Anton Pavlovitch Tchékhov (1860-1904) est l’un des plus représentatifs écrivains russes du XIXe siècle.
Tout en exerçant sa profession de médecin il publie entre 1880 et 1903 plus de 600 œuvres littéraires. Certaines pièces — La Mouette, La Cerisaie, Oncle Vania ou Les Trois soeurs — font de lui l’un des auteurs les plus connus de la littérature russe, notamment pour sa façon de décrire la vie dans la province russe à la fin du XIXe siècle. Ses pièces qui sont parmi les plus jouées dans le monde, traduites dans plusieurs langues. Il a également écrit de très nombreuses nouvelles, publiées dans les journaux de l’époque. À ce jour, un peu plus de la moitié seulement a été traduite en français.
La pleine appréciation de son œuvre intervient tard, mais il exerça une forte influence sur le monde littéraire, de Léon Tolstoï à Maxime Gorki, qu’il rencontre en 1899 à Yalta et avec qui il entretiendra une longue amitié ou encore Ivan Bounine. En 1904, ce dernier entreprit de rédiger une biographie de Tchekhov, malheureusement restée inachevée.
Les vingt-cinq nouvelles présentées dans Des larmes invisibles au monde ont été publiées par Anton Tchékhov entre 1883 et 1887 dans des revues humoristiques de l’époque. Certaines ont notamment fait partie de recueils (Contes de Melpomène, 1884, Nouvelles bariolées, 1886, et Dans la pénombre, 1887) qui ont eu un beau succès populaire. Un des meilleurs critiques de l’époque le remarque et lui propose un « vrai travail » littéraire. Tchékhov se consacre désormais à l’écriture.
Le lecteur devinera ici des larmes silencieuses, ces larmes invisibles qui vont tant caractériser toute l’œuvre de Tchékhov. Comme une vieille collection de photographies, elles nous apprennent bien des choses sur la société dans laquelle il vit. Ses personnages sont effectivement les champions de l’ennui et de l’échec, et leurs amours s’achèvent souvent en queue de poisson. Comme à son habitude, il maîtrise ses personnages, attachants autant que caricaturaux. Avec une sensibilité impressionniste, et avec aisance, il passe du petit notable cupide au pauvre qui joue le noyé pour gagner quelques kopecks, ou à l’amant hébergé par sa maîtresse sous les yeux de son mari.
Les vingt-cinq nouvelles présentées dans Des larmes invisibles au monde ont été publiées par Anton Tchekhov entre 1883 et 1887 dans des revues humoristiques de l’époque. Certaines ont notamment fait partie de recueils (Contes de Melpomène, 1884, Nouvelles bariolées, 1886, et Dans la pénombre, 1887) qui ont eu un beau succès populaire. Un des meilleurs critiques de l’époque le remarque et lui propose un « vrai travail » littéraire. Tchékhov se consacre désormais à l’écriture.
Le lecteur devinera ici des larmes silencieuses, ces larmes invisibles qui vont tant caractériser toute l’œuvre de Tchekhov. Comme une vieille collection de photographies, elles nous apprennent bien des choses sur la société dans laquelle il vit. Ses personnages sont effectivement les champions de l’ennui et de l’échec, et leurs amours s’achèvent souvent en queue de poisson. Comme à son habitude, il maîtrise ses personnages, attachants autant que caricaturaux. Avec une sensibilité impressionniste, et avec aisance, il passe du petit notable cupide au pauvre qui joue le noyé pour gagner quelques kopecks, ou à l’amant hébergé par sa maîtresse sous les yeux de son mari.