Partager
Sofia TOLSTOÏ

Sofia Andreïevna (1844-1919) est la fille du docteur Andreï Bers, médecin attaché à l’administration de la cour impériale. Elle épouse Lev Tolstoï le 23 septembre 1862, à dix-huit ans, alors que lui en a trente-deux. Il est alors en pleine gloire, célèbre pour Les Récits de SébastopolLes Cosaques ou Enfance. De leur union naîtront treize enfants dont huit seulement survivront.
Après la révolution d’Octobre, elle demeure en compagnie de sa sœur, Tatiana, dans le domaine de Iasnaïa Poliana nationalisé, essayant de sauver les livres et les manuscrits de Tolstoï. Atteinte d’une pneumonie, elle meurt le 4 novembre 1919.

 

Publiés aux éditions des Syrtes
Avant-propos de Vitali Remizov. Préface de Luba Jurgenson

À l’aube du XXe siècle, Sofia Andreïevna Tolstoï vient de passer la majeure partie de sa vie au côté de l’auteur de Guerre et Paix, l’illustre romancier et maître à penser russe. Elle décide alors d’entreprendre le récit de sa vie, en cherchant à se réapproprier cette part d’elle-même qui s’est consumée au contact du grand homme. Le besoin de Sofia Tolstoï de se confier à elle-même était fondamental. Mais, loin de suivre un récit linéaire, le lecteur est plongé dans les contradictions de cette femme de talent. Et qu’on découvre rongée parfois par l’orgueil et la jalousie.

Elle ne se borne pas à une simple description. En effet, à travers une sorte d’autoanalyse et dans un irrépressible besoin de comprendre, elle devient interprète de sa vie. On découvre une femme écrasée parfois par le génie de son mari, en proie à une sourde frustration, éternellement occupée par les soucis quotidiens. Ce témoignage est une matière première irremplaçable pour la connaissance intime de Tolstoï. L’œuvre de Sofia Andreïevna restitue ainsi, par le menu détail, son existence d’épouse de l’écrivain.