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Guy METTAN

Guy Mettan, journaliste, dirige le Club suisse de la presse. Ancien directeur-rédacteur en chef de la Tribune de Genève, il exerce des fonctions politiques comme député et ancien président du Grand Conseil de Genève. Il a écrit plusieurs ouvrages sur la Suisse et la Genève internationale.
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Publiés aux éditions des Syrtes
Depuis Charlemagne, l’Europe en est à sa sixième tentative d’unification. Sera-ce la bonne ? Trop autoritaires ou trop décentralisées, trop fédéralistes ou pas assez, souvent minées par des divisions internes, parfois imposées par des pressions extérieures, les initiatives précédentes ont toutes échoué. Faisant appel à l’histoire lointaine depuis la guerre du Péloponnèse et ses conséquences sur le déclin de la Grèce, en passant par l’expérience du Saint Empire romain germanique, Guy Mettan démontre, au terme d’une analyse sans concession des dysfonctionnements européens, que l’Europe pourrait connaître le même destin si elle ne parvient pas à se constituer en État libre, indépendant, démocratique et souverain. Le modèle existe, la Suisse l’applique avec succès depuis cent cinquante ans. Il repose sur la démocratie et la volonté de peuples divers de vivre ensemble. Pourquoi l’Europe ne réussirait-elle pas à en faire autant ? Loin d’être une régression, une réorientation de la construction européenne dans le sens d’un fédéralisme assumé constituerait un fabuleux pas en avant, un saut qualitatif vers un horizon que l’on peut d’ores et déjà appréhender. Il exige moins d’audace que de volonté. Mais la construction politique de l’Europe implique une véritable révolution mentale : faire confiance au peuple.
Également disponible en format numérique
Le Bien est partout. Il nous poursuit de ses assiduités. Nous traque sans pitié. Projette ses métastases jusque dans les plus intimes replis de nos vies. Il gère, manage, planifie, assiste. Il légifère, confine, vaccine, condamne, bombarde, tue. D’empire, le Bien est devenu tyrannie. Car la quête frénétique de la vertu est devenue une obsession universelle. Elle ne se limite pas aux cercles woke et aux ONG bien-pensantes. Elle est aussi pratiquée dans les salons feutrés des conseils d’administration, les bureaux open space des managers, les antichambres inclusives des ministères, les amphithéâtres aseptisés des universités et sur les réseaux sociaux qui se sont mis en tête de censurer les manifestations supposées du mal. Cette tyrannie, il est urgent de la dénoncer. C’est ce que se propose ce guide, qui piétine avec jubilation les plates-bandes du prêt-à-penser économiquement, culturellement et politiquement correct. Dans la veine caustique d’un Philippe Muray, il désarme les ressorts de la softlangue, ce nouveau langage qui s’emploie à emmieller le vocabulaire et à le noyer de néologismes à consonance anglaise pour mieux répandre ses méfaits. Il en ressort un inventaire des idées reçues qui réjouira ceux qui n’en peuvent plus des postures et des impostures, des hypocrisies et des faux-semblants engendrés par cette recherche éperdue d’un Bien qui finit par faire beaucoup de mal
Du même auteur aux éditions des Syrtes
Le Continent perdu (2019)

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Le bonheur ou la liberté ? La « question maudite » de Dostoïevski et les paradis artificiels du numérique
Sapienza et Abe ont été collègues au sein d’organisations internationales, puis elle a tout quitté pour partir en Afrique. Lui a voulu la revoir avant de goûter une paisible retraite. Au cours de cette entrevue, ils déroulent ensemble le film des évolutions récentes du monde. Sapienza s’insurge violemment contre la destruction de modes de vie et de pensée anciens, dénonce l’individualisme de nos sociétés, déplore l’hypocrisie des Occidentaux face à la misère et critique leur vision stéréotypée des Africains. Plus modéré, Abe estime que les valeurs de la vieille Europe auxquelles il a cru, méritent encore d’être défendues. Pour montrer à Abe qu’un autre monde est possible, Sapienza lui narre la « légende du Grand Zack ». Elle y met en scène deux hommes que tout oppose : le Grand Zack, entrepreneur à succès ayant révolutionné l’usage d’internet, plus jeune milliardaire du monde, face à Rückengel, homme abandonné de tous, militant pour une vie sans écrans et contre la corruption des puissants. Le Grand Zack se heurte aux contestations de cet homme qui dérange et ne peut le supporter. Il se doit de le convertir à son projet d’un monde totalement connecté. Rückengel dont les propos à contre-courant sont perçus comme une menace par la majorité bien-pensante, est envoyé dans une prison de haute sécurité. C’est là qu’a lieu leur confrontation. Guy Mettan revient, dans ce texte énergique, à la question posée par Dostoïevski dans son « Grand Inquisiteur » : l’homme sera-t-il capable de choisir la liberté qui le contraint à être responsable de ses actes ou préférera-t-il une vie aliénée, soumise aux lois de quelques-uns, mais heureuse car exempte de décisions. Transposée au XXIe siècle, la question devient : voulons-nous vraiment de « l’avenir radieux » que prétend imposer le Grand Zack ? Le Grand Zack est le deuxième ouvrage de la série « Questions maudites », collection de textes de penseurs de toutes origines, dont les interrogations, même anciennes, se révèlent d’actualité en nos temps de doute profond. Cette collection est placée sous le double signe des éditions des Syrtes et des éditions L’Inventaire.