Eduard von Löwenstern (1790-1837) est le cadet de six frères, tous dans l’armée. Général-major, il occupa les fonctions d’aide de camp du général de cavalerie Peter von der Pahlen.
Ce brillant commandant de la cavalerie russe sauva l’armée du tsar à Vitebsk, en juillet 1812, lors du repli devant Napoléon. Von der Pahlen dirigea par ailleurs la cavalerie d’avant-garde en 1813 et 1814. Il remporta ensuite la victoire près de Fère-Champenoise, et prit d’assaut la Barrière du Trône lors de la bataille de Paris. Ultérieurement, il dirigea, de 1835 à 1841, l’ambassade russe à Paris.
Publié aux éditions des Syrtes
Avec la cavalerie du compte de Pahlen contre Napoléon (2014)
Eduard von Löwenstern, alors aide de camp du général de Pahlen, commence la rédaction de ses Mémoires en 1814. Elles sont une description minutieuse de l’Europe du début du XIXe siècle et un exposé militaire de premier ordre. Grâce à l’incontestable talent de conteur de l’auteur, ils donnent une forte impression d’authenticité morale. La passion de Löwenstern pour le métier des armes s’exprime avec force, mais les descriptions crues des atrocités de la guerre ne sont pas moins sincères et portent le sceau d’une vérité sans masque ; authentique également, la morgue exagérée que lui donnait son rang et qu’expliquent l’époque et les conditions dans lesquelles il vivait. Ce document est aussi et surtout un étonnant récit d’aventures vécues par un personnage haut en couleur et en panache, amateur de femmes et de duels.