu’un autre monde est possible, Sapienza lui narre la « légende du Grand Zack ». Elle y met en scène deux hommes que tout oppose : le Grand Zack, entrepreneur à succès ayant révolutionné l’usage d’internet, plus jeune milliardaire du monde, face à Rückengel, homme abandonné de tous, militant pour une vie sans écrans et contre la corruption des puissants. Le Grand Zack se heurte aux contestations de cet homme qui dérange et ne peut le supporter. Il se doit de le convertir à son projet d’un monde totalement connecté. Rückengel dont les propos à contre-courant sont perçus comme une menace par la majorité bien-pensante, est envoyé dans une prison de haute sécurité. C’est là qu’a lieu leur confrontation. Guy Mettan revient, dans ce texte énergique, à la question posée par Dostoïevski dans son « Grand Inquisiteur » : l’homme sera-t-il capable de choisir la liberté qui le contraint à être responsable de ses actes ou préférera-t-il une vie aliénée, soumise aux lois de quelques-uns, mais heureuse car exempte de décisions. Transposée au XXIe siècle, la question devient : voulons-nous vraiment de « l’avenir radieux » que prétend imposer le Grand Zack ? Le Grand Zack est le deuxième ouvrage de la série « Questions maudites », collection de textes de penseurs de toutes origines, dont les interrogations, même anciennes, se révèlent d’actualité en nos temps de doute profond. Cette collection est placée sous le double signe des éditions des Syrtes et des éditions L’Inventaire.