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Dimova
Publiés aux éditions des Syrtes
OUVRAGE ÉPUISÉ. DISPONIBLE EN POCHE ICI
 

Mères prend racine dans la Bulgarie postcommuniste. Les destins de sept adolescents, élèves dans le même lycée, se croisent dans le chaos qui les entoure et les désarrois familiaux. Ils sont en « mal de mère ». Andreia, Lia, Dana, Alexander, Nicola, Deyann et Kalina vivent ainsi chacun à leur manière les souffrances de l’enfance ou la démission des parents. Le rêve d’une vie meilleure est incarné par Yavora, leur nouveau professeur, qui sait écouter et panser toutes les plaies. Et surtout garder espoir, malgré tout.

Mères a été inspiré à Théodora Dimova par un fait divers d’une violence inexplicable dans un lycée bulgare. Le roman suscite ainsi des questions d’une terrible actualité. Comment être mère lorsqu’on a été soi-même brisée par l’arbitraire? Ou encore lorsqu’on a eu un enfant pas vraiment désiré?

   
OUVRAGE ÉPUISÉ. DISPONIBLE EN POCHE ICI.

Adriana est l’éblouissant portrait peint par Théodora Dimova d’une femme âgée. Blasée par l’argent, elle est poussée par l’ennui et la solitude jusqu’à la déchéance. Ayant commis l’irréparable, Adriana passera le reste de sa vie dans l’attente d’un « sauveur » qui puisse lui offrir sinon la rédemption, du moins un semblant d’harmonie. La flamboyante Ioura, jeune femme qu’elle finit par rencontrer, pourra-t-elle la comprendre? Les voix et les vies se mêlent. La vieille dame sait se raconter sans complaisance, évoquer ce qu’elle fut et la tragédie qui la hante. Entre Adriana et Ioura naissent une admiration et une affection qui rendront plus doux le départ de la vieille femme.

La reconstitution de la mémoire et la parole donnée aux oubliés sont au coeur des Dévastés. C’est un roman choral aux portraits poignants de femmes ordinaires devant un événement extraordinaire : la terrible épuration qui suit l’arrivée au pouvoir des communistes, en 1944, et ses stigmates. Trois femmes se retrouvent, un froid matin de février 1945, au bord de la fosse commune dans laquelle ont été jetés les corps des hommes qu’elles aimaient, et dont les destins se sont croisés dans une même cellule. Comme tant d’autres, ils ont été torturés, condamnés et sommairement exécutés, emportés par la rage révolutionnaire. Des décennies après, l’image de la fosse du cimetière de Sofia, où la neige tombe sans la recouvrir de sa blancheur continue de hanter les esprits… Les biographies familiales s’entrelacent dans une prose intense. Les trois femmes sont dépassées par la tragédie du meurtre de leurs époux, la destruction soudaine de leur vie et de leur bonheur. Au-delà des figures masculines assassinées qui émergent à travers leurs récits, la douleur, dans ce livre, est un personnage central. Elle jaillit des phrases et parvient, de façon à la fois étrange et subtile, à alarmer et à réconforter, peut-être même à guérir. Les Dévastés est un portrait de l’élite intellectuelle bulgare broyée par la terreur. Mais c’est aussi celui d’une société dans laquelle la tragédie est longtemps tue au point de devenir un douloureux secret. Sans pathos aucun, Théodora Dimova parvient à l’émotion pure et à une véritable empathie. Son style subtil et direct ainsi que la sobriété de l’écriture, en font une évocation empreinte d’humanité.
Également disponible en version numérique
Du même auteur aux éditions des Syrtes
Mères (2019) Adriana (2008)
Aussi disponible en version numérique
Mères est inspiré d’un fait divers: deux adolescentes de quatorze ans ont tué une camarade de classe au printemps 2004 dans un lycée bulgare. Théodora Dimova a voulu montrer que le manque d’amour, l’abandon, la mésentente entre les parents, peuvent être les vrais responsables de la violence des enfants… Ce roman suscite une multitude de questions impliquant la maternité, la condition de la femme, et l’enfance : comment être mère lorsqu’on a soi-même eu une enfance difficile ? Lorsqu’on a soi-même été brisé par le totalitarisme, comment être parents dans une société encore chargée de son passé ? Que faire pour concilier la nécessité de vivre décemment en allant travailler à l’étranger, et le suivi affectif et éducatif que l’on doit à son enfant resté en Bulgarie ? Mères est construit comme un cycle de récits mettant en scène, à chaque histoire, un adolescent: Andreia, dont la mère est cloîtrée dans une dépression frisant la folie, Lia qui ne vit que par la danse, Dana, habitant seule avec son père alcoolique, Alexandre, enfant adopté, Deian, qui souffre d’être séparé de sa sœur jumelle, Kalina, qui a la charge de sa grand-mère… Dans leurs souffrances, tous trouvent réconfort auprès de Yavora, leur nouvelle enseignante. La personnalité de la jeune femme se construit et se dessine au fil des narrations, tel un puzzle. Yavora les écoute, Yavora leur permet de vivre malgré tout, et trouve toujours une issue aux problèmes. Mais un jour, elle vient leur annoncer une nouvelle qui bouleversera à jamais leur vie. Et ce seul amour se transformera alors en haine.
Du même auteur aux éditions des Syrtes
Adriana (2008)