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Alexandre POUCHKINE

Musicien des mots, Alexandre Pouchkine (1799-1837) s’est imposé dans son pays en tant que poète national. Son œuvre, servie par une langue limpide et simple, porte l’empreinte et la mémoire du peuple russe.
Poltava (1928), pour la première fois traduit en français, et Le Cavalier de bronze (1833), révèlent un Pouchkine à la fois patriote et rebelle, nationaliste et humaniste.

 

Publiés aux éditions des Syrtes
ÉPUISÉ. DISPONIBLE EN POCHE ICI. Préface de Dominique Fernandez

Chef-d’œuvre de la littérature russe, Poltava fait l’éloge de la plus prestigieuse des batailles remportées par Pierre-le-Grand. En 1709, elle ouvrit en effet à la Russie les portes du cercle restreint des grandes puissances européennes. Cinq ans plus tard, Alexandre Pouchkine, poète fougueux et épris de justice, s’oppose ouvertement à la monarchie et écrit Le Cavalier de bronze. Il dénonce le rêve mégalomaniaque de Pierre-le-Grand qui construisit la ville impériale un siècle plus tôt, au mépris du peuple.

Préface de Dominique Fernandez
Fasciné par le génie politique et militaire de Pierre le Grand, Pouchkine publie en 1828 le chef-d’œuvre, Poltava. C’est un éloge à la prestigieuse bataille remportée par le tsar et qui, au début du XVIIIe siècle, ouvrit à la Russie les portes du cercle restreint des grandes puissances européennes. Cinq ans plus tard, épuisé par la censure permanente que lui inflige le pouvoir, le poète fougueux et épris de justice s’oppose ouvertement à la monarchie et écrit Le Cavalier de bronze. Dans ce récit pétersbourgeois, à travers les ravages causés par l’inondation de la Neva en novembre  1824, il dénonce le rêve mégalomaniaque de Pierre. Le tsar, un siècle plus tôt, avait ainsi fait construire la ville impériale au mépris des règles élémentaires de l’urbanisme. Et le petit peuple payait déjà le prix en dizaines de milliers de vies sacrifiées dans les eaux glacées du fleuve.