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chronique
Publiés aux éditions des Syrtes
chronique Belgrade Ivo Andric
Inédit
C’est au lendemain de la Seconde Guerre mondiale qu’Ivo Andrić écrit les nouvelles qui composent La Chronique de Belgrade.  À travers le portrait de « petites gens » – décrits dans leur humanité la plus admirable –, l’auteur transcrit la transformation de la société et l’évolution des mentalités et des relations familiales.  Les héros d’Andrić sont des êtres que nous avons l’impression de connaître de vue. Ils s’imposent à nous par cette intensité de force vitale qui les anime, par cette chaleureuse sympathie qu’ils nous inspirent, par la violence avec laquelle ils sont uniques. Car Andrić est un humaniste dont la vision du monde et de l’homme est empreinte d’un certain optimisme ou, plus exactement, d’un « optimisme humaniste ». La Chronique est également en filigrane un portrait formidablement vivant de Belgrade et un hommage à la ville qui, en 1918, avait accueilli l’écrivain à bras ouverts, alors qu’il était déjà un poète engagé. L’écriture d’Ivo Andrić, d’une élégance dépourvue de tout artifice, son style, sobre et lapidaire évoquent la longue tradition orale de la poésie populaire et des légendes de son pays.  
Une île qui ne figure sur aucune carte géographique, dans aucun livre d’Histoire et qui fait l’objet d’une mystérieuse prophétie. L’histoire de cette île imaginaire est racontée par trois voix : celle de chroniqueurs qui donnent leur version des faits, et la double voix d’un couple princier qui les commente et rectifie, semant le doute sur la version officielle de l’histoire qui nous parvient. À la tête de l’île, les dirigeants se succèdent avec plus ou moins de bonheur, le pouvoir les métamorphose, certains perdent la raison, d’autres littéralement leur tête… Nous voici donc plongés, à la manière d’une chronique médiévale, dans plusieurs siècles de guerres, de trahisons, de révolutions, d’évolution et de perpétuelles transformations. Le passé et le présent, le réel et le fantastique s’interpénètrent habilement, et dans cette succession d’époques et de décideurs, le lecteur devenant le témoin privilégié de la « fabrique » de l’Histoire. Par la spontanéité avec laquelle il rapporte les événements extraordinaires, Evgueni Vodolazkine n’est pas sans rappeler Tolkien et sa Terre du milieu ; par son érudition, Le Nom de la rose et par sa drôlerie et son espièglerie, il se rapproche de Julian Barnes et de son Histoire du monde en 10 chapitres ½. Probablement le projet littéraire le plus ambitieux de Vodolazkine, Histoire de l’Île est un roman magistral, éclairant et percutant.
Également disponible en livre numérique
 
Dans une Russie du Moyen Âge ravagée par la peste, Arseni est élevé par son grand-père. À l’écart du monde, il lui apprend les secrets des plantes. Ses dons de guérisseur lui valent partout où il séjourne une grande renommée et pourraient lui assurer honneurs et fortune. Or il décide de vivre seul et retiré du monde. Mais son destin sera bouleversé par la rencontre avec la jeune Oustina qu’il finira par perdre. Toute sa vie il se sentira coupable, et vivra son destin sous plusieurs formes: il tentera de faire le bien au nom de Oustina, traversera des expériences traumatisantes, deviendra finalement moine et se retirera dans une grotte. Quatre vies, quatre voyages, quatre styles, quatre langues, quatre piliers qui donnent aux Quatre vies d’Arseni la force et l’harmonie d’un monument de la littérature contemporaine. Evgueni Vodolazkine a inventé une écriture surprenante, qui renouvelle entièrement le genre de la « chronique », stylistiquement aussi dentelé que les feuilles d’un herbier. Succès mondial, Les Quatre Vies d’Arseni était paru en français chez Fayard en 2015.
Du même auteur aux éditions des Syrtes
L’Aviateur (2019) Brisbane (2020)