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Alexandre SCHMEMANN

Homme d’Église d’une envergure exceptionnelle, Alexandre Schmemann (1921-1983) est né en Estonie d’une famille d’émigrés russes. Enfant, il vient s’installer avec sa famille à Paris où il fait ses études secondaires et suit une formation théologique à l’Institut orthodoxe Saint-Serge. À la fin de ses études, il enseigne l’histoire ecclésiale dans ce même établissement.
Ordonné prêtre en 1945, il est invité six ans plus tard à rejoindre le séminaire orthodoxe Saint-Vladimir aux États-Unis. À partir de 1962, il en assume la fonction de doyen. Il est également professeur adjoint à l’université Columbia, à l’Union Theological Seminary et au General Theological Seminary de New York.

 

Autour d’Alexandre Schmemann:

Publiés aux éditions des Syrtes
Publié sous la direction de Nikita Struve

En 1973, lorsqu’il entreprend de tenir son journal, Alexandre Schmemann avait cinquante-deux ans et était une figure éminente de l’orthodoxie. Il notait alors que « dans les profondeurs, il y a beaucoup plus d’obscurité que de clarté ». Il y a consigné pendant dix ans ses doutes et ses peines, ses interrogations spirituelles ou ses frustrations, mais aussi sa joie de vivre ou ses bonheurs.

Ce matériel passionnant, probablement pas destiné à la publication, a été édité par sa femme en 2000 en anglais ; sa parution en russe, en 2005, a constitué un événement littéraire. C’est un véritable compte rendu intime de la vie d’Alexandre Schmemann, qui observait les autres, vivait avec eux et était en communion avec le monde. Il ne s’agissait pas pour lui de s’analyser, mais plutôt de se voir lui-même au milieu de la création. C’était aussi un moyen de « s’expliquer » à lui-même, de jouir de petits bonheurs, ou de s’attrister parfois.

Ce journal est une œuvre majeure. Ce journal est précieux tant par sa mine de renseignements sur l’histoire récente de l’Église orthodoxe en Occident, que par sa haute teneur spirituelle de même que par sa remarquable qualité littéraire. Avec les années, la présence et l’influence de l’héritage du père Alexandre ne diminuent pas, le sens de son action apparaît toujours plus clairement, et ne cesse d’inspirer et de nourrir les débats actuels. « Quel bonheur tout cela a été » – les ultimes mots du Journal – résonnent tel un testament, telle une émulation pour nous autres.

Ce livre est composé de trois parties, autour d’un thème capital: celui du passage de la vie à la mort.Il y a d’abord D’eau et d’Esprit, le livre du père Alexandre Schmemann sur le Baptême écrit directement en anglais, puis Réflexions sur la mort composé de deux textes. On retrouve dans Ô mort, où est ton aiguillon ? – les chroniques que le père Alexandre Schmemann enregistrait sur Radio Liberty à destination de l’URSS –, toutes les composantes de son talent : une idée poussée jusqu’à ses extrêmes limites (la mort, cette abomination à laquelle tout est soumis en ce monde), une réponse théologique inscrite dans la tradition de l’Église (Dieu n’a pas créé la mort, celle-ci est un ennemi à détruire), et la preuve par la joie ressentie lors de la nuit de Pâques, un avant-goût du Royaume. Enfin, La Liturgie de la mort porte sur le traitement de la mort dans la liturgie orthodoxe. Le père Alexandre Schmemann a consacré à ce thème en 1979 un cours au séminaire orthodoxe de Saint-Vladimir. Ces trois textes constituent une réflexion approfondie sur la vie et la mort livrée par le grand théologien et liturgiste que fut le père Alexandre Schmemann. Alexandre Schmemann (1921-1983) est né en Estonie d’une famille d’émigrés russes. Après des études secondaires à Paris, il reçoit une formation théologique à l’Institut orthodoxe Saint-Serge. Ordonné prêtre en 1945, il rejoint le séminaire orthodoxe Saint-Vladimir aux États-Unis dont il deviendra le doyen. Homme d’Église d’une envergure exceptionnelle le père Alexandre Schmemann a été le maître incontesté de la théologie liturgique.
       

 

« Parler de la culture russe ne signifie nullement se tourner vers le passé. Ce qui a eu lieu en Russie, nous a été donné, à nous et à elle, comme une épreuve terrible et en même temps comme l’occasion de revoir tout notre passé. Nous devons savoir analyser, étudier, aimer. Mais la conscience est exigée avant tout. Elle réunit tout. Elle permet de considérer à nouveau la Russie dans son passé et son présent et, peut-être, de sentir ce que doit être son futur. » Alexandre Schmemann (1977). Les Fondements de la culture russe est à l’origine un cycle de chroniques du père Alexandre Schmemann sur Radio Liberté entre 1970 et 1971, à l’adresse de l’URSS. Les textes ont été découverts récemment dans des archives privées.