Ernst Nolte est né en 1923 et décédé en 2016. Étudiant la philosophie auprès de Martin Heidegger, il se passionne très vite pour les questions historiques et politiques. Il publie en 1963 Le Fascisme dans son époque et commence à enseigner l’histoire à l’université de Marbourg. Il rejoint ensuite l’université libre de Berlin en 1973.
Devenu enfin professeur émérite, il était un des spécialistes des mouvements politiques de l’entre-deux-guerres, en particulier des fascismes.
À sa sortie en Allemagne en 1987, ce livre a eu l’effet d’une bombe idéologique. Le nazisme, explique Nolte, doit avant tout être replacé dans le contexte d’une « guerre civile » inaugurée par Lénine en 1917, provoquant un séisme qui faillit emporter l’Europe jusqu’à la défaite d’Hitler en 1945. Par un mimétisme paradoxal, les régimes fasciste et nazi empruntèrent en effet au communisme ses méthodes pour mieux le combattre. Il existerait donc un « nœud causal » entre la révolution bolchevique et la naissance des fascismes. Nolte cherche à comprendre pourquoi la réaction antibolchevique d’Hitler a trouvé dans le mythe de la race l’unique réponse à l’internationalisme soviétique.