Théophile Gautier est un poète, romancier et critique d’art français.
Il fait la connaissance du futur Nerval au Collège Charlemagne et s’intéresse très jeune à la poésie. En 1829 il rencontre Victor Hugo qu’il reconnaît pour son maître et participe activement au mouvement romantique comme lors de la fameuse bataille d’Hernani, le 25 février 1830. Il évoquera avec humour cette période en 1833 dans Les Jeunes-France.
Théophile Gautier publie en 1831-1832 ses premières poésies qui passent inaperçues, ainsi que ses premières nouvelles.
En 1836, encouragé par Balzac, il donne des nouvelles et des critiques d’art au journal La Chronique de Paris. Il collabore ensuite intensément à d’autres journaux. Il publie aussi des poèmes et s’essaie au théâtre. Attiré par l’Europe, il fait de nombreux voyages. La nouvelle romantique Militona, qui se déroule à Madrid, voit le jour en 1847. D’autres voyages en Algérie, en Italie, en Grèce, en Égypte, nourriront aussi diverses publications.
En 1852, paraît son recueil de vers Émaux et Camées qui connaît un grand succès. Passionné d’égyptologie, alors à la mode depuis que Champollion a découvert les secrets de l’écriture hiéroglyphique, Théophile Gautier passionne ses lecteurs avec Le Roman de la Momie, une histoire d’amour qui se déroule au temps des pharaons.
Il continue à publier des articles ou des poèmes, mais aussi une biographie d’Honoré de Balzac, des ouvrages sur les peintres ou les musiciens de son époque, ainsi que des œuvres de fiction comme son roman de cape et d’épée Le Capitaine Fracasse (1863).
Il meurt en 1872 laissant l’image d’un témoin de la vie littéraire et artistique de son temps dont les conceptions artistiques ont compté et dont l’œuvre diverse est toujours reconnue.
Théophile Gautier choisit ici l’Espagne colorée et pittoresque de ses rêves pour théâtre des tribulations amoureuses des personnages de Militona. Un téméraire hidalgo et un ténébreux torero vont s’affronter avec une passion tout hispanique pour les yeux d’une belle Andalouse. L’auteur livre ici belle histoire, romantique à sa façon, où l’amour va triompher de la violence.
Ce roman est initialement paru en feuilleton dans le quotidien La Presse du 1er au 16 janvier 1847.